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Submitted by fanja on
La croissance pro-pauvre ne se vérifie pas dans la plupart des pays africains et quand un pays ne fait pas une croissance pro-pauvre, il est condamné à ne pas atteindre facilement les ODM. C'est à cause de l'absence d'une politique économique adaptée car poussés par les bailleurs de fonds, les dirigeants qui ont peur de ne pas avoir assez de financements, ne pensent qu'à financer des secteurs considérés comme porteurs mais qui ne touchent pas les pauvres. L'agriculture qui occupe beaucoup de pauvres fait l'objet de plusieurs projets de développement mais les résultats restent mitigés parce que ces projets sont mal conçus. Ils n'aident pas les pauvres à avoir accès aux intrants améliorés. Certes, la gratuité n'est plus de mise mais pourquoi ne pas promouvoir un accès à des prix effectivement abordables pour les paysans pauvres ? Les bailleurs de fonds ont été toujours contre la subvention en avançant que les pays pauvres n'en ont pas les moyens. Je suis d'accord là-dessus, mais lors de la crise alimentaire de 2007-2008, ils n'ont pas hésité à doter de subventions des pays qui n'étaient pas affectés par ce problème. Et c'est le miracle : le rendement a beaucoup augmenté sur une saison agricole et on peut prendre l'exemple de la culture de contre-saison de 2008 de mon pays qui est Madagascar. Ce rendement a augmenté parce qu'une bonne partie des intrants a été subventionnée. La subvention a donc apporté quelque chose de bon et il appartient peut-être aux dirigeants et aux bailleurs de fonds de voir comment faire pour la mettre en oeuvre sous une forme ou une autre et sur trois ou quatre campagnes agricoles. C'est fort probablement l'un des meilleurs moyens d'atteindre les ODM car la pauvreté touche notamment les ruraux. Et quand ces derniers n'ont rien à se mettre sous la dent ou à financer leurs soins médicaux, inutile de leur parler de hausse du rendement rizicole, d'un meilleur accès aux services de santé...