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La Banque mondiale se mobilise pour aider la jeunesse d’Égypte à créer davantage d’emplois

Lina Abdelghaffar's picture
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Avec 60 % de sa population âgée de moins de 30 ans, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) est la deuxième région la plus jeune du monde. Un tel vivier devrait être un atout pour stimuler la croissance économique. Mais, selon des données des Nations Unies et de la Banque mondiale, les pays MENA vont devoir créer 300 millions d’emplois d’ici 2050 pour absorber les jeunes actifs. L’ancien contrat social, où le secteur public était le grand pourvoyeur d’emplois et de moyens de subsistance, ne peut plus supporter un tel défi.

Selon l’Agence centrale égyptienne pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS), 40 % des 104,2 millions d’Égyptiens ont moins de 18 ans, ce qui signifie que le pays va devoir créer quelque 42 millions d’emplois dans les 30 prochaines années. Son avenir dépend de manière cruciale de la création d’emplois dans le secteur privé et de l’entrepreneuriat. Les autorités égyptiennes savent à quel point il est important d’installer dans les plus brefs délais un environnement propice à la création d’entreprises et au développement du secteur privé.

C’est la raison pour laquelle le Groupe de la Banque mondiale s’est mobilisé pour aider le gouvernement à créer davantage d’emplois, en privilégiant trois grands axes d’intervention :

Soutenir les entrepreneurs : le projet pour des conditions d’accès équitables et simplifiées en appui à l’investissement en Égypte (EASE) s’emploie à améliorer la réglementation commerciale pour inciter les entrepreneurs à se lancer sur le marché. Il aide l’Autorité générale pour l’investissement et les zones franches (GAFI) à créer et informatiser sept « centres d’assistance aux investisseurs » afin que les créateurs d’entreprise puissent accomplir en une seule journée toutes les démarches réglementaires mais également pour faciliter l’immatriculation et les paiements en ligne.

Faciliter l’accès des jeunes aux financements : le projet Promouvoir l’innovation pour permettre à tous d’accéder aux financements a amélioré l’accès au crédit des micro- et petites entreprises égyptiennes en recourant à des mécanismes novateurs, qui privilégient les jeunes, les femmes et les régions les plus mal loties. À ce jour, il a bénéficié à 156 185 personnes, dont 32,5 % (soit 50 760 individus) sont des jeunes. Des entrepreneurs ont pu ainsi lancer ou développer leur activité afin de créer plus d’emplois.

Sameh Seddik, qui dirige une entreprise florissante en Haute-Égypte, est l’un des bénéficiaires du projet. Ayant obtenu des capitaux pour développer son activité de fabrication de vêtements, il a désormais 40 salariés, uniquement des femmes (vidéo en anglais).

Simplifier les réglementations et mettre en place des incitations à l’investissement : le projet EASE soutient également l’Autorité du développement industriel dans le but de garantir la transparence et l’efficacité de la procédure d’octroi de licences. Il a permis de ramener le délai d’obtention des licences d’exploitation pour les entreprises à faible risque de 634 à sept jours seulement. Il s’emploie également à aider le gouvernement égyptien à simplifier le processus d’attribution de terrains industriels pour en garantir l’équité et la transparence, avec la création d’un système en ligne.

Le Groupe de la Banque mondiale continuera d’aider l’Égypte à poursuivre l’optimisation de son environnement commercial et favoriser l’essor du secteur privé, la croissance ainsi que l’autonomisation des femmes et des jeunes entrepreneurs. En travaillant avec l’Égypte et le reste de la région MENA, nous installerons les conditions qui permettront aux jeunes de créer leurs propres emplois, comme le préconise l’un des piliers de la stratégie du Groupe.

Pourvu qu’ils en aient la possibilité, les jeunes ont tous les atouts pour participer à la croissance de la région. Car, comme le soulignait un récent rapport du FMI, en créant 0,5 % d’emplois supplémentaires par an, la région MENA pourrait doper son PIB réel de 5,5% par an avec, à la clé, une hausse annuelle du revenu réel par habitant de 3,8 % !