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mars 2012

L’honnêteté, une valeur qui paye

La réduction de la corruption passe nécessairement par l’intégrité et par la croissance économique : tel est le message essentiel que j’ai retenu de la conférence annuelle de l’Economic Research Forum, organisée récemment au Caire et consacrée à la question de l’éradication de la corruption.

Au delà des appels classiques à la transparence des pouvoirs publics et à leur obligation de rendre des comptes — et sans nier pour autant l’importance cruciale de ces deux facteurs —il a été reconnu que pour venir à bout des tentations de la corruption, il faut que la population ait une aversion morale pour ces pratiques et que les faits montrent de manière irréfutable que moins il y a de corruption plus le revenu par habitant est élevé.

Un point sur l’utilisation des liseuses électroniques en Afrique, par Michael Trucano

Comment introduire des livres et des liseuses électroniques dans les pays à faible revenu, et est-ce une bonne idée ?

Si l’on en juge par le nombre croissant de demandes que nous recevons ici, à la Banque mondiale, à ce sujet, nous ne sommes pas les seuls à nous poser ces questions. Si vous cherchez des pistes pour essayer de répondre à ce type de problématiques, en vous appuyant sur les données recueillies par des pionniers dans ce domaine, vous serez certainement, à un moment ou à un autre, en contact avec l’ONG Worldreader. Cofondée par l’ancien vice-président d’Amazon, Worldreader s’efforce, avec ses partenaires, « de permettre à des enfants et à des familles, dans le monde en développement, d’accéder à des millions de livres ». Jonathan Wareham, enseignant dans le département des Systèmes d’information à l’ESADE Business School de Barcelone, siège au conseil d’administration de la fondation Worldreader en Espagne et collabore avec cette organisation à diverses activités de recherche sur l’utilisation des liseuses et des livres numériques. Il est récemment venu à la Banque mondiale pour exposer les résultats des travaux menés en Afrique par Worldreader.

L’Afrique, on y revient toujours

Justin Yifu Lin's picture

Durant ma première semaine au poste d’économiste en chef de la Banque mondiale, en juin 2008, je me suis rendu dans trois pays d’Afrique : l’Éthiopie, le Rwanda et l’Afrique du Sud. De nombreuses visites dans d’autres pays africains ont suivi, mais je garde un intérêt particulier pour l’Éthiopie. Je viens juste d’y retourner, pour la quatrième fois. Je suis sûr que je m’y rendrai encore lorsque j’aurai quitté la Banque, le 1er juin de cette année, mais il s’agissait là de mon dernier déplacement en Afrique en tant qu’économiste en chef.

L’aquaculture : une opportunité d’emploi pour les jeunes

Maria Cristina Gallegos's picture

aquaculture

L’aquaculture désigne toutes les activités de production animale ou végétale en milieu aquatique comme la mer, les lacs, les rivières et les bassins artificiels.

Lorsqu’en juin 2010, Hosne Ara, 20 ans (photo ci-contre), a été visiter une usine de crevettes tout près de chez elle à Barunga, au Bangladesh, elle a posé beaucoup de questions. Elle raconte : « je me suis rendue  aperçu que l’élevage de crevettes ne respectait aucune règle. Les techniciens n’avaient pas été formés et semblaient inexpérimentés. J’ai défié le propriétaire en lui assurant que je pouvais résoudre les problèmes qui existaient dans son usine, j’ai dû me montrer convaincante car j’ai été embauchée sur le champ ».

Hosne est la première femme à avoir été employée par cette usine de crevettes, en grande partie grâce à des compétences piscicoles qu’elle avait acquises en aidant sa famille à entretenir leur élevage de poissons en bassin.

Après la classe de Seconde (10th grade), elle a validé une formation en élevage de poissons (pisciculture) grâce au projet Pilote pour l'emploi des jeunes du Bangladesh (BYEP), un projet soutenu par le Département national de la pêche en partenariat avec les Organisations non-gouvernementales (ONG) locales.

Montée de la tuberculose résistante aux médicaments : un combat que l’Inde doit gagner

Patrick Mullen's picture

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À dix ans, Vibha Kumari ressemble à n’importe quelle écolière de Delhi, à ceci près que son petit visage est recouvert d’un mouchoir propre et très usé. Vibha souffre d’une tuberculose multi-résistante, c’est-à-dire d’une forme de la maladie provoquée par une souche de bactérie ayant développé une résistance aux antibiotiques de première intention.

