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Plus instruites, moins bien payées : comprendre les écarts de salaires entre les sexes à Maurice

Marco Ranzani's picture
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Dans les pays à revenu intermédiaire et élevé, les écarts de niveau d’instruction entre les hommes et les femmes ont pratiquement disparu. Dans certains cas, les filles surpassent même les garçons au cours de leur scolarité. Pourtant, une fois adultes, elles gagneront environ 16 % de moins par heure de travail que leurs collègues masculins (OIT 2018).

Maurice ne fait pas exception. Selon des données de 2016, 56,6 % des étudiants du supérieur recensés (33 269 personnes) étaient des femmes, contre 43,4 % d’hommes (Commission de l’enseignement supérieur 2017 [a]). Pourtant, cette supériorité des filles et des femmes en termes de réussite scolaire ne se retrouve pas dans les opportunités d’emploi : le taux de participation des femmes à la population active s’établit à 57 %, pour 88 % chez les hommes. Pour chaque dollar gagné par un homme dans le secteur privé, une Mauricienne sera rémunérée 72 cents.

Cameroun : cinq mesures pour aligner les dépenses publiques sur la Vision 2035

Rick Emery Tsouck Ibounde's picture
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Le Cameroun aspire à rejoindre, d’ici 2035, le groupe des nations industrialisées à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec de faibles taux de pauvreté, une croissance économique soutenue et une démocratie consolidée. Élaboré par le gouvernement dans ce but, le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi table sur un taux annuel de croissance du PIB de 5,5 % et la création de milliers d’emplois formels chaque année. Fort d’une économie relativement plus diversifiée que ses voisins de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, plus dépendants du pétrole, le Cameroun semblait, du moins jusqu’au milieu de cette décennie, en bonne position pour concrétiser ses objectifs. Mais une conjoncture extérieure moins favorable et des contraintes internes menacent les ambitions de développement du pays, où le taux de pauvreté reste élevé, à 37,5 % en 2014.

Quelle concordance entre les priorités des Africains, les ODD et les performances des gouvernements ? Les derniers résultats de l’enquête Afrobaromètre

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Ambitieux, les objectifs de développement durable (ODD) que les Nations Unies se sont fixés d’ici 2030 soulèvent un certain nombre de difficultés, dont celle-ci : par où commencer ?

Le projet d’enquête et de recherche Afrobaromètre, qui mesure l’état de l’opinion publique dans plus de 30 pays d’Afrique, soutient qu’il faut impérativement commencer par interroger les gens.

L’autonomisation des femmes, une priorité pour développer le capital humain

Annette Dixon's picture
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Le mois dernier, j’ai participé à la Conférence internationale sur la planification familiale à Kigali, au Rwanda. Des responsables politiques du monde entier étaient réunis pour se pencher sur les conditions du « dividende démographique », ou comment faire en sorte qu’une main-d’œuvre jeune et productive stimule une croissance économique plus rapide que celle de la population et, par conséquent, une augmentation du PIB par habitant. Je me réjouis que tous les participants, ministres des finances et autres représentants des plus hauts responsables africains, aient manifesté une conviction unanime : l’autonomisation des femmes, qui passe pour beaucoup par l’accès aux services de santé procréative, est essentielle à une croissance inclusive et durable.

Des interventions urbaines ciblées pour redonner à Kinshasa sa splendeur d’antan

Sameh Wahba's picture
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​Photo aérienne : le quartier de la Gombe vue du Ciel. Photo: Dina Ranarifidy/Banque mondiale


Sur la route menant de l’aéroport de N’djili au centre-ville de Kinshasa, préparez-vous à vivre une expérience urbaine unique : si le chaos ambiant, les embouteillages et les rues surpeuplées ne sont pas sans rappeler d’autres villes africaines, à Kinshasa - Kin comme la surnomment affectueusement les habitants - tout est plus grand, plus rapide et plus bruyant...
 
