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Les variations des indices des prix à la consommation constituent-elles un indicateur fiable des variations du coût de la vie ?

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Ce billet s’inscrit dans le cadre d’une série consacrée aux conclusions du rapport Poverty in a Rising Africa, publié en intégralité par la Banque mondiale ce mois-ci. Nous vous invitons à poser vos questions et à faire part de vos commentaires sur ce billet et sur les autres articles de cette série.

L’indice des prix à la consommation (IPC) est l’outil de mesure de l’inflation le plus couramment utilisé dans le monde, y compris en Afrique. On peut toutefois se demander si les IPC reflètent de manière fiable les variations réelles du coût de la vie. Et si tel n’est pas le cas, en quoi biaisent-ils notre compréhension de l’évolution de la pauvreté dans la région ?

L’IPC est calculé à partir d’un panier fixe et normalement représentatif de biens et services fournis sur le marché national afin de mesurer l’indice du coût de la vie. Pour suivre les tendances de la consommation, les pondérations du panier doivent être régulièrement actualisées, ce qui n’est souvent pas le cas. La plupart sont actualisées tous les 10 ans, voire plus rarement, et sont donc de moins en moins représentatives des articles achetés par les consommateurs.

La production de connaissances, un outil indispensable d’accompagnement des politiques publiques en Afrique

Françoise Rivière's picture
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L’Agence Française de Développement et la Banque mondiale se sont associées afin de publier vingt ouvrages en cinq ans portant sur différentes dimensions du développement en Afrique. Mieux appréhender les défis agricoles ainsi que les enjeux démographiques, climatiques et environnementaux auxquels sont confrontés les pays africains, comprendre, afin de les améliorer, les modalités possibles de financement des infrastructures, des villes ou encore des filets sociaux destinés aux plus vulnérables, sont autant de sujets abordés dans la collection « L’Afrique en Développement ». Il s’agit de travaux de recherche approfondis, dont les résultats ont rappelé les spécificités du continent et la diversité des contextes. Au-delà, comment créer les conditions d’une recherche qui soit à la hauteur des enjeux et au service des politiques publiques ? Deux ingrédients nous semblent nécessaires : une production de données originales, et une recherche connectée au monde mais surtout ancrée dans la réalité africaine et tournée vers les politiques publiques.

Des données internationalement comparables sur les acquis des élèves ouvrent la voie à une réforme de l’enseignement en Afrique

Makhtar Diop's picture
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En Afrique, la plupart des parents vous diront que l’éducation de leurs enfants est l’investissement le plus important qu’ils puissent faire. Au cours de la dernière décennie, l’accès à l’école a considérablement progressé, et, aujourd’hui, dans des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Rwanda et la Zambie, le taux net de scolarisation au cycle primaire est supérieur à 90 %. Cependant, à l’échelle du continent africain, le taux d’achèvement de l’école primaire et le taux d’alphabétisation des jeunes restent bien trop faibles.

La réalité sur les indices des prix à la consommation en Afrique

Isis Gaddis's picture
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Les indices des prix à la consommation (IPC) font parfois l'objet de débats houleux. En 2013, les projets de l'administration américaine visant à revoir l’indexation des prestations de sécurité sociale sur l’inflation a déclenché une vague de manifestations parmi les employés fédéraux (a). La nouvelle méthode, qui reposait sur une nouvelle version de l’IPC, était conçue pour s’ajuster plus précisément au comportement de substitution du consommateur. Ainsi, les consommateurs auront tendance à acheter des fraises à la place des myrtilles si le prix des myrtilles augmente de manière disproportionnée. L’absence de prise en compte de ce facteur crée un biais de substitution dans l’IPC. Néanmoins, cette mesure s'est avérée extrêmement impopulaire, notamment parce qu’elle a été perçue, selon les mots de Paul Krugman, comme « une réduction pure et simple des prestations » (a). Le président Obama a finalement abandonné la proposition.

Le développement, c’est aussi et toujours de savoir lire et écrire

Luc Christiaensen's picture
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Aujourd'hui, en Afrique, quatre enfants sur cinq en âge de fréquenter l’école primaire sont effectivement scolarisés, sachant en outre que d’autres commencent l’école plus tardivement. Il s’agit d’un changement majeur et d’une grande avancée, et cela devrait être de bon augure pour les générations futures du continent. Il y a seulement deux décennies, à peine la moitié des enfants africains allaient à l’école. Les progrès ont été encore plus rapides pour les filles, puisque l’écart avec les garçons en matière de taux de scolarisation en primaire n’est plus que de quatre points de pourcentage (contre huit en 1995).

L’attention portée à l’éducation s’est accrue considérablement à la suite de l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement en 2000. Les progrès de la scolarisation ont été tels que l’éducation a perdu la place prioritaire qu’elle occupait auparavant dans l’ordre du jour des instances internationales. Depuis 2000, on s’attelle aux solutions, le problème de l’analphabétisme semble sous contrôle, et l’attention s’est portée ailleurs.

Or, comme l’a montré récemment la Banque mondiale dans son rapport intitulé Poverty in a Rising Africa, 42 % des adultes en Afrique sont toujours analphabètes (contre 46 % en 1995), soit près de deux adultes sur cinq, ce qui correspond au nombre colossal de 215 millions de personnes. En outre, cela ne signifie pas que le reste de la population maîtrise la lecture et l’écriture. Les tests utilisés pour évaluer ces aptitudes sont rudimentaires, et le taux brut de scolarisation dans le secondaire n’est toujours que de 46 %.

