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Le dividende démographique africain sous de bons auspices

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Si l’on en croit l’actualité de la recherche, il y a lieu d’être optimiste en ce qui concerne la situation de la démographie et du développement en Afrique. Bien que les taux de croissance de la population resteront élevés pendant encore un certain temps, on voit se profiler à l’horizon une tendance plus profonde : celle d’un déclin généralisé de la fécondité. Ces signaux, conjugués à l’amorce de changements dans l’économie, laissent présager un tournant positif pour l’Afrique. Comme tous ceux qui ont grandi à Calcutta, j’ai été nourri au poème bengali Africa de Rabindranath Tagore : à propos des forces du colonialisme, l’écrivain évoque la « cupidité barbare de la civilisation » qui réprime le potentiel dont regorge ce continent. Aujourd’hui, l’Afrique a rendez-vous avec son histoire.

Nourrir l’Afrique de l’Ouest : un agenda pour le commerce régional

Jean-Christophe Maur's picture
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L’agriculture est la pierre angulaire des économies africaines : en Afrique subsaharienne, les produits de base — le bétail et la viande, les céréales, les légumineuses, les racines et les tubercules — constituent les principales sources d’apports caloriques. En Afrique de l’Ouest, où vivent 300 millions de personnes, l’agriculture emploie 60 % de la population active. Mais malgré son immense potentiel, la région devient dépendante des importations de denrées alimentaires pour couvrir ses besoins de consommation : celles-ci ont plus que triplé en dix ans.

L’épidémie d’Ebola est peut-être bientôt finie, mais l’urgence demeure

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En mai, l’Organisation mondiale de la santé a publié les chiffres (a) relatifs au nombre d’agents de santé touchés par Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Ces chiffres sont saisissants : pour ces travailleurs héroïques, la probabilité de contracter le virus est 21 à 32 fois supérieure à celle d’un citoyen lambda.

Le secteur de la santé au Cameroun : que les résultats soient votre quête, et les changements vos résultats

Emmanuel Maina Djoulde's picture
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Une approche innovante pour le renforcement du système de santé au Cameroun


En tant que président du comité de pilotage du Projet d’Appui aux Investissements dans le secteur de la santé au Cameroun, j’ai été agréablement surpris par le caractère innovant de l’approche « financement basé sur la performance » ainsi que par son impact transformateur.

Dividende démographique en Afrique : quelles retombées pour la croissance et la réduction de la pauvreté ?

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Total dependency ratio, 1950-2030
Taux de dépendance total, 1950-2030 *


Entre 1950 et 2014, la population africaine a progressé à un rythme annuel de 2,6 %, soit nettement plus vite que la moyenne mondiale, estimée à 1,7 % selon des données de projection des Nations Unies (a). Durant cette période, l’Afrique a connu une transition démographique : le taux de mortalité, auparavant très élevé, a reculé, tandis que le taux de fécondité, lui, est resté élevé. D’autres régions du monde, et surtout l’Asie de l’Est, ont su profiter de leur transition pour accélérer leur croissance et tirer parti du fameux « dividende démographique ». Au tour de l’Afrique de saisir cette opportunité !

Souvenons-nous des orphelins d’Ebola mais n'oublions pas non plus les autres enfants touchés par l’épidémie

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UNICEF/Mark Naftalin

L’information diffusée par les médias sur l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest attire souvent l’attention sur les enfants orphelins. Reportage après reportage, des histoires déchirantes (a) nous parviennent d’enfants qui ont perdu leurs parents à cause du virus Ebola et qui sont parfois même rejetés par leur communauté. Ces enfants méritent notre attention, car chacun sait que la perte d’un parent est lourde de conséquences à court et à long terme. Des travaux empiriques menés au Kenya (a), en Afrique du Sud (a), en Tanzanie (a) et dans l’ensemble du continent font apparaître que les résultats scolaires des enfants devenus orphelins se détériorent rapidement. Certaines observations en Tanzanie montrent que ces impacts négatifs sur l’éducation et la santé continuent de se faire sentir jusqu’à l’âge adulte. 

Qui apportera de la valeur ajoutée à l’Afrique ? Qui soignera ? Qui construira ?

Andreas Blom's picture
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 Dasan Bobo/World Bank​En tant qu’économiste, spécialisé dans le secteur de l’éducation à la Banque mondiale, je passe souvent en revue  de nombreuses stratégies pays ou sectorielles dissertant sur la meilleure façon de développer l’Afrique et d’y atteindre une croissance économique élevée.
 
Et à chaque fois je me demande: mais qui le fera ? Qui apportera de la valeur ajoutée aux exportations africaines ? Qui construira ? Qui inventera ? Qui soignera ?
La réponse est évidente : ce sont les jeunes fraîchement diplômés des universités africaines et des instituts de formation. Certes, mais dans ce cas nous avons un problème : il n’y a tout simplement pas assez de diplômés en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM) à l’heure actuelle sur le continent et la qualité des formations est très inégale.

Cinq idées révolutionnaires — mais pas forcément consensuelles — pour transformer l’Afrique

Steven Kapoloma's picture
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Lors d’une récente conférence intitulée Africa Big Ideas, des experts de la Banque mondiale s’étaient fixés pour objectif de bouleverser les idées reçues sur l’Afrique. Marcelo Giugale, directeur des programmes de politique économique et de lutte contre la pauvreté pour la Région Afrique de la Banque mondiale, a rappelé comment les transferts conditionnels en espèces, soit le principe de donner de l’argent liquide aux pauvres, inauguré voici plus de 20 ans au Mexique, avait suscité l’hostilité de nombreux experts du développement, y compris à la Banque mondiale. Aujourd’hui, ce dispositif en place dans plus de 70 pays en développement a fait ses preuves et est aujourd’hui reconnu comme un dispositif pour réduire la pauvreté.

La recherche au service de la lutte contre la pauvreté en Afrique

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Une petite fille joue avec un pneu de bicyclette dans le bidonville de Korogocho,à Nairobi au Kenya @Fondation Gates

Bien que l’Afrique subsaharienne connaisse une croissance économique soutenue depuis près de deux décennies, l’extrême pauvreté continue d’y sévir : environ un Africain sur deux (49 % selon nos estimations les plus fiables) vivait avec moins de 1,25 dollar par jour en 2010 (aux prix de 2005). Certes, c’est neuf points de moins qu’en 1999 mais, en dépit de ce recul exceptionnel, le sentiment général est celui de progrès bien trop lents. Si l’essor de l’Afrique est réel, avec des taux de croissance du PIB de plus de 6 % entre 2003 et 2013 (en exceptant l’Afrique du Sud, plus riche et moins dynamique que les autres pays de la région), le niveau de vie des populations les plus démunies ne croît pas aussi vite que le PIB…

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