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Pauvreté

Évaluer « l’empreinte pauvreté » des projets de la Banque mondiale pour le Cadre de partenariat-pays du Burkina-Faso

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Carte 1 : Répartition spatiale de la portefeuile du Burkina Faso

Caractérisé par une population dont près de la moitié (soit environ 8 millions d’habitants) vit en-dessous du seuil de pauvreté, le Burkina Faso ambitionne de poursuivre sa percée dans ce long et dur chemin vers la réalisation de son double objectif de développement : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité plus inclusive. À chaque exercice financier, la Banque mondiale engage, depuis 2015, plus de 300 millions de dollars des ressources de l’Agence internationale de développement (IDA) en faveur des projets de développement au Burkina Faso. Elle fournit également un ensemble de services composé de travaux analytiques et de conseils stratégiques visant à renseigner les stratégies et politiques nationales de développement dans le pays. 

Sur la voie de la résilience : la réduction des risques climatiques et de catastrophes naturelles en Afrique

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Alors que 60 millions de personnes en Afrique sont dans l’attente d’une aide humanitaire en raison du phénomène climatique El Niño, dont l’incidence cette année atteint un niveau sans précédent depuis plusieurs décennies, la Banque mondiale s’emploie activement à aider 14 pays à mettre en place des programmes de redressement, avec des engagements qui se chiffrent à plus de 500 millions de dollars. (Photo : Flore de Preneuf / Banque mondiale

Sécheresses, inondations, glissements de terrain, tempêtes : ces catastrophes naturelles liées aux conditions météorologiques se produisent régulièrement, mais leur fréquence et leur intensité sont vouées à augmenter sous l’effet du changement climatique. Depuis 1970, l’Afrique a connu plus de 2 000 catastrophes naturelles, dont près de la moitié au cours des dix dernières années seulement. Ces événements ont touché plus de 460 millions de personnes et causé le décès de 880 000 d’entre elles. Les estimations indiquent que 118 millions d’Africains vivant dans l’extrême pauvreté (avec moins de 1,25 dollar par jour) seront exposés d’ici 2030 à des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur extrême. Ces catastrophes à répétition entravent la croissance économique et privent encore davantage les populations démunies de la possibilité d’échapper à la pauvreté.

Les variations des indices des prix à la consommation constituent-elles un indicateur fiable des variations du coût de la vie ?

Andrew Dabalen's picture
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Ce billet s’inscrit dans le cadre d’une série consacrée aux conclusions du rapport Poverty in a Rising Africa, publié en intégralité par la Banque mondiale ce mois-ci. Nous vous invitons à poser vos questions et à faire part de vos commentaires sur ce billet et sur les autres articles de cette série.

L’indice des prix à la consommation (IPC) est l’outil de mesure de l’inflation le plus couramment utilisé dans le monde, y compris en Afrique. On peut toutefois se demander si les IPC reflètent de manière fiable les variations réelles du coût de la vie. Et si tel n’est pas le cas, en quoi biaisent-ils notre compréhension de l’évolution de la pauvreté dans la région ?

L’IPC est calculé à partir d’un panier fixe et normalement représentatif de biens et services fournis sur le marché national afin de mesurer l’indice du coût de la vie. Pour suivre les tendances de la consommation, les pondérations du panier doivent être régulièrement actualisées, ce qui n’est souvent pas le cas. La plupart sont actualisées tous les 10 ans, voire plus rarement, et sont donc de moins en moins représentatives des articles achetés par les consommateurs.

Des données internationalement comparables sur les acquis des élèves ouvrent la voie à une réforme de l’enseignement en Afrique

Makhtar Diop's picture
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En Afrique, la plupart des parents vous diront que l’éducation de leurs enfants est l’investissement le plus important qu’ils puissent faire. Au cours de la dernière décennie, l’accès à l’école a considérablement progressé, et, aujourd’hui, dans des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Rwanda et la Zambie, le taux net de scolarisation au cycle primaire est supérieur à 90 %. Cependant, à l’échelle du continent africain, le taux d’achèvement de l’école primaire et le taux d’alphabétisation des jeunes restent bien trop faibles.

La réalité sur les indices des prix à la consommation en Afrique

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Les indices des prix à la consommation (IPC) font parfois l'objet de débats houleux. En 2013, les projets de l'administration américaine visant à revoir l’indexation des prestations de sécurité sociale sur l’inflation a déclenché une vague de manifestations parmi les employés fédéraux (a). La nouvelle méthode, qui reposait sur une nouvelle version de l’IPC, était conçue pour s’ajuster plus précisément au comportement de substitution du consommateur. Ainsi, les consommateurs auront tendance à acheter des fraises à la place des myrtilles si le prix des myrtilles augmente de manière disproportionnée. L’absence de prise en compte de ce facteur crée un biais de substitution dans l’IPC. Néanmoins, cette mesure s'est avérée extrêmement impopulaire, notamment parce qu’elle a été perçue, selon les mots de Paul Krugman, comme « une réduction pure et simple des prestations » (a). Le président Obama a finalement abandonné la proposition.

