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Santé, nutrition et population

Cameroun : cinq mesures pour aligner les dépenses publiques sur la Vision 2035

Rick Emery Tsouck Ibounde's picture
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Le Cameroun aspire à rejoindre, d’ici 2035, le groupe des nations industrialisées à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec de faibles taux de pauvreté, une croissance économique soutenue et une démocratie consolidée. Élaboré par le gouvernement dans ce but, le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi table sur un taux annuel de croissance du PIB de 5,5 % et la création de milliers d’emplois formels chaque année. Fort d’une économie relativement plus diversifiée que ses voisins de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, plus dépendants du pétrole, le Cameroun semblait, du moins jusqu’au milieu de cette décennie, en bonne position pour concrétiser ses objectifs. Mais une conjoncture extérieure moins favorable et des contraintes internes menacent les ambitions de développement du pays, où le taux de pauvreté reste élevé, à 37,5 % en 2014.

L’autonomisation des femmes, une priorité pour développer le capital humain

Annette Dixon's picture
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Le mois dernier, j’ai participé à la Conférence internationale sur la planification familiale à Kigali, au Rwanda. Des responsables politiques du monde entier étaient réunis pour se pencher sur les conditions du « dividende démographique », ou comment faire en sorte qu’une main-d’œuvre jeune et productive stimule une croissance économique plus rapide que celle de la population et, par conséquent, une augmentation du PIB par habitant. Je me réjouis que tous les participants, ministres des finances et autres représentants des plus hauts responsables africains, aient manifesté une conviction unanime : l’autonomisation des femmes, qui passe pour beaucoup par l’accès aux services de santé procréative, est essentielle à une croissance inclusive et durable.

Comment notre hôpital au bord de la faillite est devenu un modèle de gestion basée sur la performance ?

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En 2014 nous avons repris la direction de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (HGOPY). Nous avons récupéré une institution confrontée à un endettement structurel chronique, avec de nombreux équipements et locaux vétustes. Aucun plan d’amortissement de la dette n’avait été mis en place et les dépenses non compressibles telles que les salaires et avantages des personnels étaient très élevés.

 



Ce genre de situation était malheureusement fréquent dans de nombreux établissements qui ont subi de plein fouet la crise économique et sociale qui a suivi l’ajustement structurel dans les pays africains. Le système de santé n’a pas été en reste. La décision d’augmenter les tarifs des prestations médicales a pénalisé les plus pauvres et limité leur accès aux soins de santé. Cela n’a pas tardé à avoir des conséquences sur les taux de mortalité maternelle et infantile qui ont augmenté.

Pour faire face à cette situation, les pays africains ont signé en 2000 la Déclaration d’Abuja, les engageant à consacrer au moins 15% de leur budget national à la santé. Au-delà de l’objectif de l’accès universel aux soins, le secteur devait améliorer sa performance, son efficacité et son efficience.

Pourquoi la Banque mondiale soutient la Côte d’Ivoire ?

Pierre Laporte's picture
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5 milliards de dollars USD (soit 2500 milliards F CFA),  sur les 15,4 milliards promis par la communauté internationale le 17 Mai 2016 à Paris à l’issue de la première journée du Groupe Consultatif sur la Côte d’ivoire. Telle est la somme que le Groupe de la Banque mondiale (IDA, IFC, MIGA) va engager pour financer le  second Plan National de Développement (PND)  ivoirien couvrant la période  2016-2020.  Il s’agit du double de la somme engagée au cours de la période précédente (2012-2016), preuve, s’il en faut, que la Banque mondiale est plus que jamais déterminée à accompagner le pays sur la voie de l’émergence.  Ce nouveau cadre de partenariat entre notre institution et la Côte d’Ivoire marque un tournant important.

L’épidémie d’Ebola est peut-être bientôt finie, mais l’urgence demeure

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En mai, l’Organisation mondiale de la santé a publié les chiffres (a) relatifs au nombre d’agents de santé touchés par Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Ces chiffres sont saisissants : pour ces travailleurs héroïques, la probabilité de contracter le virus est 21 à 32 fois supérieure à celle d’un citoyen lambda.

Le secteur de la santé au Cameroun : que les résultats soient votre quête, et les changements vos résultats

Emmanuel Maina Djoulde's picture
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Une approche innovante pour le renforcement du système de santé au Cameroun


En tant que président du comité de pilotage du Projet d’Appui aux Investissements dans le secteur de la santé au Cameroun, j’ai été agréablement surpris par le caractère innovant de l’approche « financement basé sur la performance » ainsi que par son impact transformateur.

Souvenons-nous des orphelins d’Ebola mais n'oublions pas non plus les autres enfants touchés par l’épidémie

David Evans's picture
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UNICEF/Mark Naftalin

L’information diffusée par les médias sur l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest attire souvent l’attention sur les enfants orphelins. Reportage après reportage, des histoires déchirantes (a) nous parviennent d’enfants qui ont perdu leurs parents à cause du virus Ebola et qui sont parfois même rejetés par leur communauté. Ces enfants méritent notre attention, car chacun sait que la perte d’un parent est lourde de conséquences à court et à long terme. Des travaux empiriques menés au Kenya (a), en Afrique du Sud (a), en Tanzanie (a) et dans l’ensemble du continent font apparaître que les résultats scolaires des enfants devenus orphelins se détériorent rapidement. Certaines observations en Tanzanie montrent que ces impacts négatifs sur l’éducation et la santé continuent de se faire sentir jusqu’à l’âge adulte. 

Qui apportera de la valeur ajoutée à l’Afrique ? Qui soignera ? Qui construira ?

Andreas Blom's picture
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 Dasan Bobo/World Bank​En tant qu’économiste, spécialisé dans le secteur de l’éducation à la Banque mondiale, je passe souvent en revue  de nombreuses stratégies pays ou sectorielles dissertant sur la meilleure façon de développer l’Afrique et d’y atteindre une croissance économique élevée.
 
Et à chaque fois je me demande: mais qui le fera ? Qui apportera de la valeur ajoutée aux exportations africaines ? Qui construira ? Qui inventera ? Qui soignera ?
La réponse est évidente : ce sont les jeunes fraîchement diplômés des universités africaines et des instituts de formation. Certes, mais dans ce cas nous avons un problème : il n’y a tout simplement pas assez de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) à l’heure actuelle sur le continent et la qualité des formations est très inégale.