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Moyen-Orient et Afrique du Nord

La pauvreté a aussi une dimension juridique

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Alexandria, Egypt - Emad Abdel Hady

Le Metropolitan Policy Program et le Center on Children and Families de la Brookings Institution ont publié il y a quelques mois une étude sur les aspects multidimensionnels de la pauvreté et la question raciale aux États-Unis (a). Ce travail montre pourquoi il est important d’appréhender la pauvreté dans ses diverses dimensions : une dimension économique caractérisée par de faibles revenus, une dimension éducative associée à un faible niveau d’éducation, une dimension sanitaire, avec l’absence d’assurance santé, une dimension territoriale, car la pauvreté est concentrée géographiquement, et, enfin, sous l’angle du chômage.

Le monde arabe pourrait jouer un RÔLE DÉCISIF dans la lutte contre le CHANGEMENT CLIMATIQUE

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55 est LE nombre magique. En effet, si 175 parties (174 pays plus l’Union européenne) ont signé l'accord de Paris en avril dernier à New York, ce n’est pas suffisant. Ce qui compte, ce n’est pas seulement le nombre de pays signataires, mais celui des pays qui l’adopteront définitivement en le ratifiant. Ce n’est qu’à partir du moment où l’accord de Paris est ratifié qu’il devient opérationnel et juridiquement contraignant.

Les Syriens déplacés de force pourront-ils un jour récupérer leurs terres ?

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 ART production / Shutterstock.com
Tandis que la moitié des Syriens ont été obligés, par ces cinq années de guerre civile, de fuir leurs maisons et mènent désormais une vie de réfugiés ou de déplacés, une interrogation revient souvent dans les conversations : « Pourrons-nous un jour rentrer chez nous ? ». Les modifications récentes du cadre juridique régissant l’achat et la vente de terres privées suscitent des inquiétudes — autant en matière de protection des terres détenues ou occupées de longue date par des déplacés que pour la conception d’un futur processus de restitution des terres, une fois le conflit terminé.

Apprentissage des langues : comment renforcer la résilience des réfugiés syriens et des communautés d’accueil

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Syrian refugee children in the Ketermaya refugee camp

Aujourd’hui, 400,000 enfants syriens d’âge scolaire vivant en Jordanie et au Liban ne sont pas scolarisés. Pire encore en Turquie, où, selon les estimations du HCR, 433 000 réfugiés d’âge scolaire ne vont pas à l’école. Et l’on compte plus de 27 000 enfants non scolarisés dans la région du Kurdistan d’Iraq.

CCG : le processus de consolidation bancaire doit veiller à préserver la concurrence

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National Bank of Abu Dhabi - Ijanderson977 (Own work) [Public domain], via Wikimedia Commons
Les marchés bancaires des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) entrent dans une importante phase de consolidation, qui pourrait radicalement modifier le rôle et les capacités d’intermédiation du secteur. Voici quelques jours, deux grands établissements des Émirats arabes unis (EAU), la National Bank of Abu Dhabi et la First Gulf Bank, ont décidé de créer ensemble un champion national et un poids lourd régional, avec 170 milliards de dollars d’actifs. À Oman, les discussions entre la Bank Sohar et la Bank Dhofar en vue d’une fusion sont déjà bien avancées, tandis que d’autres rapprochements sont attendus à Bahreïn et au Qatar.
 

Radicalisation des jeunes : comment lutter contre les facteurs d’attraction ?

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 posztos | Shutterstock.com

La Tunisie est l’un des pays les plus sécularisés du monde arabe et est dotée de l’un des systèmes éducatifs les plus développés de cette région. Pourtant, c’est par milliers que les jeunes Tunisiens se tournent vers le djihadisme — un phénomène sans commune mesure avec ce que l’on observe ailleurs. Pourquoi ? La réponse se trouve probablement dans les salles de classe primaires et secondaires, où les élèves, notamment les plus vulnérables, ceux qui se sentent rejetés par la société, sont une proie facile pour les mouvements radicaux.

