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Donnez votre avis : Quelles devraient être les priorités de l’Égypte, un an après la révolution ?

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Un an après la révolution de la place Tahrir, l’Égypte est confrontée à des défis immenses : dégradation rapide de la situation macroéconomique, pauvreté persistante, chômage élevé (en particulier chez les jeunes), faillite du système éducatif…  La capacité de l’Égypte à faire face à ces défis à brève échéance aura des conséquences importantes sur sa stabilité et son développement à moyen et long terme.

Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à appuyer les efforts entrepris par l’Égypte pour réussir sa transition.

L’Égypte est à un tournant historique. Il y a tout juste un an, les Égyptiens prouvaient au monde entier qu’ils pouvaient se rassembler pour reconquérir leur destin. L’onde révolutionnaire, d’abord partie de Tunisie avant de gagner l’Égypte, s’est propagée à l’ensemble du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), donnant ainsi naissance à ce qui est désormais désigné comme le "Printemps arabe". Les citoyens ont revendiqué le respect et le droit de s’exprimer et d’être entendus ; ils ont réclamé des comptes et des opportunités pour tous.

Un an après la révolution de la place Tahrir, l’Égypte est confrontée à des défis immenses : dégradation rapide de la situation macroéconomique, pauvreté persistante, chômage élevé (en particulier chez les jeunes), faillite du système éducatif…  La capacité de l’Égypte à faire face à ces défis à brève échéance aura des conséquences importantes sur sa stabilité et son développement à moyen et long terme.

Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à appuyer les efforts entrepris par l’Égypte pour réussir sa transition. Dans les mois qui viennent, la Banque se tiendra prête à aider les autorités égyptiennes dans les domaines suivants : stabilité macroéconomique ; promotion du rôle du secteur privé et de la compétitivité pour le partage de la croissance économique et la création d’emplois ; essor de la transparence et de la redevabilité des pouvoirs publics, en promouvant notamment la participation des citoyens et la responsabilité sociale, et amélioration des services sociaux.

La présentation (en anglais) explicite l’action du Groupe de la Banque mondiale et présente la stratégie de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC) en Égypte pour la période juillet 2012-décembre 2013. Ce document d’orientation ou « note de stratégie intérimaire », qui couvre  les 18 prochains mois, est conçu pour soutenir l’Égypte au cours de cette période de transition ; au-delà, le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’élaborer une stratégie d’aide et de partenariat à plus long terme.

L’équipe de la Banque mondiale basée au Caire a entaméde vastes consultations auprès des diverses parties prenantes de la société égyptienne afin de mieux appréhender les besoins du pays du point de vue de sa population et d’y répondre au mieux dans le cadre de notre stratégie intérimaire. D’autres réunions sont prévues dans les semaines à venir.  Mais il existe aussi des instruments qui peuvent nous permettre d’atteindre tous ceux que nous ne pouvons pas rencontrer en personne : les médias sociaux et les autres outils de communication du web ont joué un rôle fondamental durant le Printemps arabe, et tout particulièrement au niveau des jeunes. Aussi usons-nous à notre tour de ces plateformes pour aller vers vous, recueillir votre avis sur les quatre questions suivantes et éclairer ainsi notre réflexion :

  • Quel rôle le Groupe de la Banque mondiale devrait-il avoir pour appuyer la transition en Égypte ?
     
  • Les priorités mises en évidence dans la note de stratégie intérimaire sont-elles appropriées ?
     
  • Les domaines d’intervention choisis sont-ils pertinents ?
     
  • Devrions-nous agir différemment sur certains plans?


Merci d’avance de nous faire part de votre point de vue, vos commentaires sont précieux.

 

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