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Pour que la terre tourne….aussi à Madagascar : Vers un agenda de relance économique

Jacques Morisset's picture

Le déclin économique à Madagascar s’inscrit dans la durée. Depuis 1980, il n’y a que 7 pays en développement qui ont reporté une croissance de leur revenu par habitant moindre que Madagascar. Cette performance traduit des insuffisantes criantes en matière de développement humain et en infrastructure ainsi que des retards technologiques, qui sont les moteurs de la croissance. Ces signes, bien connus, sont  visibles à travers l'insuffisance et la détérioration des routes, le nombre d’enfants dans les rues et de jeunes à la recherche d’un emploi décent et par l’état des machines ou matériel, à commencer par les voitures (le seul pays au monde où les 2CV constituent la majorité de la flotte automobile). Pourtant, ils sont les conséquences et pas les causes de l’échec économique à Madagascar.

Cette note vise a identifier les causes derriere le declin economique de Madagascar en cherchant a comprendre pourquoi les gouvernements qui se sont succedes au pouvoir n'ont pas reussi a adopter les politiques economiques requises a la consolidation des resources humaines et de l'infrastucture du pays et a l'augmentation de sa capacite a adopter et adapter les connaissances technologiques. Apres avoir passe en revue plusieurs explications, l'accent sera mis sur la qualite insuffsante des institutions et le manque de gouvernnance.

Cliquez ici: Croissance-économique-et-pauvreté-à-Madagascar

Comments

Submitted by Anonymous on
Relance économique de Madagascar ? 1. Ce n'est ni motivation des ressources humaines ni financement des bailleurs de fonds qui manquent pour la relance de l'économie malgache, mais c'est plutôt due à une politique des politiciens des pays pauvres dont Madagascar ; 2. Bien que le pays et sa population veuille remonter la pente, il se trouve aussi que du côté des bailleurs, ils ne regardent vraiment pas la réalité des pays pauvres. On dirait comme si ces pays en développement soient une sorte de "terrain d'essai ou d'entraînement" pour un concept ou une théorie quelconque. Pour Madagascar par exemple, le PALUDISME qui tue plus de milliers de personnes (enfant, mère, personne âgée) est une de nos priorités par rapport au SIDA. Et pourtant, il y a plus de financement pour des projets sur le Sida que pour l'éradication du paludisme étant réellement faisable. 3. Force est de constater aussi que les pays occidentaux et les bailleurs de fonds ne respectent pas vraiment la souveraineté des pays pauvres et ce directement et indirectement. Nous sommes pauvres économiquement et socialement, mais ce n'est pas une raison de "se mêler" de nos affaires internes surtout politique. La Nation est comme une ménage, quand des tierces personnes s'en mêlent, rien ne va plus. Et c'est le cas actuellement de Madagascar.

Submitted by Rabesaina on
Les troubles recurrents qui frappent Madagascar ne permettront pas à ce pays de connaître un développement serein tant que le "fihavanana" ce manteau de Noé , lui interdira la "langage affronté" et la mise publiquement sur le tapis de ses rancunes historques réelles ou provoquées. La crise actuelle, dont il ne faut pas sous-estimer la gravité, sera positive si elle entraîne une prise de conscience et une véritable révolution culturelle chez les habitants à savoir: que le politique comme la politique sont les domaines par excellence du conflit et de la contreverse que gère la démocratie pour ne pas mettre en péril la survie de la collectivité. On s'explique, en effet, difficilemnt la staagnation de cette ile qui n'a connu ni invasion, ni guerre civile sinon par les hypothèques camouflées sous le prétexte de l'union nationale.

Submitted by Rabesaina on
Les troubles recurrents qui frappent Madagascar ne permettront pas à ce pays de connaître un développement serein tant que le "fihavanana" ce manteau de Noé , lui interdira la "langage affronté" et la mise publiquement sur le tapis de ses rancunes historiques réelles ou provoquées. La crise actuelle, dont il ne faut pas sous-estimer la gravité, sera positive si elle entraîne une prise de conscience et une véritable révolution culturelle chez les habitants à savoir: que le politique comme la politique sont les domaines par excellence du conflit et de la contreverse que gère la démocratie pour ne pas mettre en péril la survie de la collectivité. On s'explique, en effet, difficilemnt la staagnation de cette ile qui n'a connu ni invasion, ni guerre civile sinon par les hypothèques camouflées sous le prétexte de l'union nationale.

