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Submitted by pierre on

Les médecins de Molière connaissaient deux thérapeutiques: le clystère et la saignée.

Le taux de mortalité chez les patients étaient certes très élevé mais au moins avait-on la consolation de mourir selon les canons de la Faculté, voire de mourir guéri.

En matière économique et financière,nos médecins du FMI et de la BM ne diffèrent guère des médecins de Molière. Un pays sous-développés a t-il des problèmes? Il faut, quel que soit le tissu économique:

  • dévaluer (le clystère)
  • comprimer les dépenses publiques et celles des ménages (la saignée) pour juguler "le différentiel d'inflation".

Or une dévaluation n'a ni le même sens ni la même portée selon qu'il s'agit d'un pays industrialisé ou un pays du Tiers-Monde.

Lorsque l'Italie, par exemple procédait ,(jadis avant l'euro), à une dévaluation, FIAT mettait FORD ou RENAULT en position délicate. Quand un pays africains dévalue eut-il,susciter des inquiétudes chez les planteurs de café ou de bananes d'Amérique Centrale?

Au plan socio-psychologique,quand le ressortissant d'un pays sous- développé, titulaire de revenu conséquent, songe à la dépense,"il pense d'abord aux produits de luxe (ou d'utilisation courante) qu'il doit acheter à l'étranger.LA VALEUR DE LA MONNAIE EST POUR LUI LA VALEUR DE LA MONNAIE ETRANGERE. A l'opposé dans un pays développé, l'individu qui dispose d'un gros revenu est un entrepreneur. Il songe à l'investissement et il sait que la la plupart de ses dépenses productives(machines, salaires...)se feront sur place.LA DEVALUATON DE LA MONNAIE A L'ETRANGER NE DEVALUE LA MONNAIE LOCALE DANS SON ESPRIT QUE DANS LA STRICTE MESURE OU LE COMMERCE EXTERIEUR ALIMENTE LE MARCHE INTERIEUR DU PAYS" (Samir Amin: l'accumulation à l'échelle mondiale)

On ne dévalue donc pas impunément:IL FAUT TENIR COMPTE DES STRUCTURES et les remèdes "clefs en mains", appliqués par la BM et le FMI sont toxiques et ont plutôt pérénnisé la misère dans nombre de pays africains.