Le cas de Vibha est un cas classique de tuberculose résistante aux médicaments. Il y a deux ans, elle a eu une très mauvaise toux qui ne passait pas, et a été soignée par un médecin de son village, dans le Bihar. Après huit mois de traitement, la petite fille ne va pas mieux et la famille décide de déménager à Delhi ; le père de Vibha devient vendeur d’eau dans les rues grouillantes de la ville.

Cinq points sur les défis de l’intégration UE-MENA

Inger Andersen's picture

Nous étions aujourd’hui réunis à l’institut Bruegel, l’un des plus importants think tanks européens, pour échanger nos points de vue sur le devenir des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord un an après le Printemps arabe. Jean Pisani-Ferry, directeur de l’institut Bruegel, a présidé une discussion axée sur l’intégration UE-MENA destinée à relancer la croissance et la création d’emplois dans la région. André Sapir, directeur de recherche à l’institut Bruegel, nous a fait partager sa connaissance approfondie de cette région, ainsi que du processus d’intégration et d’élargissement de l’UE.

Les ingrédients d’une bonne santé : de l’eau potable et un assainissement de base, par Patricio V. Marquez

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En cette Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, de bonnes nouvelles sont tombées sur le front de la santé publique. Et ces bonnes nouvelles ne viennent pas de l’amélioration des soins aux « malades », elles concernent les résultats d’un investissement crucial qui permet aux gens d’être en meilleure santé et plus productifs, et qui promet une meilleure qualité de vie, surtout aux populations pauvres.

Le rapport UNICEF/Organisation mondiale de la santé 2012 consacré aux progrès en matière d’assainissement et d’alimentation en eau indique en effet que fin 2010, 89 % de la population mondiale, soit 6,1 milliards de personnes, avaient accès à une eau potable améliorée. Cela signifie que la cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) y afférente est atteinte bien avant l’échéance de 2015. En outre, d’après les estimations du rapport, cette proportion atteindra 92 % d’ici 2015.

Témoignages : l’accès à l'eau dans les camps de réfugiés de Kakuma

Vestine Umubyeyi's picture

L'eau des réfugiés de Kakuma
L'eau, c'est la vie. Tout le monde dépend de l'eau, les réfugiés de Kakuma aussi. Dans un environnement désertique, sans aucune source d'eau directe, et sans pouvoir se fier aux saisons pour espérer un peu de pluie, les habitants de Kakuma (locaux et réfugiés) ont beaucoup de mal à obtenir l’eau dont ils ont besoin pour vivre. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) en partenariat avec la Fédération luthérienne mondiale (LWF) vient en aide à la population en tentant d’apporter des solutions pour créer des points d’eau, mettre en place des systèmes d’assainissement et d’hygiène pour assurer la bonne santé des habitants.

Quand on trouve une solution…

La qualité de l’éducation dans le monde arabe : « peut mieux faire »

Mourad Ezzine's picture

Depuis les indépendances, les pays arabes ont fait des progrès remarquables pour assurer l’accès à l’éducation, combattre l’illettrisme et réduire les inégalités entre les sexes. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les acquis sont considérables. Pourtant et malgré cela, un constat regrettable se fait jour depuis quelque temps selon lequel, trop souvent, scolarisation ne rime pas avec apprentissages dans les pays arabes et que, très probablement, il convient d’incriminer la piètre qualité de l’éducation dispensée.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Banque mondiale sans jamais oser le demander...

Il y a des questions qui reviennent souvent : La Banque mondiale, c’est quoi exactement ? Comment fonctionne-t-elle ? Qui la dirige ? Quelle est son histoire ? Nous avons entrepris de mieux répondre à ces questions dans la nouvelle version de la section « À propos » du site de la Banque mondiale.

Les services de communication web de la Banque ont travaillé en étroite collaboration avec les rédacteurs web du Secrétariat et d’autres services institutionnels afin de réorganiser et rationaliser le contenu de cette section, en veillant tout particulièrement à ce que le public puisse accéder facilement à des informations claires et actualisées. 


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