Submitted by Marie on
Bonjour. Soit vous faites la politique de l'autruche, soit, vous n'êtes simplement pas bien informés. A Madagascar, ce ne sont pas les ressources humaines qui manquent, même si il faut considérer que la productivité dans les entreprise est bien inférieure à celle du continent africain. En regardant de très près les entreprises (grandes comme petites), l'économie est monopolisée par des étrangers qui sont propriétaires d'entreprises dites "nationales". En dehors des multinationales, comment voulez vous qu'un pays pauvre se développe alors que des étrangers tiennent des commerces qui sont des secteurs sans aucune valeur ajoutée pour le pays et de plus il est notoire que les flux financiers y résultant sont habilement sortis du pays ou non déclarés à l'état malgache. Ne me dites pas que vous l'ignorez.. Je ne vois d'ailleurs pas de "financement" par la Banque mondiale pour la formation des malgaches, leur accompagnement pour la maîtrise de "la finance, les contrôles financiers, l'expertise comptables et autres". A cela, considérer que les salaires de beaucoup d'étrangers ne sont pas connus du ministère du travail, que certaines multinationales ont une comptabilité malsaine où les "risques" sont savamment dispatchés dans les comptes présentés à et au détriment de l'administration fiscale. Je ne comprends pas non plus comment (entre autres) il n'existe pas de péage routier ne serait-ce que de 200 ariary par véhicule ! Comment pouvez vous prêter de l'argent à un pays sans vous soucier des sources de remboursement ?! Beaucoup de fonctionnaires banque mondiale se plaisent à passer à madagascar sans réelle valeur ajoutée, s'assurant seulement de "placer" de l'argent qui rapportera et d'avoir ainsi une "notation". Quel dommage et ce n'est pas pour rien que l'Institution BM est de plus en plus critiquées par les ressortissant des pays pauvres. Je veux bien oeuvrer dans une campagne de communication pour mieux faire connaitre la BM en Afrique, mais de grâce, mettez d'abord de l'ordre dans votre Organisation, dans votre intervention sur le terrain, et surtout, évitez d'envoyer des français et/ou francophone en Afrique noire où ils ont toujours une attitude condescendante. Madagascar n'est pas pauvre, Madagascar est mal accompagnée dans sa politique de développement qui manque de plus cruellement de communication. Salutations ! Sorry for the faults, I didn't get time to read myself again..

Submitted by MissTerre on
Derrière le déclin économique: -Une république trop jeune et pourtant ayant subi des mutations successives toutes inspirées de la rébellion populaire -Une république trop jeune où les politiciens successifs ont surtout fait croître leur patrimoine personnel de façon exponentielle avant de faire croître le PIB du pays d'où la rébellion populaire -Un système juridique qui n'a pu avoir ses propres pionniers dans la nation malgache et originellement créé à partir du système français, non adapté aux différentes évolutions économiques et aux réalités de l'économie malgache -Une communauté internationale lente à blâmer la gourmandise des politiciens au détriment de la population et du pays dépouillés, et pourtant prompte à condamner l'expression de l'amertume du peuple pour une meilleure gouvernance -Une communauté internationale qui accompagne plus les leaders et politiciens du pays dans l'exploitation, au lieu d'accompagner le peuple lui-même -Une société restée jeune et apprentie dans le monde du business, du marketing, du marchandage, de la communication, la vente, la commercialisation, la négociation -Le malgache longtemps enfermé dans la colonisation devait voir l'exemple des différents étrangers (karana, chinois, occidentaux) avant de comprendre et d'être conscient de toutes les possibilités d'exploitations dans son pays, qui a entre temps fait le bonheur des opérateurs étrangers. -Les années 1960-2000, une génération d'intellectuels tous mus par le chacun pour soi et loin de l'idée d'enrichissement du pays: qu'est-ce que 40 ans de république (seulement 4 décennies), et 40 ans de pilotage des finances publiques (on a justement eu le temps de faire les erreurs), 40 ans d'existence du concept "pays en développement" et seulement combien de politique de développement furent "préconisées" (l'ère des investissements à outrance, l'ère des endettements: pourquoi fallait-il des endettés sur le globe, l'ère des ajustements structurels, et l'ère de la lutte contre la pauvreté), est-ce que les malgaches fraichement sortis de la colonisation avaient assez d'acquis pour affronter ces tendances de la géopolitique et de l'économie mondiale? -40 ans de république, et des gouvernements successifs préoccupés et distraits par ces problèmes de l'économie internationale (déclin après déclin pour le pays) que par des politiques de valorisation des richesses de leur propre pays. -Une fiscalité insuffisamment tournée vers la valorisation des richesses du pays. -Un régime despotique sans précédent profitant des fonds des OMD, et une communauté internationale silencieusement complice de la perte de l'Etat malgache. Alors aujourd'hui c'est un pays toujours très riche, avec des dirigeants et anciens dirigeants très riches, mais un Etat pauvre, et une population pauvre, de nouveaux intellectuels d'une nouvelle génération maintenant conscient de tout ce qui a été volé au détriment de l'ignorance de la majorité: la solution n'est pas bien loin. Est-ce que la diaspora malgache est là aujourd'hui pour son pays natal? Si oui, nous n'aurons pas de problèmes contre le système financier international d'ici quelques mois lorsque les réserves de devises deviendront critiques.

