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Quand je pense au SIDA, deux images me viennent à l’esprit : le fameux ruban rouge et le préservatif gratuit. D’ailleurs, ils résument assez bien les efforts réussis de la Thaïlande pour contrer l’épidémie : des campagnes massives d’information et le programme « 100 % Préservatifs » qui a permis de réduire la contamination chez les professionnels du sexe.
Mais la prégnance de ces symboles s’est éteinte après que j’ai rencontré, dans un vieux quartier misérable de Bangkok, ceux qui sont aujourd’hui les plus exposés à l’infection : les usagers de drogues injectables.
L’utilisation d’une même aiguille par plusieurs usagers contribue à propager le virus du SIDA et les autres maladies transmissibles par le sang. D’autant que, sous l’emprise de la drogue, les toxicomanes risquent davantage d’avoir des rapports sexuels non protégés. Il existe des programmes dits « de réduction des risques » (ou des « méfaits ») qui consistent à fournir aux usagers de drogues des aiguilles stériles, des seringues et des préservatifs afin d’éviter la contamination. Si la distribution de préservatifs ne pose plus guère de problèmes, il n’en est pas de même pour les aiguilles et les seringues.