Syndicate content

Les femmes, face cachée de l’émergence en Côte d’Ivoire

Jacques Morisset's picture



Politiciens et économistes s’acharnent souvent à décortiquer des centaines de données pour trouver des solutions compliquées jusqu'à en oublier l'évidence qui saute aux yeux ! Alors que la Côte d'Ivoire développe des stratégies complexes pour réussir à devenir une économie à revenu intermédiaire, elle a tendance à négliger le rôle des femmes qui souffrent généralement de profondes inégalités et difficiles à ignorer. Elles sont pourtant le moyen le plus simple et le plus rapide pour atteindre l’émergence économique.

Placer la santé et l’autonomisation des femmes au cœur du développement

Kristalina Georgieva's picture
Registered nurses look after newborns at a maternity hospital in Freetown Sierra Leone. © Dominic Chavez/World Bank
Des infirmières veillent sur des nouveaux-nés dans une maternité à Freetown, en Sierra Leone.
© Dominic Chavez/Banque mondiale

La semaine dernière était l'occasion de célébrer la Journée mondiale de la population, aussi connue comme la Journée de la démographie. Cela m’a fait penser à la joie qu’apportent les enfants et au droit des femmes à décider de leurs grossesses. Une liberté importante pour les femmes. Et pour la société. Il ne peut y avoir de développement durable sans autodétermination des femmes – et il ne peut y avoir d’autodétermination des femmes sans systèmes de santé garantissant l'accès à des services de santé maternelle et reproductive. La planification familiale en fait partie.

Comment déterminer si un projet avec de bons résultats dans un pays fonctionnera ailleurs ?

David Evans's picture
Cette page en : English

« Ce n’est pas parce que cela fonctionne au Brésil que cela fonctionnera au Burundi. » C’est vrai. Et ça semble évident. Pourtant, ce genre de critique continue d’être matraquée aux chercheurs, qui pratiquent des évaluations d’impact aux quatre coins du monde. Les institutions varient. Les niveaux d’éducation varient. Les cultures varient. Ainsi, un programme qui a réussi à autonomiser les filles en Ouganda, ne marchera pas forcément en Tanzanie.

Les minéraux et les métaux joueront un rôle essentiel dans la lutte contre la pollution de l’environnement

Daniele La Porta Arrobas's picture


L’accord de Paris sur le climat, conclu en 2015, a été précédé d’une analyse des données scientifiques et de la viabilité des mesures d’adaptation aux conséquences du changement climatique et d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES). Si ces mesures s’intéressent en général aux conséquences de la réduction des émissions sur l’économie, les politiques publiques, la technologie et la durabilité du développement, elles s’attachent relativement peu aux implications d’un avenir sobre en carbone.

C’est pourquoi la Banque mondiale a décidé de se pencher sur cette question et de déterminer quels seraient les minéraux et les métaux pour lesquels la demande pourrait augmenter. Avec le rapport The Growing Role of Minerals and Metals for a Low-Carbon Future, qui s’intéresse à l’éolien, au solaire et au stockage d’énergie par batteries, la Banque donne à ce sujet la place qu’il mérite dans le dialogue actuel sur le changement climatique.

S’appuyant sur les scénarios climatiques et technologiques élaborés à partir des Perspectives des technologies de l’énergie de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la Banque mondiale a réalisé un ensemble de projections de la demande de produits de base jusqu’en 2050. Nous avons utilisé pour ce faire les meilleures estimations concernant l’adoption de trois technologies discrètes et respectueuses du climat (l’éolien, le solaire et le stockage d’énergie par batteries), qui sont nécessaires pour satisfaire aux spécifications des trois scénarios de réchauffement de la planète, à savoir 2C, 4C et 6C.

Accroître l'alphabétisation des jeunes pourrait les aider à satisfaire leurs aspirations croissantes

Zubedah Robinson's picture
Taux d’alphabétisation chez les jeunes

 
Le 15 juillet est l'occasion de célébrer la Journée mondiale des compétences des jeunes, et, à cette occasion, nous nous penchons sur certaines des difficultés que pose l’emploi des jeunes. À l’heure actuelle, 621 millions de jeunes ne sont pas scolarisés, n’exercent aucun emploi et ne suivent aucune formation. Pire encore, le chômage est trois fois plus élevé chez les jeunes que chez les adultes. Et pour ceux qui parviennent à décrocher un emploi, un jeune sur quatre se trouve dans l’incapacité de trouver un emploi rémunéré plus de 1,25 dollar par jour !

