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Submitted by Didier on
Merci cher ami de me donner l’occasion d’émettre mon point de vue à ce sujet. Je trouve que ce qui restreint la compétitivité, la diversification et la croissance économique des états africains c’est plutôt cette attitude de vouloir reste en dehors des communautés, exposé et ballotté à tout vent. Si l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) à qui je dis bon courage et bon anniversaire pour ses 15 ans, est parvenue à gérer l’équilibre macroéconomique et budgétaire entre les États membres,comme l’a affirmé si bien Monsieur Kako c’est grâce justement à cette union des ressources additionnées, des uns comme des autres Le processus d’intégration économique en Afrique n’atteint pas son objectif d’accélération des échanges entre les états pour les raisons ci-après: 1. L’étroitesse des marches (petite taille) ; 2. les structures semblables des économies de la région ; 3. mais aussi et surtout le comportement altruiste des population et de ses dirigeants politiques. Les discours de ces derniers sur l’échec du processus d’intégration fait l’hypothèse que les hommes politiques africains sont des despotes bien veillant qui oeuvrent pour la bonne marche de cette politique. A l’épreuve des faits, il apparaît que l’intégration constitue une menace sérieuse pour les pouvoirs politiques en Afrique, dans la mesure où, elle tente de mettre fin à l’économie de rente qui entretient ces pouvoirs. En effet, les barrières tarifaires et non tarifaires mettent en place un système de rétention des fonds au profit des pouvoirs publics afin se maintenir au pouvoir pour s’enrichir. Cette attitude ne permet pas la mise en place d’une véritable politique communautaire Or ces pays pour la plus part sont non seulement petits mais aussi et surtout pauvres et à l’ère de la globalisation auquel ils n'échapperont pas et ils ne devraient pas essayer de s'y soustraire au risque de s’affaiblir d’avantage et/ou de disparaître,ces pays devront opter pour la mise en oeuvre de politiques macroéconomiques et structurelles appropriées, visant à améliorer l'efficience des économies et à créer les conditions d'une plus grande intégration à l'économie mondiale en réponse aux impératifs de la mondialisation. L'intégration régionale bien conçue présente de multiples avantages pour les pays en voie de développement. D'abord, le resserrement des liens commerciaux entre ces pays renforcerait leur capacité à participer au commerce mondial. L'intégration régionale permettrait à bon nombre de pays de surmonter les obstacles que représente la relative exiguïté ou l’étroitesse de leur marché national en permettant aux producteurs de réaliser de plus grandes économies d'échelle et de bénéficier de la mise en place d'infrastructures au niveau régional, permettant aux pays ainsi associés d'additionner leurs ressources. Ces pays peuvent ainsi se doter, au niveau régional, de moyens institutionnels et humains leur permettant d'atteindre un niveau de compétence technique et administrative auquel ils ne pourraient pas prétendre en agissant seul. L'approche régionale leur permet aussi de faire valoir leurs intérêts avec plus d'assurance et plus de force dans le concert des nations. Ex : Seul un accord multilatéral négocié en tant communauté dans le cadre de l’OMC peut fournir une réponse adaptée aux problèmes d’accès au marché non seulement dans les économies de l’OCDE, mais également dans des marchés émergents clés, où les exportateurs Africains subissent des contraintes d’accès considérables du fait des crêtes tarifaires et de l’escalade tarifaire. Et puis nous savons tous que le processus de libéralisation commerciale a été au coeur de la croissance des économies industrielles avancées et du développement économique réussi de plusieurs pays développés si pas tous. Avec des politiques appropriées, le commerce peut réduire la pauvreté et aider les pays à accélérer leurs progrès vers la réalisation du développement durable particulièrement celui de réduire de moitié l’extrême pauvreté et la faim par l’accroissement des emplois. De plus, les conditions et les obligations d'une adhésion à un programme de réformes au sein d'une organisation régionale facilitent aussi la tâche des responsables nationaux dans la mise en oeuvre de mesures politiquement difficiles, telles que la réduction des taux de protection ou la mise en place de réformes de grande envergure des systèmes réglementaires et judiciaires. En outre, la surveillance exercée au niveau régional et le dialogue entre les différents partenaires contribuent à réduire les risques de dérapages au plan macroéconomique. Il en résulte un environnement plus stable et plus prévisible qui est, sans nul doute, un facteur essentiel à l'épanouissement du secteur privé. Les PME contribuent jusqu'à 80% de l'emploi elles constituent donc une source essentielle de croissance, d'emplois, de compétences entrepreneuriales, d'innovation et de cohésion économique et sociale. Il est dès lors essentiel de libérer le potentiel des PME en améliorant leur environnement et en promouvant l'esprit d'entreprise. Je trouve que les organisations régionales sont comme des vecteurs efficaces d'intégration des pays en voie de développement à l'économie mondiale, permettant aux membres de se soutenir mutuellement dans leurs efforts de réformes. Ces organisations perçues non pas comme des mécanismes de défense, de certains groupes d'intérêts établis mais, bien au contraire, comme des organisations poussant à l'ouverture vers le reste du monde. Seulement, pour réaliser ces objectifs, il faut : 1. la volonté politique d'adhérer aux objectifs d'intégration régionale et de leur donner la priorité sur les contingences nationales. 2. un effort résolu vers une plus grande convergence des institutions et des politiques économiques. 3. des institutions régionales robustes et efficientes habilitées à élaborer les politiques appropriées en dehors de toute considération d'intérêt national, sans pour autant perdre de vue la situation particulière de chaque membre; et aider les pays membres à appliquer ces politiques. De toute évidence, les pays de l'Afrique ont déjà souscrit à l'intégration régionale comme moteur de leur intégration à l'économie mondiale. Il leur faut persévérer dans cette voie en assurant un équilibre judicieux dans la répartition des bénéfices de l'intégration entre pays côtiers et pays enclavés. L’avantage pour les pays africains qui n'ont pas encore fait autant de progrès sur le plan de la coopération régionale est que les résultats viables qui ont fait l’objet d’une lente évolution en Europe comme en Amérique peuvent être adoptés et adaptés aux réalités des différents pays Africains. Je trouve enfin que la Francophonie offre un cadre pour approfondir cette concertation, elle représente, malgré les différences qui existent entre les pays qui la composent sur le plan historique, culturel, institutionnel, et de leurs expériences, un élément commun qui devrait faciliter une meilleure compréhension mutuelle pour pouvoir se doter d'institutions régionales auxquelles ils confierons la responsabilité des initiatives d'intégration au bénéfice de tous ses membres. Didier Kinshsa,RDCongo.