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Jordanie : comment l’autorité chargée de l’irrigation peut-elle assurer la continuité du service ?

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Vous êtes à la tête de l’autorité chargée de l’irrigation. Vos contraintes : une demande grandissante, la priorité accordée par les autorités à la sécurité alimentaire et un dispositif à bout de souffle, mis en place voici 40 ans. Sans oublier les difficultés budgétaires et le fait que les tarifs pratiqués n’ont pas suivi le coût de la vie. Quelles sont vos marges de manœuvre ?
Ce sont les différentes options possibles, en fonction du contexte, que nous avons étudiées avec l’Autorité de la vallée du Jourdain (AVJ), rattachée au ministère jordanien de l’Eau et de l’irrigation.

Patrimoine culturel saoudien, identité et économie

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 Fedor Selivanov l Shutterstock.com

L’an dernier, au sein du Centre du patrimoine urbain national de la Commission saoudienne pour le tourisme et le patrimoine national, nous avons mené une étude en collaboration avec la Banque mondiale afin d’examiner les opportunités d’investissement dans le patrimoine urbain qui s’offrent aux propriétaires d’origine. Il s’agissait également de chercher des moyens de redynamiser les vieux quartiers, une tendance qui façonne de nombreuses villes anciennes et restore leur caractère initial.

Réfugiés et communautés d’accueil à Djibouti : l’espoir, envers et contre tout

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Courtesy of Benjamin Burckhart

En août dernier, l’équipe de la Banque mondiale dont je fais partie s’est rendue à Djibouti dans le but d’aider les pays de la Corne de l’Afrique à affronter le défi que représentent les déplacements forcés. Le rapport Forced Displacement and Mixed Migration in the Horn of Africa (a) avait donné une idée très précise de l’ampleur du phénomène. Et les autorités de Djibouti, d’Éthiopie et d’Ouganda avaient manifesté leur volonté de trouver des solutions à une situation qui s’éternise sur leurs territoires respectifs. Le moment était donc largement venu de passer à l’action…

Vingt ans après la signature du protocole de Paris, ne serait-il pas temps de changer la donne en Palestine ?

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 Ryan Rodrick Beiler l Shutterstock.com

As we do every weekend, my friends and I headed to the city of Ramallah in the West Bank one recent Sunday to have breakfast and enjoy the warm days of the Palestinian Spring at a local café. As we sat there discussing our lives, we couldn’t help but hear a conversation taking place at the table next to us, where five young Palestinians were complaining about the lack of jobs. The group of friends, it seemed, were all fresh university graduates who had been looking for work for months with no luck. What grabbed my attention most was that they were all blaming the Paris Protocol for their situation—saying “it has put the Palestinian economy back years from where it should be!”

Réfugiés syriens : la santé mentale en crise

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Le conflit syrien entre dans sa sixième année, sans véritable perspective de résolution, d’autant qu’avec la reprise des combats à Alep, la trêve de février risque fort d’être rompue. Les civils fuient les violences et viennent grossir les rangs des réfugiés et des victimes. Avec ses bombardements aériens, ses voitures piégées et ses armes chimiques (a), sans parler de la barbarie sans pareil du groupe État islamique (a) et du traumatisme durable provoqué par les combats urbains, la guerre en Syrie aura provoqué la mort de plus de 500 000 personnes (a), forcé 4 millions de Syriens à fuir leur pays (a) et obligé quelque 7 millions d’autres à quitter leur région d’origine (a).

De la survie à la prospérité : le potentiel des activités agricoles pour les réfugiés

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 Dorte Verner

Contraintes à l’exil, les familles syriennes se sont réfugiées dans d’autres pays du Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde. Un grand nombre de ceux qui ont fui la guerre ont perdu des amis ou des parents et la quasi-totalité de leurs biens.

À la fin de la guerre, les Yéménites devront avoir un droit de regard plus important sur les dépenses publiques

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Al Hudaydah's main market, Yemen - Claudiovidri l Shutterstock.com

Voilà un an que le Yémen est entré dans un conflit qui a fait des milliers de victimes, des civils pour la plupart. Dans l’attente de négociations pour la paix au Koweït, les Yéménites s’efforcent de restaurer la sécurité dans le pays afin de retrouver une vie normale. Cette année de guerre, précédée de quatre années d’instabilité politique, a entraîné une forte dégradation des conditions de vie et épuisé la population : alimentation, médicaments, carburant, tout manque parmi les produits de base… Sans parler de l’absence de sécurité.

Les évolutions de la classe moyenne et le Printemps arabe

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Cairo's Tahrir Square, Egypt - Hang Dinh|Shutterstock.com

Que nous indiquent les évolutions de la classe moyenne à l’œuvre dans les années 2000 à propos du Printemps arabe ? Dans les économies modernes, la classe moyenne tire la demande de produits et de services privés, mais elle réclame également une bonne gouvernance et des services publics de qualité, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures. Les investissements dans ces secteurs améliorent la capacité de l’économie à se développer non seulement plus rapidement, mais aussi de manière plus durable et inclusive. Il est donc crucial de comprendre la situation de la classe moyenne dans le monde arabe.

À cause du terrorisme, la stabilité est plus importante aux yeux de la jeunesse arabe que la démocratie

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Les jeunes Arabes sont autant préoccupés par l’expansion du groupe État islamique que leurs pairs ailleurs dans le monde. C’est ce que révèle l’édition 2016 de l’Arab Youth Survey (a), un sondage réalisé tous les ans auprès des 18-24 ans de 16 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA). Pour la deuxième année consécutive, l’essor de Daech (acronyme arabe de l’État islamique) est perçu comme le plus grand des problèmes auxquels est confrontée la région : quatre jeunes sondés sur cinq se déclarent plus préoccupés par l’expansion du groupe terroriste que par d’autres enjeux. Dans le même temps, si l’on en croit les conclusions de cette enquête, l’attrait que pourrait exercer Daech sur la jeunesse semble avoir légèrement décru.

Politiques sociales et de l’emploi : les pays d’Afrique du Nord peuvent-ils progresser plus vite ensemble ?

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Dana Smilie

Le 8 décembre 2010, je quittais la Tunisie après un voyage comme tant d’autres. Rien ne laissait présager les bouleversements qui allaient bientôt se produire. Les chauffeurs de taxi ne parlaient guère politique, la pauvreté était un sujet tabou et YouTube était bloqué. C’est pourtant au cours de cet hiver que, traversés par des soulèvements, la Tunisie, la Libye, l’Égypte et d’autres pays dans leur sillage appelaient à plus de justice sociale : les politiques d’investissement avaient depuis trop longtemps privilégié les élites, tandis que les politiques sociales et de l’emploi n’étaient pas parvenues à favoriser l’insertion de tous. Depuis, chacun de ces pays se débat pour maintenir la stabilité politique tout en répondant aux aspirations au travail et au bien-être de la population, avec des résultats contrastés. 

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