Syndicate content

Vos questions et commentaires (soumis à modération)

La tribu virtuelle : Une nouvelle communauté de pratique explore la question de l’emploi et des filets de sécurité

Amina Semlali's picture
Cette page en : English | العربية

 

« Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. »
– Benjamin Franklin

Connectez-vous les 16 et 17 janvier à 8 h 30 (heure de l’Est) / 15 h 30 (heure locale à Istanbul) pour suivre l’atelier en direct.

Nous vous remercions de bien vouloir poser vos questions et faire part de vos commentaires avant et pendant cet atelier.

Les voyages et l’acquisition de connaissances vont de pair depuis toujours. Aujourd’hui, grâce aux possibilités offertes par le monde numérique, il n’a jamais été plus facile d’échanger le savoir et l’information. Nous disposons d’innombrables moyens virtuels de discussion, d’interaction et de partage d’expériences. On peut espérer que de ces nouvelles possibilités jailliront des idées créatives pour résoudre les enjeux mondiaux. C’est précisément à ce souhait que correspond la formation de communautés de pratique au sein de la Banque mondiale. Nées de la volonté de plusieurs pays, confrontés aux mêmes problèmes, de partager les bonnes pratiques, celles-ci facilitent l’apprentissage mutuel Sud-Sud.

La Région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) est en train de lancer sa propre communauté de pratique via un forum virtuel de partage du savoir. L’objectif premier est d’encourager un débat sur la meilleure façon d’améliorer les opportunités d’emploi pour les jeunes et de gérer les risques auxquels différentes catégories de ménages sont exposées dans cette région du monde. 

Dans la région MENA, le chômage est l’un des plus grands obstacles au développement. Le taux de chômage des jeunes y est en effet le plus élevé au monde (26,5% au Moyen-Orient et 27,9% en Afrique du Nord. On considère aussi que la montée du chômage a été l’un des principaux éléments déclencheurs du Printemps arabe, lors duquel des milliers de personnes ont réclamé plus d’insertion économique et sociale. La création d’emplois n’est donc plus seulement une option mais une priorité urgente pour la plupart des pays de la région. C’est ce qui a inspiré la mise en place d’une communauté de pratique régionale.

Cette communauté travaille en étroite coordination avec de nombreux partenaires au sein de la Banque mondiale, notamment avec le Réseau du développement humain et la Plateforme de savoirs sur l’emploi. Ces efforts sont financés par un fonds fiduciaire multidonateurs. Dans un premier temps, la communauté de pratique de la Région MENA facilitera les interactions entre six pays : le Maroc, la Tunisie, la Jordanie, le Liban, l’Iraq, les Territoires palestiniens et le Yémen. Elle permettra à ses membres d’échanger leurs expériences, leurs connaissances et les bonnes pratiques sur des questions liées aux politiques actives de l’emploi et aux filets de protection sociale. Il s’agira de définir des solutions et des programmes opérationnels pour faire face au taux de chômage élevé et aux récents chocs subis par les revenus. Plusieurs initiatives déjà en cours de déploiement dans la région pourraient se révéler utiles à d’autres pays. Par exemple, il faudrait instaurer un solide programme de transferts monétaires conditionnels dans les Territoires palestiniens et à Gaza, et la Tunisie aurait besoin d’un système d’aide à l’entrepreneuriat.

Notre nouvelle « tribu virtuelle » sera lancée lors d’un atelier organisé les 16 et 17 janvier à Istanbul, en Turquie. La Banque mondiale facilitera ensuite toute une série d’activités au cours de l’année : réunions virtuelles mensuelles, visites d’étude, organisation de deux ateliers de diffusion des résultats et rédaction d’une note d’orientation sur un thème choisi par les participants. Les responsables des dispositifs d’aide sociale et d’emploi dans les six pays concernés détermineront le rôle des pays membres et de la Banque mondiale. Ils décideront aussi des sujets qui seront débattus pendant l’année et, surtout, ils définiront les outils d’aide à l’échange du savoir. Ainsi, les pays participants seront à même de s’approprier le processus et la communauté pourra répondre aux besoins locaux. Rejoignez-nous et participez à la discussion !