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L'autre débat

Shanta Devarajan's picture

Pour ceux qui ont raté le débat entre Sarah Palin et Joseph Biden, les deux candidats à la vice-présidence des Etats-Unis, je vous offre une alternative—un débat entre le professeur Kako Nubukpo de l’Université de Lomé et moi-même.  Contrairement aux candidats américains, nous avons traité des sujets différents, mais peut-être plus pertinents pour l’Afrique : la zone CFA, l’agriculture, les politiques industrielles, le « consensus de Washington », la pauvreté et la croissance économique en Afrique, et l’avenir de l’économie togolaise.

 

Comments

Submitted by yohannes Anberbir on

Mr Shanta Devarajan,how are you this is yohannes from ethiopia a journalist working for the largest english buisness weekkly called Fortune. i attended your video conference last monday on the credit crunch.

At that moment you said that reducing public spending is a viable remedy to reduce ethiopian inflation which is currently reached 60pc on the other hand you told the medias that the US credit crunch will slow down capital flows and as well the amount of remitances to going to african countries.considering the two impacts of the credit crunch one can realise that it would worthen the economy africa specially those like ethiopia affected by infaltion and negative trade balance.

If the remittances and foriegn direct investments are afffected by the current financial crisis, it would be difficult for any government to reduce its spending that would balance foriegn direct innvestments. So how you recommend the ethiopian government to reduce its public spending? it would be nice to get your comment fastly as much as possibele.

Submitted by Anonymous on
Thank you for your question, Yohannes. Incidentally, our web manager, another Ethiopian, is also named Yohannes. The fact is that Ethiopia is running a large trade deficit (30 percent of GDP) and also a sizable current account deficit. These deficits are being financed by foreign inflows. If there is a cutback in these inflows, then either domestic investment has to go down or domestic savings (private plus public) have to go up (this is a definition, not a political statement). One way to increase public savings is to cut back public spending. The point is not to make this adjustment too drastic, so it may also be helpful to improve the competitiveness of the economy (by depreciating the real exchange rate), so that the amount of expenditure reduction will not have to be as great. Shanta

Submitted by Dr Ibrahima Diagne on

Dear Shanta,

First of all I would like to thank Pr Kako Nubukpo, the moderators and you for the excellent TV programme. I have been positively surprised by the quality of this debate.

Beside the specific subject the debate illustrated through your initiative a fresh approach of the World Bank in trying to involve more the Africans in decision impacting the continent. The debate demonstrated also the availability of competent local expertise in Africa.

In my view it would be beneficial to all the parties to expand the reach of this approach.

  • it would signal that the World Bank can listen thus helping to restore its badly damaged image in the continent
  • it would encourage local African expertise and communities to engage more in the processes knowing that their views would be taking into account
  • it would help to dispel the belief that Africa is a doomed continent with no desire for progress and condemn to survive on aid.

I would like to make some practical suggestion

  • Debates should be made available in a downloadable format. Such format would allow more convenient watching and more importantly would enable shareability
  • The World Bank could be more proactive in reaching wider African communities by for example making sure that key local universities / civil society organisations are aware of blogs and web page that could be relevant to African societies and economies.
  • Local World Bank representatives should be encouraged to take part/organise debates with local expertise on issues relevant to the community
  • In consequence of expanding the information reach it could be expected an empowerment of the communities and thus facilitate the realisation of World Bank funded programmes that reflect more accurately local needs.