Submitted by Zino on
La reconquête du Niger par la France Y.Mérabet—Publié le 05/05/2010 à 23:54 par afriquinfos La reconquête du Niger par la France jeudi 6 mai 2010 Les forces armées du Niger, qui comptent 12000 hommes, sont guidées par des conseillers militaires français. Entraînés et financés par la France, ils protègent toutes les routes géostratégiques et les mines. Les deux plus importantes mines du Niger se situent sur le territoire des Touaregs sont contrôlées par la compagnie française paramilitaire Areva, un empire dominant en matière de nucléaire, dirigé directement par l’Elysée, au travers de l’actionnaire principal, le CEA, propriété de la France. Présent dans 43 pays, dont l’Irak, l’Iran et la Lybie, le Niger, qui exporte à présent 7,7% de l’uranium mondial et bientôt 15% avec l’ouverture de la mine d’Imoumaren, se situe avec constance parmi les cinq premiers exportateurs avec le Canada, l’Australie, le Kazakhstan et sa production est au même niveau que celle de la Russie. Le Niger a fournit largement son ancien seigneur colonial, la France, en uranium, et elle continue à le faire. Un approvisionnement requis pour le programme nucléaire civil et militaire de l’Hexagone et d’Israël, une grande partie de ce minerai est détourné vers la Libye et certains pays rebelles du TNP. Impliqué dans tous les aspects de la chaîne des matières premières, de l’extraction à l’enrichissement, de la propulsion, au recyclage et au démantèlement, avec un chiffre d’affaire de 16,16 milliards d’euros, la puissante économie française d’Areva est aussi présente en temps que vecteur paramilitaire dans le Sahel, mais aussi dans le renseignement et les enlèvements d’otages, l’Etat français se cache derrière toutes les tentatives de déstabilisation des pays africains sensés être sous son influence. Actuellement la France maintient 10 000 soldats spécialisés sur le continent africain pour protéger ses approvisionnements en uranium, principalement basés à Libreville au Gabon, aussi connue sous le nom de ‘’Foccartland’’. De 1997 à 2009, la France est intervenue militairement 46 fois et arrive quelquefois jusqu’au massacre des populations africaine (génocide des Toutsis). Sur ces incidents, 28 ont eu lieu sans référence aux Nations Unies. La politique Françafrique se poursuit encore plus sous Sarkozy, notamment par l’autofinancement des groupes terroristes au Niger et la gestion des affaires de prises d’otage. La France a crée un second Guantanamo à Niamey pour Al-Qaïda du Maghreb, faisant libérer des terroristes sous mandat international, la France pose des entraves à la lutte contre le terrorisme international, elle négocie et libère des terrorismes qu’elle arme et les envoie au Maghreb arabe pour maintenir une certaine tension favorable à sa politique, notamment par les actes criminels contre la population civile. Le 11 septembre avec un faux Ben-Laden inventé par la CIA, cette date a été un motif pour une nouvelle forme de colonisation des ressources énergétiques que recelèrent les pays sous développés. Les mines d’uranium découvertes au Congo, au Gabon et au Niger ont permis à la France de contourner les accès difficiles à l’uranium en Ouzbékistan, au Canada et en Australie, des régions perçues comme ayant des tendances pro-américaines et étant gérées par les Etats-Unis, rival de la France en Afrique et ailleurs. Le partage du monde en zone d’influence dans le conteste de sa mondialisation a qu’une grande partie de l’Afrique soit dominée par la France. Sur le plan économique la présence française en Afrique, est rivalisée par la Chine dissuasive par son nucléaire et membre permanent du conseil de sécurité à l’ONU, assoiffée de ressources, sa présence en expansion rapide dans le continent africain, avec plus de 24 milliards de dollars de prêts depuis 2003, principalement garantis par des ressources. La présence française en Afrique est contestée par la population africaine est aussi considérée comme une menace aux intérêts français. Les mines du Niger, souterraines et à ciel ouvert, sont exploitées par les firmes subsidiaires d’Areva, comme COMINAK et SOMAIR, qui rapportent entre 75 et 90% du revenu national. Les réserves d’uranium d’Imoumaren, dont il est attendu qu’elles produisent 5000 tonnes par an, ont fait l’objet d’un contrat signé en janvier 2009 entre Areva et le gouvernement de Mamadou Tandja, et ce pour 40 ans. Il est prévu que la production débute en 2012 après un investissement de 1,2 milliards d’euros. L’uranium Nigérien fourni 80% d’électricité consommée en France, énergétiquement la France est dépendante du Niger. La France sur ses traces en Afrique, une malédiction qui tombe du ciel. Le peuple africain doit savoir que la colonisation a succédé à l’esclavage. Elle a laissé place au néo colonialisme. L’Algérie comme le Niger et le reste des colonies françaises conquises par les métropoles, dominées, occupées, administrées par force et leur exploitation fut féroce et barbare. L’idée de dénigrement de l’africain en sauvage par l’homme blanc qui apporte dans ses bagages la civilisation est pernicieuse par ce qu’elle tente de masquer l’objectif réel du colonisateur, ce n’était pas la civilisation qu’il a apporté mais l’aliénation..Un travail de fond était fait pour convaincre les africains qu’ils n’avaient pas de culture ou quand il en avait une elle était mauvaise et il fallait l’abandonner et ‘singer le blanc’. Le pillage des richesses du sol et du sous-sol qui a commencé avec la complicité hier des « indigènes évolués » et se poursuit aujourd’hui avec celle de nos dirigeants actuels. C’est la « Françafrique » qui fait vivre la France. Sans ses colonies la France ne serait pas la puissance qu’elle est aujourd’hui. Par la perte de sa puissance elle y retourne cette fois-ci sans résistance des peuples, mais avec le consentement des gouvernements corrompus. Avec les indépendances des pays africains, la France est sortie par la porte et est rentrée dans la maison Afrique par la fenêtre du néo colonialisme qui lui permet de payer à des prix dérisoires le pétrole du Golfe de Guinée (referez vous à l’affaire ELF c’est édifiant), la bauxite et l’uranium du Niger, voir AREVA… En