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Technologies de l’information et des communications

Le projet Central African Backbone, moelle épinière de la révolution numérique au Gabon

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Photo : O. Hebga/World Bank

En 2010, le Gabon accusait un retard considérable dans le secteur du numérique. Les coûts d’accès à internet étaient exorbitants et la qualité de service laissait à désirer. Cela était principalement dû à la situation de monopole de l’opérateur historique, Gabon Télécom, et au manque d’infrastructure de transport fibre optique dans le pays. De plus, le cadre légal et règlementaire du secteur ne permettait pas d’attirer les investissements du secteur privé.

Qui apportera de la valeur ajoutée à l’Afrique ? Qui soignera ? Qui construira ?

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 Dasan Bobo/World Bank​En tant qu’économiste, spécialisé dans le secteur de l’éducation à la Banque mondiale, je passe souvent en revue  de nombreuses stratégies pays ou sectorielles dissertant sur la meilleure façon de développer l’Afrique et d’y atteindre une croissance économique élevée.
 
Et à chaque fois je me demande: mais qui le fera ? Qui apportera de la valeur ajoutée aux exportations africaines ? Qui construira ? Qui inventera ? Qui soignera ?
La réponse est évidente : ce sont les jeunes fraîchement diplômés des universités africaines et des instituts de formation. Certes, mais dans ce cas nous avons un problème : il n’y a tout simplement pas assez de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) à l’heure actuelle sur le continent et la qualité des formations est très inégale.