Les infrastructures en Afrique : les avancées depuis cinq ans

Vivien Foster's picture
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Publié en 2010, le rapport inaugural de la collection « Africa Development Forum » intitulé Infrastructures africaines : une transformation impérative, est le fruit d’un concours de circonstances inhabituel : rarement les donateurs auront mobilisé autant de fonds pour assurer la collecte de données primaires et la conduite de travaux analytiques sur les infrastructures ; rarement la direction de la Banque mondiale aura affecté autant de moyens humains sur autant d’années à l’étude de ces questions ; et rarement un projet visant à réunir des informations sur les infrastructures aura réuni un tel éventail de parties prenantes, y compris les grandes instances régionales d’Afrique. Le facteur déclenchant est à rechercher dans l’engagement politique pris au plus haut niveau en faveur des infrastructures en Afrique, à l’occasion du sommet du G8 de Gleneagles, en 2005, sur la base du rapport pour l’Afrique de la commission Blair.

Quand la croissance économique ne suffit pas?

Luc Christiaensen's picture
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L’économie africaine a progressé à un rythme annuel de 4,5 % entre 1995 et 2013. Cette croissance économique alerte est allée de pair avec des avancées appréciables sur le plan du bien-être des populations : les Africains qui viennent aujourd’hui au monde vivront 6,2 ans de plus que les enfants nés en 2000 ; la prévalence de la malnutrition chronique chez les moins de cinq ans a reculé de six points de pourcentage ; et le nombre de décès dus à des violences politiques a fortement baissé, de 20 (à la fin des années 1990) à quatre par événement violent. De plus, l’émancipation des individus gagne du terrain, ce qui se traduit notamment par une participation accrue des femmes aux décisions du ménage.

Dans le même temps, deux adultes sur cinq sont toujours analphabètes, le compteur de l’espérance de vie est bloqué à 57 ans (dix ans de moins qu’en Asie du Sud) et la recrudescence des événements violents est manifeste depuis 2010. Le défi du développement humain reste donc considérable. D’autant que dans les pays riches en ressources, qui sont pour beaucoup dans cette renaissance de l’Afrique, les citoyens n’ont pas bénéficié d’une amélioration proportionnée de leur niveau d’éducation ou de santé, bien au contraire : les résultats présentés dans le dernier rapport de la Banque mondiale, Poverty in a Rising Africa, montrent que ces pays sont les moins performants quand il s’agit de convertir cette manne économique en gains de développement humain.

L’éducation pour tous dans une Afrique en plein essor

Eleni Abraham Yitbarek's picture
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Exceptionnelle, la croissance économique du continent africain suscite pourtant des inquiétudes quant au partage de ses fruits. La croissance ne peut pas tout. Avec des inégalités tenaces et sans mobilité sociale, les enfants ne naissent pas égaux.

La région a obtenu de véritables progrès en termes de scolarisation : selon l’UNESCO, le taux net ajusté de scolarisation en primaire est passé de 59 % en 1999 à 79 % en 2012. L’éducation devient donc plus inclusive. Mais tous les enfants africains n’ont pas les mêmes atouts en main.

On peut mesurer les progrès de l’égalité des chances scolaires en examinant l’évolution de la mobilité intergénérationnelle dans l’éducation : les enfants ont-ils une mobilité supérieure à celle de leurs parents sur « l’échelle » des études ? Le rapport Poverty in a Rising Africa se penche sur l’évolution de la transmission intergénérationnelle de l’éducation sur une période de 50 ans. Pour cela, il s’appuie sur deux indicateurs souvent utilisés pour apprécier cette mobilité : le gradient intergénérationnel et le coefficient de corrélation entre les années d’études des parents et des enfants. Le premier est un simple coefficient de régression de l’éducation des parents pour prédire le niveau d’éducation des enfants. Il mesure le phénomène de persistance d’une génération à l’autre. Plus sa valeur est faible, plus la mobilité intergénérationnelle est forte. Le second indicateur permet d’apprécier la part de la variabilité de l’éducation des enfants déterminée par l’éducation des parents : là encore, plus la valeur est faible, plus la mobilité intergénérationnelle est forte.

10 raisons de garder un œil sur l’Afrique en 2016

Caroline Kende-Robb's picture
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Alors que l’année 2016 se profile sous le signe de l’incertitude et de l’instabilité, elle s’annonce également riche en progrès potentiels. L’Afrique devrait profiter de ces grandes évolutions et en initier quelques-unes.
 
La conjoncture internationale est sans conteste difficile, avec le ralentissement de la croissance, les secousses des places boursières, l’effondrement des cours des matières premières et les risques émanant des pays émergents (de Chine notamment) — sans oublier la hausse du nombre de réfugiés, les tensions géopolitiques et les menaces découlant de l’extrémisme violent.

Filets sociaux en Afrique : de nouvelles méthodes de ciblage pour atteindre les populations pauvres et vulnérables

Carlo del Ninno's picture
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La mise en place de filets sociaux bien ciblés en Afrique subsaharienne pourrait fortement contribuer à protéger le bien-être des ménages pauvres et vulnérables. Dans une région qui est la plus pauvre du monde mais aussi l’une de celles où les inégalités sont les plus marquées, les programmes de transferts sociaux ciblés constituent un moyen efficace de lutter contre la pauvreté et de parvenir à une prospérité partagée. Cependant, les ressources disponibles pour les filets de protection sociale sont rares et la plupart des pays d’Afrique ont du mal à identifier les ménages qui en ont le plus besoin. C’est pourquoi il est nécessaire de disposer de données attestant de l’efficacité du ciblage de ces programmes si l’on veut pouvoir justifier de l’utilisation des ressources existantes, convaincre du bien-fondé d’investissements supplémentaires et orienter les efforts déployés par les pays pour améliorer la couverture sociale, à la fois pour les ménages vivant dans une pauvreté chronique et pour ceux qui connaissent une pauvreté transitoire.

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