partant la France a tué nos leaders nationalistes intègres : Olympio, Um Nyobè, Moumié, (comme les belges ont tué Lumumba). Les minerais étaient le fruit de pillage, aucune contrepartie n’était versée aux populations. Le travail forcé était la règle, pour la coupe du bois, la culture du cacao, du café, du thé, du caoutchouc. Au fait à quoi servaient les routes et les chemins de fer aux noirs de l’époque coloniale ? Avaient-ils des voitures, que voulaient-ils transporter ? Si pour servir aux colons des lointaines contrées d’Afrique, les multiples richesses, fruits de pillage et à les acheminer vers les comptoirs coloniaux pour être enfin évacués vers la France. Si la France a une dette à honorer c’est envers tous ces travailleurs forcés africains tombés au front du pillage des richesses de l’Afrique pour la puissance de la France .C’est aussi la dette contactée au titre du pillage des richesses de l’Afrique Comment expliquer qu’aucune ex colonie de la France ne soit sortie du sous développement .Présenter des excuses reviendra à la France de reconnaître le ‘génocide’ de (1,5) un millions et demi d’Algériens et des centaines de milliers de foyers détruits à jamais, sans compter des millions de personnes traumatisés par la torture . En attendant que le jour se lève, la françafrique continue le pillage sauvage commencé par la colonisation. Aussi le rapport de la CRIIRAD fait état de l’exploitation sauvage des mines d’uranium au Niger avec plusieurs trouvailles, y compris les 20 millions de tonnes de roche d’uranium pulvérisé, carcinogène et radioactive, stockées en plein air, du matériel radioactif dont la compagnie s’est débarrassé et qu’elle a vendu sur le marché par le biais de ferrailleur, qui souvent abouti dans les ‘souks’ des villes du sud algérien, au Mali et en Mauritanie contaminant leurs acquéreurs. Aussi ce rapport relève que des émissions de gaz toxiques à partir des mines de COMINAK ainsi que l’exploitation d’eau souterraine provenant de sources non renouvelées, sans parler de la contamination des sources d’eau, de la violation des standards internationaux de protection contre les radiations, parmi d’autres. ‘’Lorsque nous avons informé la presse de nos découvertes, Areva a organisé un voyage des médias au Niger, a affrété un avion pour transporter les 30 journalistes mais sans compteur Geiger ni aucun moyen d’évaluer le degré de radiation. Ils (les journalistes) auraient pu se tenir sur de la roche radioactive qui se trouve sur les routes et ne pas le savoir’’, a déclaré Chareyon. Il a aussi révélé qu’un laboratoire avec lequel la multinationale a passé contrat pour mesurer les radiations a rejeté les affirmations de la compagnie. Areva prétend que seul le gouvernement du Niger est responsable pour les systèmes de régulations (de Khadija Sharife* journaliste indépendante et écrivain.) Manipulé par les services de renseignement français présent au sein même du gouvernement et de l’administration nigérienne , là-bas au Niger c’est Sarkozy qui décide du quotidien des nigériens et des mises en scènes politiques notamment par la libération des prisonniers terroristes algériens détenus par Niamey en violant la souveraineté de ce pays et les négociations avec les preneurs d’otages à tous les coins du monde. Le Niger colonie française au sens propre du mot et sa représentation diplomatique dans toutes les capitales du monde n’a plus de point de valeur, car tout doit transiter par l’ambassade de France, alors ou est la souveraineté de ce pays ? Le Mouvement du Niger pour la Justice, actif depuis 2007 mené par un ancien fonctionnaire des Forces armées du Niger, dirigé par les services de renseignement français, a son effectif une grande partie des hommes touarègues inter frontaliers libres ,demande une plus grande part de la rente uranifère sous le prétexte de la protection contre la dégradation de l’environnement et l’accès à des biens comme l’eau, des installations sanitaires, l’instruction et l’électricité qui sont des droits constitutionnels. Ce mouvement encadré par l’armée française exerce une pression constante sur le gouvernement du Niger et ceux des pays limitrophes afin de s’en servir de l’uranium de la mine d’Arlit. La France à travers ses ONG ajustées sur sa politique nationale, joue avec les droits de l’homme et le sentiment de charité envers la population africain dans le seul but de s’accaparer de leur richesse naturelle, ils n’ont pas d’autres pour assurer le devenir de leurs enfants. Il ne reste que la richesse du sous-sol pour faire vivre quelques milliers de nigériens, tout a disparu :la faune , la forêt et l’eau que reste t-il à la population pour vivre ? C’est vrai qu’aujourd’hui, le Niger n’a pas accès au moindre uranium extrait à l’intérieur de ses frontières : les 100% de l’électricité (225 million de kWh) proviennent d’énergie fossile et est largement importé du Nigeria voisin. Toutefois la France a bien conscience de la situation et sa part de responsabilité est engagée. Le retour de la France sur ses traces en Afrique est une malédiction pour les africains Le Sahara, qui englobe 11 pays, recouvre 80% des terres du Niger, un des pays le plus pauvre de la planète au riche sous-sol, se caractérise par la pauvreté, la famine, les sécheresses et les dictatures. Plus de 60% de sa population vit dans la ceinture de pauvreté, privée de l’accès à la nourriture, à l’eau, aux installations sanitaires, aux infrastructures et à l’instruction. L’espérance de vie culmine à 43 ans et la plupart de ses citoyens, y compris 71% des femmes, sont analphabètes. Seul 3% du budget de l’Etat sont alloués à l’instruction, alors que plus de 50% des finances de développement vont au service d’une odieuse dette à payer. L’annulation de la dette, après que le Niger ait été jugé éligible par le FMI à l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés, a exigé une privatisation massive des entreprises étatiques nigériennes et a fourni une aide partielle. Néanmoins, en 2007, les directeurs du FMI ont estimé que le fardeau de la dette nationale demeurait trop élevé et ce, malgré le ‘’remède’’ des ajustements structurels. Le FMI avait suggéré au gouvernement de vendre ses