Syndicate content

Qualité de l’éducation et automatisation du travail

Harry A. Patrinos's picture
Cette page en : English | Español
Les travailleurs auront-ils les savoirs adaptés aux nouvelles technologies ? L’éducation peut y apporter sa contribution ! (Photo: Sarah Farhat / World Bank)


L’automatisation du travail est à l’origine d’une course entre les avancées technologiques et la mise à niveau conséquente du dispositif éducatif. Et pourtant, la capacité d’une main-d’œuvre humaine à faire concurrence aux automates est entravée, dans la plupart des pays en développement, par le faible rendement de leur système éducatif. Cette situation risque d’empêcher les jeunes de ces pays de profiter pleinement de la rentabilité, potentiellement élevée, de la scolarité.

La qualité de l’éducation est trop faible
 
La qualité de l’éducation n’est plus à la hauteur, ce qui a pour effet de freiner la puissance du « capital humain » (c-à-d. les connaissances, compétences et innovations que l’être humain accumule au cours de sa vie). Pendant que les gouvernements peinent à faire acquérir à leurs jeunes même les compétences cognitives fondamentales, à savoir, ce qui permet de penser, lire, apprendre, mémoriser et raisonner, de nouvelles demandes s’imposent déjà.

Comment utiliser les TIC pour mieux gérer le secteur de l’éducation dans les pays fragiles ?

Maria Amelina's picture
Cette page en : English
Des parents d’élèves reçoivent une formation Allô École! dans une école de Tshikapa en RDC. (Photo: Ornella Nsoki / Moonshot Global, Sandra Gubler / Voto Mobile Inc., Samy Ntumba / La Couronne)


Des solutions mobiles qui améliorent la gestion du système éducatif
 
Observons ensemble ces images : dans la première, des villageois examinent une affiche ; dans la deuxième, des enseignants ajoutent des chiffres à des affiches similaires et dans la troisième, des fonctionnaires choisissent des modèles d’interface avec l’aide d’un technicien. Aucune de ces images ne montre à proprement parler quelque chose que l’on pourrait qualifier de « technologie de pointe ». Elles représentent pourtant chacune une étape d’un projet innovant et insolite.
 
Un projet qui a introduit des innovations technologiques dans la vie des citoyens et incite les fonctionnaires à être à l’écoute de ces citoyens et de répondre à leurs attentes.
 
Il s’agit d’Allô, École ! une plateforme éducative mobile financée par l’Agence belge de développement et mise en œuvre par le ministère de l’éducation nationale de la République démocratique du Congo (RDC), avec l’aide de la Banque mondiale.

Au Sri Lanka, où les filles devancent les garçons

Harsha Aturupane's picture
Cette page en : English
Malgré les preuves que les filles réussissent mieux leur scolarité, une perception générale veut que les garçons soient naturellement plus doués que les filles et que, de ce fait, ils puissent consentir moins d’efforts aux études. (Photo: Harsha Aturupane/ World Bank)


Lorsqu’on parle de l’inégalité entre les sexes dans le système éducatif de pays en développement, surtout en Asie du Sud, on pense automatiquement aux contextes où les filles sont désavantagées par rapport aux garçons. Le cas srilankais nous oblige cependant à repenser nos préconceptions.
 
Tandis que l’écart entre les sexes favorise les garçons dans la plus grande partie de l’Asie du Sud, il semble qu’au Sri Lanka, les filles sont plutôt avantagées. À l’instar de leurs homologues dans la plupart des pays à revenu élevé, les filles sri-lankaises surclassent systématiquement les garçons, qu’il s’agisse du taux de participation ou du taux de réussite scolaire.

Sept recommandations pour mieux mener votre recherche sur le terrain

Kabira Namit's picture
Cette page en : English
Un élève interrogé par une recenseuse à Wewak, Papouasie-Nouvelle-Guinée. (Photo: Kabira Namit / World Bank)


Vous comptez donc vous lancer dans des travaux de recherche sur le terrain ! Qu’il s’agisse d’un essai randomisé contrôlé ou d’une analyse quasi-expérimentale, j’espère que les conseils suivants vous seront utiles…
 
