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Les Réussites Africaines

Shanta Devarajan's picture

Ces dernières années, de nombreux pays africains ont commencé à faire preuve d’un dynamisme remarquable.

Le taux de croissance  enregistré au Mozambique est fulgurant, affichant une moyenne annuelle de 8 % sur plus de dix ans. Le Kenya est devenu l'un des plus importants fournisseurs mondiaux de fleurs coupées. Le service M-Pesa, qui permet d’effectuer des transferts d’argent à partir d’un téléphone mobile, rencontre un succès grandissant tandis que le programme KickStart aide les petits agriculteurs à irriguer leurs cultures à moindre coût. Le tourisme rwandais fleurit depuis qu’il s’est axé sur la vie des gorilles et dans la ville de Lagos au Nigéria, les nouvelles infrastructures du BRT (réseau de transport rapide par bus) facilite un développement urbain plus efficace. En deux mots, l’Afrique est en train de vivre une réelle transformation.


Cette tendance encourageante est notamment le fruit d’une direction plus efficace des projets, d’une meilleure gouvernance et d’un environnement plus favorable au commerce et aux affaires. Les efforts investis dans l’innovation et la volonté de trouver des solutions adaptées au marché, au lieu de contraindre le marché à se plier à des règles qui ne lui correspondent pas font la différence, et les citoyens de plus en plus engagés ont une confiance accrue dans ces solutions qui sont définies et mises en place par les pays, à l’opposé de solutions venues de l’étranger qui sont difficilement applicables en Afrique. De plus en plus, les Africains sont le moteur du développement de l’Afrique.

Toutefois, la crise économique mondiale de 2008-2009 risque de saper l’optimisme qui fait espérer que l’Afrique saura exploiter ce dynamisme au service d’un développement durable. Il convient de redécouvrir les progrès effectués par l’Afrique au cours des dernières années, de comprendre les réussites de ce continent, pour mieux mesurer le chemin qui reste à parcourir. C’est précisément ce à quoi s’attache l’étude intitulée « Réussites africaines ».

Cette étude identifie des réussites de développement variées (voir la liste). Une vingtaine d’études de cas sont présentées de façon approfondie. L’analyse de ces réussites se concentre sur l’évaluation des éléments suivants : (1) les clés de la réussite (ce qui marche et pourquoi) ; (2) la pérennisation du ou des résultat(s) positif(s) obtenu(s) ; et (3) la possibilité d’étendre les expériences positives. La présentation des réussites africaines est également riche d’informations et d’enseignements pour les autres pays de la région.

Merci d’avance à ceux d’entre vous qui commenteront cet article ou suggèreront d’autres exemples de réussite en Afrique.

 

Cliquez ici pour découvrir la liste des expériences répertoriées à ce jour.

Comments

Submitted by Ramata Sore on
Merci pour votre analyse. Toutefois, je reste sceptique sur ce que vous dites en ce qui concerne le developpement de certains pays en Afrique tellement les developpements mentiones sont infimes sinon insignifiants. Pourquoi la Banque (dont vous) qui consciente du plomb qu'elle met en pieds des pays a travers ses differents ajustements et politiques de developpements tarde a lever ces poids ou lourdeurs inutiles et permettre un reel decollage de nos pays? Cordialement Ramata

Submitted by Brian Scott on
Les déterminants de la croissance économique sont essentiellement domestiques. C'est un paradoxe que l'analyse contemporaine reconnaît les limites de l'action extérieure; pourtant, l'aide extérieure est présentée comme essentielle au développement. Alors que de nombreux partisans de l'aide serait de reconnaître l'importance de «dur» des infrastructures (routes, voies ferrées, ports, aéroports) pour le développement africain, "soft" infrastructure (politiques et des personnes) est au moins aussi important, sinon plus. Chaque économie efficace nécessite des institutions d'une société libre, notamment les droits de propriété, la primauté du droit et la démocratie. Fondamentalement, cela signifie la mise en place à la maison les règles »mondiale de la route" qui font de la compétitivité et l'attractivité de tels investisseurs, qui rendront les économies plus compétitives, notamment: la suppression de la protection du gouvernement des travailleurs et des branches d'activité (à savoir, la déréglementation et de - subventions) et de productivité plus élevés (à savoir, la bureaucratie moins lourde, amélioration des compétences, main-d'œuvre plus flexible, et traitant des intérêts acquis). La concurrence et de la matière de compétitivité pour la santé économique à long terme, et non l'état de bienveillance. Brian Scott www.newjerseydefensivedrivingonline.com

Submitted by MATUTE ESUNGE on
Les analyses des temps passées et même de nos jours laissent croient (à tort ..!) que les africains sont incapables de penser leur développement selon les réalités qui sont les leurs. Richesse des sous-sols, richesse en main d'œuvre, compétence technico-technologique, ressources naturelles comme le bois, la banane, le café, le cacao etc, pour ce qui est de mon pays Le Cameroun. Pourtant, des très bons théoriciens et expert en analyse de politique économique, (qui n'ont rien à envier de les camarades de formation, devenus donneurs de leçons, pour la simple raison qu'ils viennent de là-bas) pilulent les couloirs de nos administrations, après des brillantes formations dans les meilleures institutions mondiales. Il est donc question de repenser le modèle africain, j'allais dire Camerounais. Revoir la mentalité assujettissante qui caractérise le leadership actuel vis-à-vis des experts venus d'ailleurs. Car, il n'est plus temps de penser donner du paracétamol, systématiquement à tous ceux qui présentent des symptômes de fébrilité liés au fameux paludisme. Une modélisation fondée sur des valeurs endogènes des programmes locaux ne nécessite plus le rappel à une éthique sociale internationale. While looking forward to a detail proposal I am currently working on, please find herewith the expression of my "Thank you dearly, Mr SHANTA", for this wonderful blog.

Submitted by koffi kouakou pierre marie silver on
des effort enormes degager par les pays africains pour se developper cependant cela tarde.les institutions internationale doivent revoir leur approche de question du developpement.elles veulent "diriger" le programmes deces pays par manque de confiance.il faut leurs permettre de definir leur developpement.mieux donner les moyens aus Africains de s'industrialiser,de moderniser leur agriculture.

Submitted by Anonymous on
Monsieur SHANTA Permettez moi de saluer les efforts du Président de la République Son Excellence Maître Abdoulaye WADE dans l'agriculture avec la GOANA, avec les fameux lycées agricoles, la JATROPHA, nouvelles cultures du biocarburant. Cependant les zones d'ombres sont à relever en ce qui concerne l'emploi, donc le chômage et la pauvreté. En effet même en ce qui concerne la mendicité sur lesquels les textes de lois ont été très clairs et son interdiction interdite par le Premier ministre du fait de l'encombrement des grandes artères et des agressions multiples dans les lieux de travail, le Président de la République qui est du même parti politique que son Premier Ministre a désavoué publiquement ce dernier. Pour quelles causes ? Dans quels objectifs? Seul le temps nous dira. Depuis Dakar (SENEGAL) Ababacar Sadikh NIANG

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