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Développement urbain

Des interventions urbaines ciblées pour redonner à Kinshasa sa splendeur d’antan

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​Photo aérienne : le quartier de la Gombe vue du Ciel. Photo: Dina Ranarifidy/Banque mondiale


Sur la route menant de l’aéroport de N’djili au centre-ville de Kinshasa, préparez-vous à vivre une expérience urbaine unique : si le chaos ambiant, les embouteillages et les rues surpeuplées ne sont pas sans rappeler d’autres villes africaines, à Kinshasa - Kin comme la surnomment affectueusement les habitants - tout est plus grand, plus rapide et plus bruyant...
 
La capitale de la République démocratique du Congo (RDC) est un festival pour les sens, où les extrêmes semblent coexister en parfaite harmonie : des citadins aisés cohabitent avec ceux luttant pour leur survie quotidienne, des gratte-ciels à l’architecture futuriste côtoient de larges bidonvilles... Bien que la pauvreté soit visiblement frappante, le désir de vivre, le dynamisme des cultures locales et la manifestation vivante des expressions artistiques et culturelles forgent le caractère des Kinois.

La place des villes dans un Sénégal émergent

Salim Rouhana's picture
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Avec près de la moitié de la population résidant en zones urbaines, le Sénégal présente un taux d’urbanisation supérieur à la moyenne observée en Afrique subsaharienne (40 %). Dans ce pays, la proportion de citadins a quasiment doublé ces dernières décennies — de 23 % dans les années 1960, elle est passée à 43 % en 2013  et devrait s’établir à 60 % à l’horizon 2030. Certes, cet essor s’accompagne d’immenses défis, mais il offre aussi aux responsables sénégalais l’occasion d’opérer une transformation structurelle de l’économie.

Comprendre les marchés fonciers urbains en Afrique de l’Ouest

Alain Durand-Lasserve's picture
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Les difficultés d’accès à la terre et la multiplication des conflits fonciers sont devenues des préoccupations majeures pour les habitants des villes d’Afrique de l’Ouest. Bien que la volonté politique de s’attaquer aux problèmes fonciers soit de plus en plus affirmée au plus haut niveau, les décideurs publics ne savent cependant pas toujours très bien par où l’action publique doit commencer tant la question des marchés fonciers est à la fois complexe et épineuse. 

La première étape est tout simplement de chercher à comprendre le fonctionnement des marchés fonciers dans ces villes qui sont caractérisées par le pluralisme des droits fonciers.  Les études existantes se limitent cependant le plus souvent au seul marché foncier formel dont le développement et la généralisation sont présentés comme le seul moyen d’assurer la sécurité de la tenure foncière. Or, réduire ainsi l’étude des marchés fonciers ne permet pas de comprendre pourquoi 60 à 80% des habitants des ville vivent dans des quartiers informels où la sécurité de la tenure n’est pas garantie, ni de répondre aux problèmes auxquels sont confrontées les villes de la région : une croissance spatiale incontrôlée, une grande insécurité foncière pour les exploitants agricoles dans les zones périurbaines et l’hinterland rural où dominent encore largement les régimes fonciers coutumiers, l’épuisement des réserves foncières de l’Etat—qui avaient contribué à l’offre de terrains au cours des dernières décennies de croissance urbaine—et l’aggravation des conflits fonciers—source de déstabilisation politique.