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Conflit

Le Liban et la crise des réfugiés syriens : faire des jeunes des agents du changement

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On aurait pu entendre une mouche voler dans l’assistance et personne ne semblait prêt à prendre la parole. J’ai reposé ma question : « Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles vous êtes confrontés au quotidien ? » Finalement, c’est une jeune femme d’une vingtaine d’années, qui a levé la main. Suba vit à Tripoli, l’une des régions les plus pauvres du Liban et qui compte aussi l’une des plus fortes concentrations de réfugiés syriens : « Nous n’avons pas de travail et aucun accès aux services de base. Même si la situation des réfugiés syriens nous touche, il faut reconnaître qu’ils nous prennent nos emplois.

Le Yémen pourra-t-il se relever ?

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Depuis longtemps, le développement est en panne au Yémen, faisant de ce pays l’un des plus pauvres du monde et, depuis plusieurs années, de la région. Jamais le nombre de personnes souffrant de la faim n’a été aussi élevé.

La réinsertion des enfants soldats au Moyen-Orient

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Robert Adrian Hillman l shutterstock.com

L’histoire porte depuis longtemps la trace
(a) de ce fléau moderne qu’est la question des enfants soldats. Recensé dès l’antiquité gréco-romaine, ce phénomène a prévalu jusqu’au XIXe siècle. Avec l’avènement des nations modernes, on a cru qu’il disparaîtrait peu à peu. Aujourd’hui, pourtant, il s’observe dans la quasi-totalité des continents et des conflits, même s’il relève de l’exception au sein des corps d’armée constitués.

Yémen : la Banque mondiale soutient des programmes d’intervention d’urgence sur le terrain

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Le Yémen traverse une crise politique, humanitaire et de développement sans précédent. Avant l’aggravation du conflit actuel, la moitié de la population de ce pays, depuis longtemps le plus pauvre de la péninsule arabique, vivait sous le seuil de pauvreté. La situation s’est considérablement dégradée, puisque plus de 21,5 millions de Yéménites — soit près de 80 % de la population totale (28 millions) — ont désormais besoin d’aide humanitaire.

Handicapés et déplacés de force

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Volunteers carry disabled refugee - Nicolas Economou | Shutterstock.com

Un rapport (a) du Syrian Center for Policy Research (a) publié au mois de février dernier faisait état de 470 000 morts et 1,9 million de blessés depuis le début du conflit syrien. C’était il y a dix mois et le bilan n’a pu que s’alourdir depuis, avec l’intensification du siège d’Alep et des bombardements sur la ville, et les affrontements qui se poursuivent dans le reste du pays. Ce qui est clair, c’est que chaque jour de combats vient alourdir le fardeau que devront porter les générations futures, non seulement en raison des destructions matérielles sans cesse plus importantes que la Syrie subit, mais aussi des soins qu’il lui faudra apporter à tous ceux qui, toujours plus nombreux, sont mutilés ou fragilisés mentalement par la guerre. Et ce dans un pays où le système médical est en lambeaux (a) et où près de 5 millions de réfugiés et 6,6 millions de déplacés internes (a), soit la moitié de la population, ont été arrachés à leur foyer.

L’école Sophie-Scholl à l’avant-garde de la prise en charge des adolescents réfugiés à Berlin

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 rkl_foto l shutterstock.com

Adnan a mis près de trois ans à retrouver le chemin de l’école. Après leur fuite de Syrie, un séjour plein d’incertitudes en Turquie, suivi d’un autre en Autriche, sa mère et lui ont finalement trouvé asile à Berlin en juin.

C’est sa première semaine d’école. Il est assis au fond de la classe, derrière 11 autres élèves, et contemple la scène avec attention. Il écoute et observe ce qui se passe, mais il ne comprend pas un mot de ce que le professeur dit en allemand. Pourtant, le simple fait d’être là le rend euphorique. Âgé de 15 ans, il est déjà grand et bien bâti. D’ailleurs, sa table est trop petite pour lui.

C’est un peu comme s’il avait grandi trop vite…

Comment le financement basé sur les résultats peut contribuer à la réalisation des ODD et à la gestion de la crise des réfugiés

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Mohamad Azakir/World Bank

Il existe d’innombrables obstacles à la réalisation des nouveaux Objectifs de développement durable. Mais, fort heureusement, les solutions sont probablement encore plus nombreuses. La manière dont nous finançons les systèmes éducatifs en est une.

Les enjeux de l’éducation au Yémen après plus d’un an de conflit

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 Mohammed El Emad - World Bank

Sur la période 1999-2013, avant la guerre, l’éducation s’était sensiblement améliorée au Yémen. Les taux de scolarisation étaient passés de 71,3 % à 97,5 %. Selon le Ministère de l’éducation, à la rentrée 2012/2013, le nombre d’élèves inscrits dépassait les 5 millions, dans près de 17 000 établissements scolaires, accueillant plus de 136 000 classes.

Préparer l’avenir : une initiative pour coordonner les efforts de la diaspora et des réfugiés syriens

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Sur quelles sources d’investissement et sur quels marchés pourrait-on s’appuyer pour venir en aide à la fois aux réfugiés syriens et aux communautés qui les accueillent ? Sachant que le secteur privé est mon champ de travail depuis 20 ans, l’une des premières pistes que j’ai explorée pour résoudre cette question a été celle de la diaspora : quel rôle la diaspora pourrait-elle jouer ? 

Questions/réponses : L’importance du développement de la petite enfance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

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 Egyptian Studio / Shutterstock.com

Alors qu’une nouvelle année scolaire démarre dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), des millions d’enfants se préparent activement à faire leur rentrée. Certains, piégés par les conflits, risquent de ne pas aller du tout à l’école ; d’autres commenceront cette année dans un pays voisin du leur. En temps de paix comme en temps de guerre, dans toute la région MENA, il convient de privilégier davantage l’éducation et les soins prodigués pendant la petite enfance. Safaa El Tayeb El-Kogali, chef de service au pôle mondial d’expertise en Éducation de la Banque mondiale, est co-auteur d’une étude sur le développement de la petite enfance parue en 2015, qui a fait le constat qu’à quelques exceptions près, les pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) sont en retard en la matière.

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