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Poverty

En Afrique, la pauvreté recule plus rapidement dans les ménages dirigés par une femme

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Depuis la fin des années 1990, les niveaux de vie ont augmenté et la pauvreté a considérablement diminué en Afrique subsaharienne. Mais toutes les catégories de population en bénéficient-elles ? Qu’en est-il en particulier des nombreux ménages dont le chef de famille est une femme, et que l’on considère souvent comme plus pauvres que les autres ? Ont-ils été laissés-pour-compte ?

En Afrique, près d’un ménage sur quatre est dirigé par une femme. Bien sûr, cette proportion varie d’un pays à l’autre : elle est nettement supérieure en Afrique australe, tandis que l’Afrique de l’Ouest affiche la part la plus faible. On observe cependant dans tous les pays une progression du nombre de ménages dont le chef de famille est une femme. Les données montrent clairement que la probabilité qu’une femme de 15 ans ou plus soit chef de famille s’accroît dans toutes les sous-régions, quel que soit l’âge de la femme qui dirige le ménage (graphique).

Poverty is falling faster for female-headed households in Africa

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Living standards have risen and poverty has fallen considerably across Sub-Saharan Africa since the late 1990s. But are all groups sharing in the gains? In particular, what about Africa’s many female-headed households, often thought to be poorer. Have they been left behind?

Nearly one in four households in Africa are headed by a woman. To be sure, this figure is not the same in all countries; those in Southern Africa have substantially higher rates while households in West African countries are least likely to be headed by a woman. What is true in all countries is that female headship has been increasing. The data show quite clearly that the probability that a woman aged 15 or older heads a household has been increasing over time in all sub-regions and at every age (see the figure).

The European refugee crisis: What we can learn from refugees in Sub-Saharan Africa

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The thousands of people crossing the European borders in 2015 have attracted considerable media attention. While such an attention is welcomed, we do not hear much about the millions of refugees hosted in developing countries.

Developing countries host about 85% of the total number of refugees in the world. Although Sub-Saharan Africa (SSA) also hosts refugees from other regions, the number of refugees originating from SSA follows closely those hosted in the region, suggesting that most SSA refugees remain in countries within the region (Figure 1).

There is no doubt that the logistical, institutional, and socio-economic challenges are even fiercer in developing countries. Focusing mainly on Kenya, Tanzania, and Uganda, we reviewed the recent literature to draw a few lessons in a new working paper, prepared as background to the Poverty in a Rising Africa report.

L’Europe face à la crise des réfugiés : ce que l’Afrique subsaharienne peut nous enseigner

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Les milliers de personnes ayant frappé aux portes de l’Europe en 2015 ont suscité une attention médiatique considérable. Si l’on ne peut que se féliciter de cet intérêt, que dire du silence relatif entourant les millions de réfugiés arrivant dans les pays en développement ?

Les pays en développement accueillent en effet 85 % environ du flux total de réfugiés dans le monde. En Afrique subsaharienne, le nombre de réfugiés originaires de cette région s’approche du nombre de réfugiés venus d’ailleurs, signe que la plupart des réfugiés subsahariens restent dans des pays de la région (figure 1).

De toute évidence, les difficultés logistiques, institutionnelles et socioéconomiques sont encore plus exacerbés dans les pays en développement. Dans un nouveau document de travail élaboré pour le rapport Poverty in a Rising Africa, nous tirons un certain nombre d’enseignements de la littérature récente, en nous attachant principalement à la situation du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

Qui financera les enquêtes sur la pauvreté dans les « pays Volkswagen »?

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Il ne devait pas faire bon être statisticien chez Volkswagen... En tout cas, c’est une profession qui ne devait pas être du goût de l’ancien PDG du constructeur automobile, Martin Winterkorn.  
 
Des données publiées par des chercheurs indépendants sont venues montrer que les voitures construites par Volkswagen étaient tout sauf les « diesels propres » qui avaient été vantées. Ces voitures se sont révélées en réalité particulièrement polluantes, émettant jusqu’à 40 fois les niveaux d’oxyde d’azote autorisés. Ce sont des statistiques qui ont permis de révéler le pot aux roses. L’ancien PDG, autrefois puissant, est aujourd’hui en disgrâce et pourrait même passer par la case prison.

