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mai 2011

Regards d'une jeune écrivaine tunisienne sur les Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI

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Lorsque j'ai reçu une invitation du FMI et de la Banque mondiale pour les Réunions de printemps, mes amis m'ont conseillé de ne pas ouvrir l'e-mail. Pour eux, il devait s'agir d'un spam. Ma famille m'a recommandé de vérifier l'origine de cette invitation et de chercher à en connaître les raisons avant d'accepter. Mes directeurs d’études ont trouvé ça bizarre.

Tout le monde semblait sceptique sur le fait que ces deux institutions internationales puissent réellement inviter des jeunes à un événement de cette importance.

C'est avec beaucoup de curiosité que je suis partie pour Washington. Cette réunion, les deux institutions en question, tout cela me laissait perplexe et j’espérais que j’y verrais plus clair dans ma tête...

Samar Mezghanni, jeune écrivaine tunisienne, est connue pour sa participation active aux différentes manifestations culturelles et littéraires aux plans arabe et méditerranéen et a obtenu plusieurs prix de considération.

La transition, une promesse de croissance ?

Bon nombre de pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord se sont engagés dans une transition ayant pour objectif d’instaurer des gouvernements plus ouverts et plus responsables. Comme les Européens de l’Est et d’autres avant eux, ils vont se heurter à court terme aux difficultés liées à l’interruption de l’activité économique et à l’attentisme des investisseurs face à une situation incertaine...

Repenser l’économie du développement : du nouveau du côté de l’édition 2011 de la conférence ABCDE

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 Il est important de pouvoir disposer d’un forum international réunissant les grands noms de la pensée économique autour de la lutte contre la pauvreté et de la promotion de la croissance dans les pays à faible revenu. Je constate avec satisfaction que, depuis son lancement il y a 22 ans, la Conférence annuelle de la Banque sur l’économie du développement (ABCDE) répond à cet objectif en mettant en relation théoriciens, intervenants de terrain et étudiants.

Ces entrepreneurs sociaux qui méritent notre attention

May Wazzan's picture

Il est probable que la plupart d’entre nous qui sommes impliqués dans les questions de développement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) peuvent citer au moins quelques exemples d’entreprises ou d’initiatives sociales dans la région. Mais je ne suis pas certaine que nous ayons tous pu nous rendre compte véritablement de l’ampleur de ce secteur et de son impact potentiel. Alors que la littérature et les études de cas disponibles sur l’entreprenariat social sont assez étendues, on constate malheureusement que la région MENA y est sous-documentée. Pourquoi ?

Crowdsourcing : quand le changement émerge de la foule

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Note d'introduction : Le terme anglais « crowdsourcing » désigne littéralement une information « collectée et diffusée par la foule ». C'est une pratique en plein essor qui consiste à utiliser le savoir, les compétences et la créativité de volontaires pour récolter des informations et les diffuser.

Crowdsourcing par Aleem Walji

La Banque mondiale et Google viennent d'organiser récemment un « marathon cartographique », avec l'aide de membres de la diaspora soudanaise basés aux États-Unis, pour mieux localiser les sites et les infrastructures dans le Sud-Soudan.

Après cette manifestation, Aleem Walji, responsable des pratiques innovantes au sein de l'Institut de la Banque mondiale, a discuté en tête à tête avec Mamata Pokharel de Youthink! et abordé le potentiel offert par le « crowdsourcing » pour générer des changements.

L’impact des médias sociaux dans la région

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Par Mona Eltahawy, éditorialiste et conférencière internationale spécialiste des questions arabes et musulmanes.

Khaled Saïd n’était pas le premier Égyptien que la police aurait battu à mort. Son décès a pourtant déclenché une révolution virtuelle qui, rétrospectivement, préfigure parfaitement la révolution, bien réelle cette fois, qui allait renverser Hosni Moubarak en 18 jours, après 30 ans de pouvoir.

Aux dires de sa famille et de militants, cet homme d’affaires de 28 ans a été passé à tabac en juin 2010 par deux policiers en civil. Une autopsie du ministère de l’Intérieur a conclu à une mort par asphyxie provoquée par l’ingestion d’un sachet de drogue. Mais la photographie d’un corps martyrisé, formellement identifié par sa famille, a circulé sur le web. Pour ses proches, les autorités lui auraient fait payer la diffusion en ligne d’une vidéo montrant des policiers se partager le fruit d’une saisie de stupéfiants.