ressources minières pour s’en acquitter de sa dette au près des banques. ’’ Jusque à maintenant, il est impossible aux citoyens français et à la société civile d’obtenir le contenu de ‘’ces accords secrets’’ concernant l’accès et le contrôle des ressources au Niger. C’est confidentiel’’, déclare Sebastein Alzerreca de l’ONG française Survie. Mais il met en garde : ‘’Si la diplomatie échoue, ils peuvent toujours envoyer l’armée’’ Pas de doute que l’autoroute de l’uranium s’avérera bien utile*. Depuis le jour de l’indépendance du Niger, Diori Hamani du Niger et son parti politique, le Parti Progressiste nigérien (PPP), indirectement choisi par la France, ont régné sur le pays, aidé dès 1963 ouvertement par diverses interventions ou par des actions clandestines. Grâce à des accords militaires secrets, les soldats français basés à Niamey ont collaboré avec celui-ci afin d’éliminer et d’exiler l’opposition, tel que l’Union Nigérienne Démocratique. Hamani Diori s’est présenté aux élections, sans opposition, en 1965 et en 1970 mais a commis l’erreur fatale de demander le retrait des troupes françaises au début des années 1970. La France l’a fait, puis sans surprise un coup d’Etat militaire a porté au pouvoir le colonel Seyni Kountche au pouvoir. Kountche a été tué en 1987 et le colonel Ali Saibou lui a succédé. Mamadou Tanga choisi par la France pour diriger ses intérêts au Niger et destitué du poste de président de la république pour avoir voulu résilier le contrat d’acquisition de la gigantesque mine d’uranium d’Imoumaren, et de la revalorisation du prix du minerai d’uranium extrait de la mine d’Arlit. Les Etats-Unis irrités par la main mise de la France sur la région qui recèle les 40% des gisements d’uranium et devant le refus de l’Algérie d’autoriser l’US forces d’installer un poste d’observation et d’intervention à l’extrême, sous le mobile ’lutte contre le terrorisme’ donne son accord aux pays limitrophes d’assurer eux même leur défense en cas d’un excès de convoitise . Au fond, comme nous l’avons bien dit dans nos articles précédents signés Y.Mérabet la mine d’Alite était livrée par la France au trafic de la ‘pate jaune’ ou concentré primaire d’uranium étant la base de la fabrication de l’arme nucléaire appauvrie qui est tombé entre les mains des terroristes. Il ne faudrait pas oublier aussi que de grandes quantités de pate jaune qui transitait par Agades étaient détournées par la Libye et la France pour alimenter le marché noir. La dernière conférence de Washington sur la sécurité nucléaire était essentiellement axée le risque que l’uranium enrichi de tomber entre les mains des terroristes, je crois que les Etats-Unis réputés sur la prise de position de la lutte contre le terrorisme internationale et il fut la première victime et l’AIEA une instance onusienne ont laissé la France trop faire. L’uranium avait initialement été découvert au Niger en 1957 par le Bureau Minier de la France d’Outre Mer, une année avant la création de la République du Niger en 1958. Ceci à la suite d’une étude extensive menée par la Commission à l’Energie Atomique (CEA) de la France, qui a commencé en 1956 et a conduit à plusieurs découvertes à la veille de l’indépendance en 1960. La décolonisation réussie de l’Afrique par la France, a été réalisée grâce à des accords militaires secrets et des accords concernant les ressources, ainsi que des zones monétaires spéciales. Ces accords imbriquaient les intérêts de la France avec ceux des gouverneurs autochtones soigneusement choisis comme au Gabon et au Togo - Omar Bongo et Gnassingbé Eyadéma - tous deux dirigeants à vie, de la libération sélective à la mort, et Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire. Ainsi, non seulement la France a eu un accès préférentiel aux ressources stratégiques, la 0présence de bases militaires françaises dans des anciennes colonies étaient légitimées, servant à la fois à soutenir le règne des dictateurs tout en les gardant sous contrôle. A partir de 1969, 27 accords ont été signés par d’anciennes colonies, y compris le Niger. Les intérêts français ont été servis par le biais de la politique africaine postcoloniale de la France, connue sous le nom de Françafrique, qui a impliqué les échelons politiques et diplomatiques de l’Elysée depuis l’époque du général de Gaulle. Cette politique impliquait les lobby du renseignement et des multinationales intimement connectée avec l’Etat, comme Elf et Areva, des dictateurs de fabrication française et des réseaux de l’ombre désignés sous le nom de personnalité qu’on souhaitait honorer, comme Jacques Foccart, le principal conseiller pour l’Afrique de Gaulle qui a été rappelé, après avoir pris sa retraite à l’âge de 81 ans, par le président Jacques Chirac, afin qu’il reprenne des activités. Chirac lui-même a déclaré, au début des années 1990, que le continent ‘’ n’était pas prêt pour la démocratie’’. Lorsqu’il lui a été demandé de décrire le rôle de Foccart dans Françafrique, le vice Premier ministre du général de Gaulle, Louis Joxe, a déclaré ‘’ être la nounou des présidents et s’assurer que les fonctionnaires africains seront payés à la fin du mois’’.* Conclusion Formés par le Département d’Etat, le Département à la Défense et le Conseil National de la Sécurité américains, mise en place de plateformes de narcotrafics, implications des armées gouvernementales dans des programmes militaires d’endoctrinement idéologiques, mise en place de dictatures militaires. Ouvrons les yeux et regardons l’Afrique de l’Ouest, que voyons-nous, sinon des présidents à vie (Moubarek, Kéddafi, Zine El-Abidine Ben Ali), des coups d’Etat (Niger, Guinée), des implantations de bases militaires (Sénégal, Côte d’Ivoire), des créations de foyers terroristes (Algérie, Mauritanie, Maroc, Niger, Mali, Nigeria), la prolifération du narco-trafique ( Maroc, Sierra Leone, Guinée Bissau), l’expropriation des richesses par les multinationales, etc. Ce qui se passe au Niger est un cas d’école. L’on comprend alors la vive protestation de l’Algérie qui ces temps-ci voit beaucoup de mouvements de l’administration Française dans la région. Y.Mérabet-Journaliste indépendant (ASFIR) Publié par Issikta à l'adresse 09:28