Consacrez le temps et l’effort nécessaires pour recruter et former vos recenseurs. Quelqu’un a dit une fois que la formation des recenseurs est pour 95 pourcent dans la réussite d’une étude menée sur le terrain. À mon avis, ce chiffre sous-estime l’importance de cette phase critique ! L’enthousiasme et la ténacité des recenseurs peuvent avoir un effet multiplicateur sur les efforts consentis lors de l’élaboration du plan de recherche, tout comme le manque d’enthousiasme et de ténacité peuvent les anéantir. En règle générale, il faut au moins une semaine pour former les recenseurs et leur faire tester l’instrument.  Il est bon également de rappeler aux recenseurs l’ambition de l’étude : notre travail commun vise à améliorer, même à petite échelle, les résultats scolaires des enfants de par le monde… et on se doit d’en être fier.  Les étudiants universitaires, encore aux études ou fraîchement diplômés, font d’habitude d’excellents recenseurs, car ils ont encore une passion pour le voyage et les nouvelles découvertes, se sentent plus à l’aise avec les appareils technologiques, sont mieux à même de supporter le travail ardu et peuvent marcher les trois heures supplémentaires qu’il faut pour parvenir à l’école qui, tirée au sort, se trouve au fin fond du territoire. 
 

Les données interactives sur l’éducation sont maintenant au bout des doigts !

Husein Abdul-Hamid's picture
Cette page en : English
Les données interactives sur l’éducation sont maintenant au bout des doigts ! (Photo : Arne Hoel / World Bank)

Les statistiques, on peut les aimer ou les détester, mais il nous les faut pour mesurer et comparer des données et pour ensuite prendre les décisions qui s’imposent. À la Banque mondiale, nous sommes souvent contactés par des chercheurs, étudiants et journalistes qui cherchent des données sur l’éducation. « Le Brésil a-t-il connu une augmentation des effectifs universitaires en 2017 ? À combien s’élèvent les dépenses publiques pour l’éducation dans les pays de la Asie du Sud-Est ? Où peut-on trouver une base de données relative aux projets de la Banque mondiale dans le secteur de l’éducation ? »
 
Notre équipe fait de son mieux pour répondre à ces questions, mais vous pouvez accéder plus facilement et plus rapidement à ces informations en visitant EdStats.  Ce site web, récemment relooké, est le portail de la Banque mondiale pour les données concernant le secteur de l’éducation, et est parmi les sites les plus fréquentés par les experts en éducation de la Banque mondiale et de ses organismes partenaires. Le retour des utilisateurs est particulièrement positif : l’interface rénovée est plus claire, et parfaitement adaptée aux tablettes et mobiles.

Un devoir à remettre: des enseignants édifiants

Jaime Saavedra's picture
Cette page en : Español | English

Jaime, avec des enseignants qui s’engagent en faveur de l’éducation d’enfants vivant en situation de handicap au Dharabi Transitional Municipal School Corporation College (Mumbai, India). (Photo: Marcela Gutierrez Bernal / World Bank)


Mercredi dernier a vu le lancement du Rapport sur le développement dans le monde: apprendre pour réaliser la promesse de l’éducation. Le monde fait face à une crise d’apprentissage.  Dans beaucoup de pays en développement, les apprentissages sont insuffisants, les opportunités d’apprentissage sont inégalement réparties, et les progrès s’accumulent à un rythme trop lent. Que faire pour remédier à cette situation ? Faire en sorte que l’élève commence sa scolarité ayant eu une alimentation et une stimulation adéquates pendant les premières années de sa vie, que l’école, bien dirigée, offre un environnement propice aux apprentissages, que les ressources dont l’école dispose lui permettent de fonctionner avec efficacité, et, ce qui est le plus important, que l’enseignant soit motivé et bien formé.

Améliorer les infrastructures scolaires afin que les élèves apprennent mieux

Janssen Teixeira's picture
Cette page en : English | Română
Une salle de classe à Godineşti, département de Gorj, Roumanie. (Photo: Chiara Amato / World Bank)


Les infrastructures – bâtiments, salles de classe, laboratoires et équipements – constituent des éléments essentiels à l’apprentissage dans nos établissements scolaires et universitaires. Il existe de fortes preuves qu’une infrastructure de haute qualité facilite un meilleur enseignement, renforce les acquis scolaires et réduit l’abandon… entre autres.
 
Une étude récente, menée au Royaume-Uni, montre que des éléments environnementaux et architecturaux des infrastructures scolaires expliquent 16 pour cent de la variation de la réussite scolaire des élèves de l’enseignement primaire. Cette analyse montre par ailleurs que la façon dont une infrastructure scolaire est conçue a un effet sur les processus d’apprentissage en fonction de trois caractéristiques : elle doit être naturelle (ex. luminosité et qualité de l’air), stimulante (ex. couleurs et complexité), et individualisée (ex. flexibilité des espaces d’apprentissage).
 