Dans son étude, la coalition mondiale pour l'emploi des jeunes (S4YE) explique ces chiffres déplorables par la piètre qualité de l’éducation ainsi que par l’absence de liens clairs entre formation et marché du travail. J’ai utilisé cette approche pour analyser plus en profondeur les données de la Banque mondiale sur les taux d’alphabétisation mondiaux, dans le but d’identifier l’ampleur des écarts hommes-femmes entre les différentes régions.

« Tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles » - Utiliser des modèles de risque pour évaluer rapidement les conséquences d’une catastrophe

Emma Phillips's picture
En général, après la survenue d’une catastrophe naturelle, les deux premières questions que l’on se pose sont « combien de personnes ont été touchées ? » et « quels sont les dommages ? ». On veut connaître le nombre de personnes affectées et l’impact potentiel sur l’économie — ce qui n’est pas facile à chiffrer dans des circonstances par nature chaotiques. Pour comprendre la situation sur le terrain, il faut des moyens de coordination, des données et du temps. Or, c’est précisément ce dont on manque le plus souvent. En anticipant les catastrophes grâce à la modélisation du risque, il est néanmoins possible d’améliorer la coordination et de compiler des données essentielles, pour éviter de devoir agir dans l’urgence.
 

Carte des cyclones tropicaux majeurs (de catégorie 3 et plus) ayant frappé Madagascar entre 1983 et 2016. Source : Historical Hurricane Tracks, NOAA (Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique)

En Côte d’Ivoire chaque histoire compte 10 : 24h chrono pour créer une entreprise en Côte d’Ivoire

Jacques Morisset's picture

Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, analyse l’impact des projets mis en œuvre et la manière dont ils changent le quotidien des Ivoiriens.

Comment analyser la qualité de l’eau ? Des tests chimiques peu coûteux

Jessica Anne Lawson's picture
Cette page en : English | Español | 中文
Échantillons pour analyse colorimétrique
Crédit photographique :
Chemical Heritage Foundation, sur la plateforme Flickr
sous licence Creative Commons 2.


Note de l’auteur : ce billet de blog est le deuxième d’une série consacrée aux méthodes d’analyse de la qualité de l’eau qui nécessitent peu de moyens techniques (a).

Grâce à la chimie, on peut aujourd’hui déceler des milliers de substances chimiques dans l’eau, même à des concentrations minimes. Déjà impressionnante, la liste des tests disponibles ne cesse de s’allonger et la plupart des méthodes requièrent un équipement de laboratoire de pointe. Mais, heureusement, il n’est pas besoin d’analyser tous les éléments présents dans l’eau ! Un ensemble de tests plus restreints et plus pratiques suffit pour avoir une bonne idée de la qualité chimique de l’eau. Ces dispositifs existent également dans une version plus sommaire, pour les petits budgets.
 

Les différents types de tests

Trois grandes catégories de tests portatifs permettent de mesurer in situ la composition chimique de l’eau :

Mettre en mouvement mes réflexions sur le handicap

James Dooley Sullivan's picture

Pression. Toujours ce mot. Pression de s’efforcer d’être à jour dans son travail et de mener une vie sociale normale, sans donner l’impression d’être un infirme sans force. Certes, chacun est soumis à différentes pressions, mais j’ai tendance à croire que les personnes souffrant d’un handicap y sont plus vivement exposées, parce que nous ne sommes pas dans la norme. Chaque fois que je quitte mon domicile, je me pare d’un camouflage invisible pour donner l’image de quelqu’un d’autonome qui respire la confiance en soi et déborde de vigueur. Je propulse mon fauteuil roulant, je me déplace rapidement et je manipule les portes de manière à ne pas retenir indûment les personnes qui les maintiennent ouvertes. Sous ces dehors, il existe un être beaucoup plus fragile qui a besoin qu’on l’aide à gravir une pente, à ouvrir une porte quand elle est trop lourde et à monter et descendre ces maudites marches. Parce que je suis un homme, je possède la force physique nécessaire pour réussir à venir à bout même d’une moquette épaisse. Mais fin 2016, cette pression physique et mentale qui me poussait à avancer a subi un coup d’arrêt brutal.

Il fallait en finir avec cette pression. Je devais guérir. Je n’avais pas le choix. Je ne pourrais travailler et retrouver ma table de montage avant plusieurs mois...

Pages