Submitted by Zo on
Selon vous si Madagascar est pauvre aujourd'hui c'est parce qu'on a eut que des chèvres à la tête du pays et ils ont tout fait pour pouvoir voler impunément en annihilant toutes les capacités des systèmes de contrôle. Il y a surement du vrai dedans. Seulement le culte de la personnalité, c'est vous même qui l'entretenez par vos pratiques. En rendant tous les documents de la BM et du FMI confidentiels (les documents que vous citez ne sont pas disponibles pour le grand public par exemple), vous renforcez l'exclusivité des informations et par conséquent l'incapacité du grand public à connaitre la vérité alors que vous prônez la transparence !!! Il est normal par la suite que celui qui détient la moindre information se prenne pour Dieu. Alors que la population malgache criait au scandale face aux abus de leur dirigeant, que ce soit à l'époque de Ratsiraka ou de Ravalomanana, je n'ai pas entendu ne serait-ce qu'une fois, un représentant de la BM ou du FMI dire que le président abusait de ses pouvoirs et qu'il dépassait les bornes et pourtant vous êtes aux premières loges pour dénoncer ce genre de pratique. En suite, si vous voulez vraiment résoudre le problème des malgaches, la première des choses à faire serait de savoir quels sont leurs problèmes, non? On nous bassine avec des modèles de résolution économique dont on ne comprend strictement rien, comment voulez vous qu'on sache les utiliser? Les instituts de micro-finance ne répondent pas du tout à nos problèmes financiers, les fonds sur le Sida on en a strictement rien à faire, on meurt de paludisme et non de sida ici!!! Quant aux différents programmes qui sont financés (PSDR, projets FIDA, Seecaline, ONE....) Ce sont des projets qui ne riment à rien et qui ajustent leurs indicateurs pour faire du nombrilisme sur leur auto-performance et non pour savoir si le projet était vraiment efficace. Le problème de la pauvreté est un problème humain et non une compilation de données macroéconomique. Enfin, quand un start-up veut lever des fonds sur un marché quelconque, il a une flopée de coach pour l'encadrer, malgré les années d'études supérieures de leurs promoteurs. Comment voulez vous qu'un paysan malgache qui sait à peine lire et écrire puisse utiliser vos outils de développement (guichet foncier, central d'achat, micro-finance) du premier coup? Cordialement