Le développement, c’est aussi et toujours de savoir lire et écrire

Luc Christiaensen's picture
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Aujourd'hui, en Afrique, quatre enfants sur cinq en âge de fréquenter l’école primaire sont effectivement scolarisés, sachant en outre que d’autres commencent l’école plus tardivement. Il s’agit d’un changement majeur et d’une grande avancée, et cela devrait être de bon augure pour les générations futures du continent. Il y a seulement deux décennies, à peine la moitié des enfants africains allaient à l’école. Les progrès ont été encore plus rapides pour les filles, puisque l’écart avec les garçons en matière de taux de scolarisation en primaire n’est plus que de quatre points de pourcentage (contre huit en 1995).

L’attention portée à l’éducation s’est accrue considérablement à la suite de l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement en 2000. Les progrès de la scolarisation ont été tels que l’éducation a perdu la place prioritaire qu’elle occupait auparavant dans l’ordre du jour des instances internationales. Depuis 2000, on s’attelle aux solutions, le problème de l’analphabétisme semble sous contrôle, et l’attention s’est portée ailleurs.

Or, comme l’a montré récemment la Banque mondiale dans son rapport intitulé Poverty in a Rising Africa, 42 % des adultes en Afrique sont toujours analphabètes (contre 46 % en 1995), soit près de deux adultes sur cinq, ce qui correspond au nombre colossal de 215 millions de personnes. En outre, cela ne signifie pas que le reste de la population maîtrise la lecture et l’écriture. Les tests utilisés pour évaluer ces aptitudes sont rudimentaires, et le taux brut de scolarisation dans le secondaire n’est toujours que de 46 %.

Quand la croissance économique ne suffit pas?

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L’économie africaine a progressé à un rythme annuel de 4,5 % entre 1995 et 2013. Cette croissance économique alerte est allée de pair avec des avancées appréciables sur le plan du bien-être des populations : les Africains qui viennent aujourd’hui au monde vivront 6,2 ans de plus que les enfants nés en 2000 ; la prévalence de la malnutrition chronique chez les moins de cinq ans a reculé de six points de pourcentage ; et le nombre de décès dus à des violences politiques a fortement baissé, de 20 (à la fin des années 1990) à quatre par événement violent. De plus, l’émancipation des individus gagne du terrain, ce qui se traduit notamment par une participation accrue des femmes aux décisions du ménage.

Dans le même temps, deux adultes sur cinq sont toujours analphabètes, le compteur de l’espérance de vie est bloqué à 57 ans (dix ans de moins qu’en Asie du Sud) et la recrudescence des événements violents est manifeste depuis 2010. Le défi du développement humain reste donc considérable. D’autant que dans les pays riches en ressources, qui sont pour beaucoup dans cette renaissance de l’Afrique, les citoyens n’ont pas bénéficié d’une amélioration proportionnée de leur niveau d’éducation ou de santé, bien au contraire : les résultats présentés dans le dernier rapport de la Banque mondiale, Poverty in a Rising Africa, montrent que ces pays sont les moins performants quand il s’agit de convertir cette manne économique en gains de développement humain.

L’éducation pour tous dans une Afrique en plein essor

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Exceptionnelle, la croissance économique du continent africain suscite pourtant des inquiétudes quant au partage de ses fruits. La croissance ne peut pas tout. Avec des inégalités tenaces et sans mobilité sociale, les enfants ne naissent pas égaux.

La région a obtenu de véritables progrès en termes de scolarisation : selon l’UNESCO, le taux net ajusté de scolarisation en primaire est passé de 59 % en 1999 à 79 % en 2012. L’éducation devient donc plus inclusive. Mais tous les enfants africains n’ont pas les mêmes atouts en main.

On peut mesurer les progrès de l’égalité des chances scolaires en examinant l’évolution de la mobilité intergénérationnelle dans l’éducation : les enfants ont-ils une mobilité supérieure à celle de leurs parents sur « l’échelle » des études ? Le rapport Poverty in a Rising Africa se penche sur l’évolution de la transmission intergénérationnelle de l’éducation sur une période de 50 ans. Pour cela, il s’appuie sur deux indicateurs souvent utilisés pour apprécier cette mobilité : le gradient intergénérationnel et le coefficient de corrélation entre les années d’études des parents et des enfants. Le premier est un simple coefficient de régression de l’éducation des parents pour prédire le niveau d’éducation des enfants. Il mesure le phénomène de persistance d’une génération à l’autre. Plus sa valeur est faible, plus la mobilité intergénérationnelle est forte. Le second indicateur permet d’apprécier la part de la variabilité de l’éducation des enfants déterminée par l’éducation des parents : là encore, plus la valeur est faible, plus la mobilité intergénérationnelle est forte.

Enquêtes auprès des ménages : les failles des mesures usuelles de la pauvreté

Isis Gaddis's picture
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On mesure traditionnellement la pauvreté et les inégalités à l’échelon des ménages, en supposant par conséquent que les ressources sont mises en commun et partagées de manière égale entre les membres d’un ménage. Ainsi, pour ses nouvelles estimations de la pauvreté dans le monde, le Groupe de la Banque mondiale a pris pour base la consommation par personne, c’est-à-dire la moyenne de la consommation des différents membres du ménage.
 
Si la consommation par personne est inférieure au nouveau seuil international de pauvreté fixé à 1,90 dollars par jour, tous les membres du ménage sont considérés comme pauvres. Si, en revanche, la consommation est supérieure à ce seuil, aucun membre du ménage n’est considéré comme pauvre. Cette mesure servira également à suivre les avancées en direction du premier des Objectifs de développement durable récemment adoptés : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030.
 

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