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Transferts monétaires conditionnels au Burkina Faso: Pour quels enfants les conditions sont-elle importantes?

Damien de Walque's picture

Auteurs: Richard Akresh, Damien de Walque et Harounan Kazianga

Dans une récente étude, nous présentons les impacts sur l’éducation d’un projet-pilote de transferts monétaires au Burkina Faso1, dans la Province du Nahouri. Ce projet-pilote est accompagné d’une évaluation d’impact expérimentale randomisée pour mesurer et comparer, dans le même contexte en zone rurale au Burkina Faso, l’efficacité de transferts monétaires conditionnels et non-conditionnels qui ciblent les ménages pauvres. Les programmes de transferts monétaires conditionnels (TMC), comme les transferts monétaires non-conditionnels (TMNC), transfèrent des ressources monétaires aux ménages pauvres à intervalles réguliers. Mais la différence principale c’est que les TMC imposent des conditions aux ménages, telles que l’inscription et la fréquentation scolaire pour les enfants d’âge scolaire.

Avec les TMC, si les conditions ne sont pas respectées pour une période donnée, les transferts ne sont pas payés pour cette période. Au contraire, avec les TMNC, il n’y pas de conditions à respecter.

La crise de la zone euro et ses impacts sur l’Afrique sub-saharienne

Shanta Devarajan's picture

Lors d’une mission au Mali, j’ai présenté les constats du dernier « Pouls Africain » à un séminaire avec une centaine de participants, y inclus le ministre des finances du pays.   J’ai soulevé quatre points:

Une année où l’Afrique a vécu dangereusement

Shanta Devarajan's picture

 Note: This is a French translation of a blog post that originally appeared in The Guardian's Poverty Matters blog.

Les progrès économiques enregistrés cette année par l’Afrique sub-saharienne sont à risque, mais une forte demande de bonne gouvernance par les citoyens en vue de résoudre les problèmes du continent présage d’un avenir meilleur.

Veuves pauvres et négligées au Mali

Dominique Van De Walle's picture

Comme beaucoup de lecteurs, j’étais consciente de la discrimination et du sévère désavantage auxquels les veuves font face dans de nombreux pays. 

Néanmoins, ce que j’ai trouvé en examinant des données maliennes était bien pire encore que ce que j’imaginais.  Comme je le documente dans un récent article (Effets persistants du veuvage sur le bien-être dans un pays pauvre, 5734), les femmes maliennes qui ont connu le choc d’un veuvage ont un bien-être moins élevé que d’autres femmes du même âge.  Par ailleurs, les effets négatifs du veuvage persistent après un remariage et sont transmis aux enfants – probablement plus à leurs filles – ce qui suggère une transmission intergénérationnelle de la pauvreté engendrée par le veuvage.

Pour qu’un Etat fonctionne il lui faut de bonnes institutions et des dirigeants de qualité.

Jacques Morisset's picture

Or, à Madagascar, seule 1/5 de la population déclare faire entièrement confiance à la Présidence et les taux sont encore plus faibles pour des institutions comme l’Assemblée nationale (6%) et les Tribunaux (4%).Comment s’attendre à ce que le Gouvernement puisse être performant, à travers sa politique budgétaire, si la vaste majorité des Malgaches ne font confiance ni à leurs institutions, ni à leurs dirigeants ? 

Cameroun: le moment est-il arrivé pour le lion de se réveiller?

Raju Jan Singh's picture

La croissance économique au Cameroun s’est inscrite en 2010 à 3%, poussée par les activités non-pétrolières qui ont connu une expansion de près de 4% (particulièrement les cultures vivrières, la construction, les transports, et les télécommunications). Cette croissance demeure toutefois insuffisante pour réduire la pauvreté d’une façon durable. Sur sa trajectoire actuelle, le Cameroun ne pourra probablement pas atteindre la plupart des Objectifs de Développement du Millénaire.

Le Cameroun est pourtant riche en pétrole, bois précieux, et produits agricoles (café, coton, cacao). Les ressources inexploitées incluent le gaz naturel, la bauxite, les diamants, l’or, le fer et le cobalt. Pourquoi le pays ne connaît-il pas une croissance économique plus grande?

La réponse est qu’une infrastructure limitée, un cadre des affaires défavorables, et une gouvernance faible entravent les activités économiques au Cameroun.

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