Submitted by Rado on
Le poids de l'héritage colonial pèse toujours sur chaque tête de la nouvelle génération et ce dans tous les secteurs de vie à Madagascar! C'est la faute à qui? Ce n'est pas à moi de donner la réponse mais mon objectif est une issue dans tous les sens pour sortir de ce mauvais départ! Ce mauvais départ est caractérisé en premier lieu au niveau de la législation foncière par exemple qui protège les acquis de l'autorité coloniale. En effet, la colonisation a sévi à Madagascar par un accaparement de terres (2,2 millions d'ha des terres les plus potentielles). Cet accaparement de terres a été justifié par les règles de protectorat stipulant entre autres l'application de la législation de la mère-patrie au pays colonisé! Ensuite, le pouvoir néo-colonial instauré à l'Indépendance a confirmé son mode de gestion des terres par une loi instaurant le titre de propriété, droit inaliénable et non opposable!!!! Or la richesse de ce pays a porté l'économie coloniale à un niveau très élevé de 1930 à 1960 ( premier exportateur de riz de luxe, deuxième exportateur mondial de viande de porcs, grand exportateurs de vanille, poivre, girofle, cacao) avec les produits miniers comme l'uranium, mica chrome.....Avec des structures économiques adéquates ( agences commerciales comme les CLM et CMM, SICE ....) et infrastructures adéquates ( voie ferroviaire TCE, FCE....) Ce qui a provoqué les changements en 1972, c'est la mise à nue de cette politique économique extractive! Alors que la nationalisation des terres fut déclarée par le sieur Didier Ratsiraka, il n'est pas allé qu bout de ses peines face à la demande française pour un dédommagement de ses acquis! Mis au pied du mur, DR a rebroussé chemin par un revirement suite à l'ajustement structurel qu'il n'a pu achever! Après cette période, la voie de la privaisation est une notion naissante face à cette société malagasy avec une démarche communautaire! Le forcing récemment derrière un président fort issu du "privé" fait un rétentissement et un écho socio psychologiques d'ego ! Alors on est encore mal parti sur le secteur privé...avec Madagascar entre autre! Nous avons une solution pour réconcilier les deux en disant qu'on a besoin de plus de 150 "Ravalomanana" pour le pays et de plus de 12 millions de paysans!