La capitale de la République démocratique du Congo (RDC) est un festival pour les sens, où les extrêmes semblent coexister en parfaite harmonie : des citadins aisés cohabitent avec ceux luttant pour leur survie quotidienne, des gratte-ciels à l’architecture futuriste côtoient de larges bidonvilles... Bien que la pauvreté soit visiblement frappante, le désir de vivre, le dynamisme des cultures locales et la manifestation vivante des expressions artistiques et culturelles forgent le caractère des Kinois.

L'entrepreneuriat social commence chez soi : comment un incubateur génère le changement social à Madagascar en soutenant les start-ups

Alexandre Laure's picture
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Suite à notre post de septembre 2017 sur le programme Afric’Innov de l'Agence française de développement, dont le comité de pilotage inclut entre autres le Groupe de la Banque mondiale, nous avons souhaité nous plonger dans l'un des incubateurs faisant partie du réseau Afric'innov. Au lieu de regarder les incubateurs africains francophones en Afrique de l'Ouest et Central, où ce programme d'accréditation et d'appui concentre principalement son attention, nous nous sommes rendus à Madagascar pour visiter INCUBONS- un pionnier de l'entrepreneuriat social et l'un des premiers incubateurs du pays et de l'océan Indien.

De nouvelles pistes pour créer davantage d’emplois pour les pauvres

Maria Laura Sanchez Puerta's picture
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Champ d'oignons au nord de la Côte d’Ivoire - Photo : Raphaela Karlen/Banque mondiale


En 2013, une personne sur dix dans le monde — soit environ 766 millions d’individus — vivait encore sous le seuil de pauvreté extrême. Pour la plupart (80 %), il s’agit de personnes vivant en milieu rurale avec un travail très peu productif (a). L’amélioration des perspectives d’emploi et de revenus pour ces travailleurs pauvres et vulnérables est au cœur du programme d’action du Groupe de la Banque mondiale et passera nécessairement par des initiatives globales d’insertion économique pour leur permettre d’accéder à des moyens de subsistance durables.

Deux stratégies simples et efficaces pour les demandeurs d’emploi

Eliana Carranza's picture
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Entreprise complexe par essence, la recherche d’emploi peut se révéler particulièrement difficile et éprouvante pour les jeunes et ceux qui entrent sur le marché du travail pour la première fois. En Afrique subsaharienne, les taux de chômage des jeunes sont deux fois supérieurs à ceux des adultes, pour les hommes comme pour les femmes (OIT, 2013a). Dans cette région, 11 millions de jeunes vont se présenter sur le marché du travail chaque année au cours des dix prochaines années. Cette dynamique pourrait réduire considérablement la pauvreté si les jeunes parvenaient à accéder à des emplois productifs générateurs de croissance économique (Chakravarty et al., 2017). D’où l’intérêt des deux stratégies simples et efficaces que nous présentons dans ce billet pour aider les demandeurs d’emploi.

Le projet Central African Backbone, moelle épinière de la révolution numérique au Gabon

Radwan Charafeddine's picture
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Photo : O. Hebga/World Bank

En 2010, le Gabon accusait un retard considérable dans le secteur du numérique. Les coûts d’accès à internet étaient exorbitants et la qualité de service laissait à désirer. Cela était principalement dû à la situation de monopole de l’opérateur historique, Gabon Télécom, et au manque d’infrastructure de transport fibre optique dans le pays. De plus, le cadre légal et règlementaire du secteur ne permettait pas d’attirer les investissements du secteur privé.

Éducation : les effets des interventions se renforcent-ils ou diminuent-ils à long terme ?

David Evans's picture
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Nombre d’investissements dans l’éducation sont axés sur les premières années du primaire, voire sur l’éducation préscolaire, car on considère généralement qu’il est difficile de développer des compétences sans bases solides. Les enfants et les jeunes qui ne savent pas bien lire auront du mal à utiliser un support écrit pour apprendre les sciences, et même les mathématiques. Mais il importe de rappeler que, pour la plupart des « investisseurs » dans l’éducation (l’État, ou les parents, ou les enfants eux-mêmes), il ne s’agit pas tant d’acquérir des compétences de base que d’avoir, plus tard, une vie meilleure. C’est la principale raison d’être de ces interventions précoces

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