Cordially

I. Diagne

Submitted by rabeta on
Nous serons de plus en plus misérables si nous continuons à obéir au FMI et à la Banque Mondiale. Quand on paie des salaires de misère aux salariés tout en sous- évaluant les produits agricoles, il ne faut pas espérer un développement du pays; Le FMI et la BM, par leur phobie de l'inflation , fabriquent la misère dans le tiers-monde. Il ne peut pas y avoir d'inflation si on augmente les salaires ouvriers en Afrique parce que les salaires des autochtones ne représentent qu'une fraction négligeable dans la masse monétaire . Pourquoi des pays comme le Danemark, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande sont-ils développés bien que leur économie soit essentiellement fondée sur l'agriculture? Tout simplement par ce qu'ils ont des salaires élevés, ce qui permet de payer les produits agricoles à un juste prix. Il y a des consommateurs solvables et donc de échanges. Chez nous, en Afrique subsaharienne, seuls sont vraiment des consommateurs, les étrangers et la bourgeoisie politique et administrative c'est à dire une classe très restreinte. La richesse n'irrigue pas toute la nation et la croissance du PIB alimente surtout l'importation c'est à dire enrichit d'abord et surtout les producteurs étrangers et les importateurs (voitures, voyages à l'extérieur, ciment, tôles etc...) C'est une économie parasitaire facteur d' une croissance extravertie, mortelle pour le pays et preuve de l'aliénation intellectuelle de nos responsables. Il faut tout faire pour avoir l'autosuffisance alimentaire c'est à dire soigner et développer sa propriété agricole parce que le monde va avoir bientôt des problèmes de nourriture habitué qu'il était aux engrais chimiques et aux pesticides qui sont des produits tirés du pétrole.

Submitted by rabeta on
Nous serons de plus en plus misérables si nous continuons à obéir au FMI et à la Banque Mondiale. Quand on paie des salaires de misère aux salariés tout en sous- évaluant les produits agricoles, il ne faut pas espérer un développement du pays; Le FMI et la BM, par leur phobie de l'inflation , fabriquent la misère dans le tiers-monde. Il ne peut pas y avoir d'inflation si on augmente les salaires ouvriers en Afrique parce que les salaires des autochtones ne représentent qu'une fraction négligeable dans la masse monétaire . Pourquoi des pays comme le Danemark, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande sont-ils développés bien que leur économie soit essentiellement fondée sur l'agriculture? Tout simplement par ce qu'ils ont des salaires élevés, ce qui permet de payer les produits agricoles à un juste prix. Il y a des consommateurs solvables et donc de échanges. Chez nous, en Afrique subsaharienne, seuls sont vraiment des consommateurs, les étrangers et la bourgeoisie politique et administrative c'est à dire une classe très restreinte. La richesse n'irrigue pas toute la nation et la croissance du PIB alimente surtout l'importation c'est à dire enrichit d'abord et surtout les producteurs étrangers et les importateurs (voitures, voyages à l'extérieur, ciment, tôles etc...) C'est une économie parasitaire facteur d' une croissance extravertie, mortelle pour le pays et preuve de l'aliénation intellectuelle de nos responsables. Il faut tout faire pour avoir l'autosuffisance alimentaire c'est à dire soigner et développer sa propriété agricole parce que le monde va avoir bientôt des problèmes de nourriture habitué qu'il était aux engrais chimiques et aux pesticides qui sont des produits tirés du petrole.

Submitted by Barry on

Qui peut me montrer un pays ayant eu une décollage économique ou même une croissance soutenue par les institutions internationales de Bretto W. et de l'aide au développment? Le décollage économique d'un pays, sa croissance durable et son émergence économqiue est le résultat d'une élite consciente de son rôle, qui projette l'avenir, s'engage dans un processus de création de richesse. Le reste est foutaise et sert à dépenser l'argent des contribuables occidentaux et africains.

Les grands spécialistes de Bretton W. savent justifier des dépenses, légitimer des missions, s'octroyer des contrats par personnes interposées (les bureaux et cabinets de consultances internationales avec des relais locaux). Le tout dans le mépris total de la pauvreté et de la misère des populations et des cadres pressés de recevoir des per diem de misère.

En Guinée, on a rédigé le DSRP avec 46% de personnes pauvres. On en a rédigé un second et la population pauvre a dépassé les 56%. Au troisième DSRP, nous serons 86% et au 4ème DSRP, nous serons tous pauvres. Voilà à quoi sert les cadres et les conseillers du système.

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