Syndicate content

Turquie

L’impact des entreprises syriennes en Turquie

Omer Karasapan's picture
Cette page en : English | العربية
Istanbul, Turkey - Creatista l Shutterstock.com

En Turquie, comme dans d’autres pays, les réfugiés ne sont souvent perçus que comme un fardeau : ils prennent le travail des nationaux, mettent à mal les ressources publiques et font redouter une montée de la criminalité et du terrorisme. Certes, les coûts et les risques assumés par les pays d’accueil sont considérables, mais ce tableau est incomplet : les réfugiés peuvent aussi contribuer à l’économie de ces pays, par leur esprit d’entreprise, leurs compétences et les nouveaux marchés qu’ils représentent. Autant d’aspects bénéfiques qui seraient voués à croître si les pays d’accueil facilitaient les conditions d’activité des réfugiés et assuraient un minimum de protection à ceux qui travaillent illégalement.

Éviter une population de réfugiés permanents en Turquie

Omer Karasapan's picture
Cette page en : English | العربية


Ce billet a
été publié en anglais sur le blog Future Development.
 
On dénombre actuellement environ 9 millions de réfugiés syriens, et, d’après les estimations, 5 000 quittent leur pays chaque jour. Plus de 5 millions de Syriens vivent aujourd’hui dans des pays voisins, principalement en Jordanie (800 000), au Liban (1,8 million) et en Turquie (1,8 million). L’Europe et plus généralement l’Occident ont quasiment fermé leurs portes à ces réfugiés dont les périlleuses traversées en bateau font souvent la une de l’actualité. L’ampleur de cette crise ne diminue pas et, avec 2 millions de réfugiés en Iraq, le problème s’étend. À l’évidence, nombre de ces réfugiés ne pourront pas rentrer chez eux de sitôt, peut-être même jamais. 

L’après-Printemps arabe, les islamistes et l’AKP turc

Omer Karasapan's picture
Cette page en : English

À bien des égards, on peut déjà dire si la Turquie est ou non un modèle pour un certain nombre de formations politiques de la région MENA : la réponse est un oui indiscutable, même s’il n’a pas nécessairement beaucoup d’écho. Depuis la proximité de leurs dénominations — du moins en Égypte, au Maroc et en Turquie —, qui renvoient toutes aux notions de justice, de développement et de liberté, à un appui affiché à la démocratie politique et au pluralisme, les partis islamistes égyptien, marocain et tunisien peuvent être apparentés à l’AKP turc (Parti pour la justice et le développement), dont ils semblent largement épouser les positions, à savoir un soutien ostensible à la démocratie multipartite et au libéralisme économique.