 Les pays ne sont pas des entreprises et l’on ne peut comparer le dirigeant d’un pays à un dirigeant d’entreprise. Il y a pourtant parfois chez les représentants du peuple une forme de recherche de l’avantage personnel que l’on imagine plus volontiers trouver chez ceux qui sont à la tête de sociétés mues par la recherche du profit maximum. Les pays gouvernés par des dirigeants intéressés et à l’affût du profit — appelons-les les « pays Volkswagen » — ont tout intérêt à ce que leurs systèmes statistiques soient sous-financés et peu dotés en capacités de fonctionnement. Les déclarations mensongères vantant de prétendus bons résultats nationaux ne pourront ainsi être démenties.  

Who will fund poverty surveys in “Volkswagen” countries?

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It must not have been easy to be a statistician at Volkswagen. At least Martin Winterkorn, former CEO of the car company, may not have been very fond of them.
 
Independent researchers published data showing how cars produced by Volkswagen were anything but the “clean diesels” they were proclaimed to be. In fact, the cars were shown to be very polluting, pumping out up to 40 times the allowed level of nitrogen oxide. Statistics revealed the truth, and the once powerful CEO is now a person in disgrace who may have to spend time in jail.
 
Countries are not companies, and a country’s leader is not to be compared with the CEO. Still, at times, their behavior reminds one of the self-interested take on life one expects from the head of a profit-maximizing company but not from an official representing its people. Countries with such self-interested profit maximizing leaders, let’s call them “Volkswagen” countries, prefer their statistical systems to be underfunded and of low capacity. It prevents the false claims about the country’s successes from being uncovered.

L’Afrique est en plein essor ! Mais le sort des Africains s’est-il amélioré ?

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Cette brève synthèse du rapport Poverty in a Rising Africa sert d’introduction à une série de billets qui reviennent sur les conclusions du rapport en détail. Le prochain billet, qui sera publié le lundi 21 décembre, analysera plus en profondeur les défis que pose l’amélioration des données relatives à la pauvreté en Afrique.

L’essor de l’Afrique, d’Accra à Addis-Abeba en passant par Luanda, est indiscutable. Centres commerciaux, gratte-ciels, et classe moyenne urbaine sont désormais monnaie courante dans les villes africaines, après deux décennies de croissance économique sans précédent. Ce sont des formules comme « Africa can » ou « le siècle africain » qui servent aujourd’hui à caractériser cette région du monde.  
Pourtant, une question reste sans réponse : dans quelle mesure la vie des Africains s’est-elle améliorée ? Comme nous l’a répété à l’envi un chauffeur de taxi à Accra : « la croissance, ça ne se mange pas ! ». Et, hélas, nous ne disposons guère de données systématiques sur ce sujet qui pourraient éclairer notre chauffeur de taxi.  

Africa is rising! But are people better off?

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This brief review of the key insights and focus of the Poverty in Rising Africa report serves to introduce a blog series elaborating on the findings. The next blog, to be posted on Monday, Dec. 21, will dig deeper in the challenges of improving Africa’s poverty data landscape.   

From Accra to Addis to Angola, Africa’s rise is undeniable. Shopping malls, high-rises and an urban middle class are now familiar features of Africa’s cities. Following two decades of unprecedented economic growth, “Africa Can” and “Africa’s 21st Century” have become the defining narratives for the region.

On the other hand, nagging questions remain about the extent to which Africa’s people’s lives have improved. As one taxi driver kept on telling us in Accra: “I can’t eat growth.” Unfortunately, there is little systematic evidence available to show our driver.

Terra Ranca! Um novo começo para a Guiné-Bissau

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@ Daniella Van Leggelo Padilla, World Bank Group
No día 25 de Março de 2015, a comunidade internacional reuniu-se em Bruxelas a fim de mobilizar recursos para a Guiné-Bissau, cujo governo e o povo guineense parecem prontos para um novo começo.

Terra Ranca! A fresh start for Guinea-Bissau

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@ Daniella Van Leggelo Padilla, World Bank Group

As international donors gather this week in Brussels to mobilize resources for Guinea-Bissau, the government and people of this West African nation appear ready for a fresh start.

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