Submitted by Miguel RANDRIATSOTSY on
Chers malgaches ! Nos propos en réaction en cette publication confirment encore pourquoi on est tombé aussi bas . Tout dans la rhétorique , une manque totale d'abnégation et de clairvoyance.Nous pensons être le nombril du monde. Il ne s'agit pas de faire le procès des aides internationaux. Il s'agit de comprendre que nos institutions nous appartiennent et que c'est à nous de les faire évoluer et fonctionner comme il se doit . Pourquoi n'arrivons nous pas à capter les opportunités internationaux? c'est parce qu'on manque cruellement de compétence , on 'est pas compétitifs on est trop chétifs , on est sous alimentés... Ce sont nous autres soi-disant intellos qui avons causé la perte de ce pays .Nous sommes trop lâche , trop corrompus, trop pédant , trop irresponsables...Nous ne sommes pas capable de nous remettre en cause, nous sommes trop enclin à accuser les autres. Aucun vent n'est favorable à celui qui ne sait pas ou aller... Il se trouve que c'est exactement notre cas. Ce n'est pas à la banque mondiale de faire évoluer notre taux de pression fiscale...si nous sommes jaloux de notre souveraineté , il faudrait déjà commencer avoir 75% de taux de pression fiscale. Si nous pensons que le paludisme doit être combattu avant le SIDA, qui nous en empêche?, quelle collectivité (commune , ou régions) l'a inscrite parmi ses priorités budgétaire.. .Si la microfinance n'est pas adapté à notre besoin financier, il se trouve que les banque sont surliquide faute de projet solvables à financer ... Savons nous que le kilo de café, de haricot négocié sur nos marché locaux sont plus chers que le prix FOB admis sur le marché international..productivité ou est-tu? Et face à cette réalité on est toujours convaincu qu'on a les ressources humaines qu'il faut . De grâce arrêtons le massacre , remettons à bosser , acceptons d'apprendre.Ravalons notre ego sur-dimensionné. Apprenons des Mauriciens, des Seychellois , des Comoriens,des Mozambicains ... Je trouve cette publication particulièrement pertinente , j'adhère parfaitement aux réformes préconisées .Relayons ces analyses , nous pouvons aller plus loin que ce qui est préconisé . Que le beau gâchis que nous vivons actuellement serve au moins à cela . Cordialement

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