Quoique les décideurs du secteur éducatif se concentrent de plus en plus sur la qualité de l’éducation et donc sur l’environnement scolaire, beaucoup de pays emploient encore une approche fragmentée dans les décisions concernant l’infrastructure scolaire. En Roumanie, par exemple, ces décisions ont été prises de façon décentralisée et non coordonnée, dans un contexte de besoins ponctuels et de ressources limitées… en l’absence totale de stratégie globale.

Afin que toutes et tous apprennent, nos systèmes éducatifs doivent accueillir les apprenants handicapés

Charlotte McClain-Nhlapo's picture
Cette page en : English
Il faut promouvoir des opportunités d’apprentissage pour tout enfant et tout jeune vivant en situation de handicap. (Photo: Masaru Goto / World Bank)

À l’heure où les éducateurs poursuivent des approches inclusives dans leurs établissements scolaires un peu partout dans le monde, on se doit de reconnaître que ces même éducateurs peuvent par inadvertance exclure les personne sourdes et malentendantes de leurs programmes d’enseignement général.
 
Selon la Fédération mondiale des sourds, sur les 70 millions de personnes sourdes dans le monde, 56 millions n’ont strictement aucun accès au système éducatif. Cette exclusion est ressentie de manière plus aiguë par les femmes et filles sourdes et par les personnes sourdes habitant un pays en développement.
 
Et l’exclusion sociale, de façon générale, fait partie intégrante de la crise d’apprentissage qui préoccupe fortement la Banque mondiale.

Quel impact un programme d’éducation préscolaire de type communautaire peut-il avoir sur le développement de l’enfant ?

Amer Hasan's picture
Un centre d’éducation préscolaire en Indonésie. (Photo: Angela Kinnell / Banque Mondiale)

Quelque 250 millions d’enfants de moins de cinq ans habitant un pays en développement n’ont pas la chance de réaliser leur plein potentiel. Face à ce défi, gouvernements et bailleurs recourent un peu partout dans le monde aux services d’éducation et de développement de la petite enfance. Ces services offrent la possibilité de remédier, à moindre coût, aux déficits accumulés au cours d’une première enfance passée en milieu défavorisé. La prestation des services peuvent prendre diverses formes – école maternelle, garderie communautaire, ou autre.

L’enseignement supérieur en Amérique latine et aux Caraïbes est à la croisée des chemins

María Marta Ferreyra's picture
Cette page en : English | Español
Un étudiant universitaire au Pérou. (Photo: Dominic Chavez / Banque Mondiale)

Les jeunes de l’Amérique latine et des Caraïbes ont plus accès aujourd’hui à l’enseignement supérieur qu’à tout autre moment de l’histoire de la région. Tant il est vrai que l’accessibilité élargie est un résultat positif en soi, elle n’est pourtant pas garante de la qualité nécessaire pour que les pays puissent réellement en bénéficier. Les pays doivent aider les étudiants à maximiser leur potentiel, en créant des programmes diversifiés de bonne qualité qui préparent les jeunes à réussir leur insertion professionnelle. Pouvoir tracer le chemin qui mène à la croissance et à la prospérité – et assurer, par là, l’avenir économique de la région – en dépend.
 
Un « bon système » d’enseignement supérieur ne consiste pas en un modèle unique applicable à toutes les situations. On doit prendre en compte les intérêts des uns et des autres, leurs aptitudes innées et leur préparation scolaire. Le système doit être juste, de bonne qualité et suffisamment diversifié pour reconnaître que les différentes filières professionnelles nécessite des programmes de formation de durée variable. Un programme « cycle court » de deux années pourrait suffire pour former un auxiliaire administratif, tandis qu’à d’autres professions, comme celle d’ingénieur ou d’architecte, correspond un programme de niveau licence-master, qui, dans la région, court normalement entre cinq ou six années d’études.

En fait, notre économie mondialisée fait appel à des compétences de plus en plus diversifiées. Le rapport intitulé « At a Crossroads: Higher Education in Latin America and the Caribbean », publié récemment par la Banque mondiale, paraît donc à un moment opportun. Le rapport présente des renseignements détaillés sur la qualité, la diversité et l’équité de l’enseignement supérieur dans la région. Il ne fait aucun doute qu’il faut encore plus d’efforts pour assurer une formation de qualité qui permette aux étudiants, quelle que soit leur situation financière, d’acquérir les compétences nécessaires et, ce faisant, de réaliser leur plein potentiel. J’espère que ce rapport, comme ce blog, sera utile aux experts et décideurs, en leur proposant des recommandations concernant les stratégies innovantes qui aident à améliorer, et mieux, à transformer l’enseignement supérieur dans la région.

Pages