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Poverty

Les variations des indices des prix à la consommation constituent-elles un indicateur fiable des variations du coût de la vie ?

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Ce billet s’inscrit dans le cadre d’une série consacrée aux conclusions du rapport Poverty in a Rising Africa, publié en intégralité par la Banque mondiale ce mois-ci. Nous vous invitons à poser vos questions et à faire part de vos commentaires sur ce billet et sur les autres articles de cette série.

L’indice des prix à la consommation (IPC) est l’outil de mesure de l’inflation le plus couramment utilisé dans le monde, y compris en Afrique. On peut toutefois se demander si les IPC reflètent de manière fiable les variations réelles du coût de la vie. Et si tel n’est pas le cas, en quoi biaisent-ils notre compréhension de l’évolution de la pauvreté dans la région ?

L’IPC est calculé à partir d’un panier fixe et normalement représentatif de biens et services fournis sur le marché national afin de mesurer l’indice du coût de la vie. Pour suivre les tendances de la consommation, les pondérations du panier doivent être régulièrement actualisées, ce qui n’est souvent pas le cas. La plupart sont actualisées tous les 10 ans, voire plus rarement, et sont donc de moins en moins représentatives des articles achetés par les consommateurs.

Des données internationalement comparables sur les acquis des élèves ouvrent la voie à une réforme de l’enseignement en Afrique

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En Afrique, la plupart des parents vous diront que l’éducation de leurs enfants est l’investissement le plus important qu’ils puissent faire. Au cours de la dernière décennie, l’accès à l’école a considérablement progressé, et, aujourd’hui, dans des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Rwanda et la Zambie, le taux net de scolarisation au cycle primaire est supérieur à 90 %. Cependant, à l’échelle du continent africain, le taux d’achèvement de l’école primaire et le taux d’alphabétisation des jeunes restent bien trop faibles.

Internationally comparable learning tests pave the way for education reform in Africa

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Most parents in Africa will tell you that their children’s education is the most important investment they can make. Over the past decade, great progress has been made in terms of getting children into school, with countries such as Benin, Cameroon, Rwanda and Zambia recording primary net enrollment of over 90 percent. But across the continent, primary school completion and youth literacy rates remain unacceptably low.

Do changes in the CPI provide a reliable yardstick to measure changes in the cost of living?

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This blog is the latest in a series of posts reflecting on the findings in the 2016 World Bank Poverty in a Rising Africa report, released in its entirety this month. We look forward to your questions and comments regarding this and other blogs in the series.

The consumer price index (CPI) is the most commonly used measure of inflation in the world, and Africa is no exception. But do CPIs reliably reflect the actual change in the cost of living? And if not, how does this affect our understanding of how poverty has evolved in the region?

The CPI is derived from a fixed and supposedly representative basket of goods and services provided in the domestic market to measure a cost-of-living index. To keep up with changing consumption patterns, the basket weights need to be updated regularly. But often they are not. Most get updated every decade or even less frequently, so they become less and less representative of the items that consumers actually purchase.

La réalité sur les indices des prix à la consommation en Afrique

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Les indices des prix à la consommation (IPC) font parfois l'objet de débats houleux. En 2013, les projets de l'administration américaine visant à revoir l’indexation des prestations de sécurité sociale sur l’inflation a déclenché une vague de manifestations parmi les employés fédéraux (a). La nouvelle méthode, qui reposait sur une nouvelle version de l’IPC, était conçue pour s’ajuster plus précisément au comportement de substitution du consommateur. Ainsi, les consommateurs auront tendance à acheter des fraises à la place des myrtilles si le prix des myrtilles augmente de manière disproportionnée. L’absence de prise en compte de ce facteur crée un biais de substitution dans l’IPC. Néanmoins, cette mesure s'est avérée extrêmement impopulaire, notamment parce qu’elle a été perçue, selon les mots de Paul Krugman, comme « une réduction pure et simple des prestations » (a). Le président Obama a finalement abandonné la proposition.

A glimpse behind the curtain: CPIs in Africa

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Consumer Price Indexes (CPIs) can be subject of heated debate. Plans by the US administration in 2013 to modify the way social security benefits are adjusted for inflation led to protests of federal workers. The new method, which involved a shift from one version of the CPI to another, was designed to make the adjustment more sensitive to consumer substitution behavior. For instance, consumers may shift from blueberries to strawberries if the price of blueberries increases disproportionately – failure to account for such behavior change leads to ‘substitution bias’ in the CPI. However, the move proved deeply unpopular, in part because it was perceived – in Paul Krugman’s words – as “purely and simply, a benefit cut”. Eventually, President Obama dropped the proposal.

Le développement, c’est aussi et toujours de savoir lire et écrire

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Aujourd'hui, en Afrique, quatre enfants sur cinq en âge de fréquenter l’école primaire sont effectivement scolarisés, sachant en outre que d’autres commencent l’école plus tardivement. Il s’agit d’un changement majeur et d’une grande avancée, et cela devrait être de bon augure pour les générations futures du continent. Il y a seulement deux décennies, à peine la moitié des enfants africains allaient à l’école. Les progrès ont été encore plus rapides pour les filles, puisque l’écart avec les garçons en matière de taux de scolarisation en primaire n’est plus que de quatre points de pourcentage (contre huit en 1995).

L’attention portée à l’éducation s’est accrue considérablement à la suite de l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement en 2000. Les progrès de la scolarisation ont été tels que l’éducation a perdu la place prioritaire qu’elle occupait auparavant dans l’ordre du jour des instances internationales. Depuis 2000, on s’attelle aux solutions, le problème de l’analphabétisme semble sous contrôle, et l’attention s’est portée ailleurs.

Or, comme l’a montré récemment la Banque mondiale dans son rapport intitulé Poverty in a Rising Africa, 42 % des adultes en Afrique sont toujours analphabètes (contre 46 % en 1995), soit près de deux adultes sur cinq, ce qui correspond au nombre colossal de 215 millions de personnes. En outre, cela ne signifie pas que le reste de la population maîtrise la lecture et l’écriture. Les tests utilisés pour évaluer ces aptitudes sont rudimentaires, et le taux brut de scolarisation dans le secondaire n’est toujours que de 46 %.

Yep, about reading and writing again!

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Today, four in five African primary-school-age kids are enrolled in school, with more joining at a later age. This is a major change and achievement, and should bode well for Africa’s upcoming generations. Only 20 years ago, barely half the kids were in school. Progress has been faster even for girls, with the gender gap in net primary school enrollment now down to four percentage points (compared with eight percentage points in 1995).

Following the adoption of the Millennium Development Goals in 2000, attention to education increased dramatically. At least in terms of enrollment, this seems to have paid off, so much so that education has lost its earlier top spot on the international development agenda. Since 2000, the solutions train has been set in motion, the illiteracy challenge seems to be taken care of, and attention has shifted elsewhere.

Against this background, the latest Word Bank report “Poverty in a Rising Africa” finds that 42% of Africa’s adults, about two in five, or a whopping 215 million people, are still illiterate, down from 46%  in 1995. And make no mistake; this does not imply functional literacy for the remaining part of the population. The literacy tests applied are simply too rudimentary, and gross secondary school enrollment rates also only still stand at 46%.

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