Le paradoxe de l’enseignement supérieur dans la région MENA

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Roof of the University of al-Karaouine in Fes, Morocco, which is the oldest continually operating university in the world - Patricia Hofmeester l Shutterstock

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) est le berceau de l’enseignement supérieur, puisque l’on y trouve trois des plus anciennes universités du monde encore en activité : je pense à l’Iran, au Maroc et à l’Égypte (a). L’université d’Al-Quaraouiyine, à Fès, délivre des diplômes depuis l’an 859 de notre ère. En plus d’abriter ouvrages et manuscrits, l’ancienne bibliothèque d’Alexandrie s’est imposée comme un pôle intellectuel sous Ptolémée, attirant des universitaires venus de toute la Méditerranée et d’au-delà. Et c’est dans la région MENA que des penseurs comme Ibn Khaldoun (a) ont inventé l’économie moderne, quatre siècles avant Adam Smith et consorts. Autrement dit, toutes celles et ceux d’entre nous qui ont fait des études universitaires sont redevables aux pays de la région MENA.

Qui cautionne l’extrémisme violent dans les pays en développement ?

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Burned car in the center of city after unrest - aragami12345s l Shutterstock.com
Qu’ont en commun les personnes justifiant les attaques qui ciblent les populations civiles ? Nous nous penchons sur cette question dans une nouvelle étude (a) consacrée à l’extrémisme violent du point de vue de ceux qui le cautionnent. Notre travail ne s’attache pas au processus de radicalisation ni aux caractéristiques des auteurs d’attaques terroristes, mais à celles des répondants à des enquêtes d’opinion qui affirment que les attaques terroristes sur les civils sont justifiées. Ces personnes, à l’opinion si radicale, ne perpétreront peut-être pas elles-mêmes des actes terroristes, mais elles présentent un risque élevé d’être recrutées par des organisations terroristes, de sympathiser avec ces groupes ou d’être disposées à les aider.Qu’ont en commun les personnes justifiant les attaques qui ciblent les populations civiles ? Nous nous penchons sur cette question dans une nouvelle étude (a) consacrée à l’extrémisme violent du point de vue de ceux qui le cautionnent. Notre travail ne s’attache pas au processus de radicalisation ni aux caractéristiques des auteurs d’attaques terroristes, mais à celles des répondants à des enquêtes d’opinion qui affirment que les attaques terroristes sur les civils sont justifiées. Ces personnes, à l’opinion si radicale, ne perpétreront peut-être pas elles-mêmes des actes terroristes, mais elles présentent un risque élevé d’être recrutées par des organisations terroristes, de sympathiser avec ces groupes ou d’être disposées à les aider.

Déplacements forcés : les aînés, un atout pour la résilience des communautés

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La tragédie qui frappe la Syrie est la pire depuis la Seconde Guerre mondiale en termes de populations déplacées par rapport au nombre d’habitants : près de la moitié des Syriens ont en effet dû quitter leurs foyers. Dans leur grande majorité, les 4,8 millions de réfugiés ont privilégié la Turquie, un pays voisin (2,7 millions), devant le Liban (1,05 million) et la Jordanie (640 000). Depuis 2011, plus d’un million ont déposé une demande d’asile dans un pays européen, dont 900 000 dossiers pour la seule année 2015. Enfin, le nombre de déplacés frôlerait les 7 millions de personnes, soit 40 % des Syriens restés en Syrie.

Gaza : un avenir meilleur en vue ?

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Le six mai dernier, ce père de famille part faire des courses. Comment aurait-il pu se douter, qu’à son retour, il découvrirait un spectacle d’horreur ? Comme tous les jours et comme dans toutes les maisons alentour, ses enfants ont allumé des bougies pour pouvoir étudier, puisque le quartier n’est pas raccordé au réseau. Mais ce jour-là, toute la maison prend feu. Trois de ses enfants, tous âgés de moins de six ans, périssent dans l’incendie. Un quatrième est gravement blessé. Ce drame a suscité une vive polémique entre les factions palestiniennes rivales qui dirigent Gaza et la Cisjordanie, chacune se renvoyant la responsabilité des coupures de courant.

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