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août 2012

Les prix alimentaires grimpent en flèche : 5 questions à l’économiste José Cuesta

Karin Rives's picture

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Plat de riz, la Banque mondiale et la hausse des prix alimentaires. Photo: Arne Hoel | Banque mondiale

Les chiffres sont sans appel : le prix des principales denrées alimentaires de première nécessité telles que le blé et le soja ont atteint des niveaux historiques en juillet 2012. Le prix du blé a augmenté de 25 % et celui du soja de 17 % en un seul mois.

La dernière édition de la publication Food Price Watch de la Banque mondiale montre les habitants de certains pays ont payé deux fois plus pour le maïs que le mois précédent.

À l'échelle mondiale, les prix alimentaires ont augmenté de 7 % entre avril et juillet. Cette hausse devrait frapper de manière particulièrement dure certaines régions où les importations de denrées alimentaires sont importantes, telles que le Moyen-Orient et une grande partie de l'Afrique.

Nous nous attendons à un important choc des prix, mais cela ne signifie-t-il que nous nous dirigeons vers une crise alimentaire similaire à celle de 2008 ? L'économiste de la Banque mondiale José Cuesta, l'auteur du rapport trimestriel Food Price Watch, donne son avis sur la situation.

Répondre aux critères d’employabilité suffit-il à décrocher un emploi dans le monde arabe ?

Juan Manuel Moreno's picture

En dépit des progrès effectués en matière de taux d’accès à l’enseignement secondaire et tertiaire et d'achèvement du cycle d’études suivi, les titulaires de diplôme dans la région peinent à trouver un travail. Les jeunes de la région se heurtent à une impasse : l’abandon ou l’inachèvement d’un cycle d'études dans le secondaire augmente de façon radicale le risque d'être considéré comme exclus et d’être écarté définitivement du marché du travail. Cependant, l'obtention d'un diplôme d'études secondaires, voire tertiaires, ne garantit pas l'obtention d'un emploi.

Pourquoi autant de chômage au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ?

Simon Bell's picture

Un secteur privé soumis aux privilèges et non à la concurrence

Pourquoi autant de chômage dans la région MENA ?Il y a quelques années, à mon arrivée dans la Région, nous avons publié un rapport phare sur le secteur privé intitulé Des privilèges à la concurrence : renforcer la croissance par le développement du secteur privé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Aujourd'hui, on le désigne tout simplement par le titre Des privilèges à la concurrence, voire P2C en anglais.

Forêts : protégeons les poumons de la Terre

Liviane Urquiza's picture

Forêts, environnement, lutte contre la pauvreté
Vous avez certainement déjà entendu dire que les forêts sont les « poumons de la planète »… Mais avez-vous déjà réfléchi à ce que cela voulait dire ?

Les plantes, pour se nourrir, absorbent une partie du gaz carbonique (CO2) qui est dans l'air et produisent l'oxygène qui nous permet de respirer.

Du gaz carbonique, qui contribue au réchauffement de la planète, nous, les hommes, nous en produisons de plus en plus. Comme le réchauffement de la terre entraine un dérèglement climatique, on considère qu'il est la cause de l'augmentation du nombre de catastrophes naturelles telles que les cyclones ou les ouragans.

Savez-vous que la déforestation est aussi à l’origine d’autres catastrophes environnementales ? En effet, quand il n’y a plus de végétation, le sol commence à se dessécher et à s’affaiblir, on dit qu’il s’érode.Autrement dit, la raréfication des arbres conduit également à la formation de déserts.

Travailler, un privilège au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ?

Matteo Morgandi's picture

Un panorama des catégories les plus touchées par le piège du chômage

Photo : World Bank/Arne Hoel 2012Comme beaucoup de mes collègues, voilà plusieurs années que je tente de comprendre la réalité du marché du travail dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, tout particulièrement pour les jeunes. En repensant aux travaux qui cherchent à définir la dynamique du marché du travail dans la région, il me revient en tête un groupe de discussion avec de jeunes Marocains vendeurs de rue informels à Casablanca. Aucun d’entre eux ne considérait exercer un « vrai métier ». Leur activité était rarement gratifiante et comportait des risques ; ils étaient souvent persécutés par les forces de police. Mais, confiaient-ils, ce qui leur pesait plus que tout, c’est qu’ils ne pouvaient demander une fille en mariage ni a fortiori fonder une famille.

Pourtant, ce travail était tout ce qu’ils avaient trouvé de mieux.

Vous avez un message à faire passer à votre ministre des Finances ? Parlons-en ici !

Steen Jorgensen's picture

Invitation à un chat en ligne (anglais/arabe et français) sur l’emploi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en anglais et en arabe.

Le monde arabe a une chance formidable, quand on considère la quantité de jeunes gens éduqués appelés à entrer sur le marché du travail dans les prochaines décennies. Une chance ? Celle de recouvrer le statut de région dynamique, innovante et prospère qui était le sien autrefois. À CONDITION — et celle-ci est de taille — que cet immense réservoir de talents puisse exprimer tout son potentiel.

QUELS sont les obstacles ? POURQUOI le chômage est-il à ce niveau ? COMMENT faire pour remédier à ces problèmes ?

 

Gouverner la Tunisie en informant et en entendant les citoyens

Heba Elgazzar's picture

Photo : World Bank/Arne Hoel 2011Pendant tout le mois de mai 2012, les citoyens de toute la Tunisie ont évalué les performances des services du secteur public. Et les pouvoirs publics entendent à présent les citoyens. Dans le cadre de la nouvelle politique de responsabilisation sociale qui a bénéficié en 2011 du soutien de la Banque mondiale à travers son prêt à l’appui des politiques de développement pour la gouvernance et les opportunités, le cabinet du Premier ministre a créé la première plateforme d’évaluation citoyenne.

Soutenir l’innovation climatique et la création d’emplois au Maroc

Roger Coma Cunill's picture

Innovation climatique au MarocUne pléthore d’acteurs marocains travaille sur l’innovation et/ou les technologies permettant de lutter contre le changement climatique. Le gouvernement vient d’introduire plusieurs instruments qui attestent de son engagement sur ce front (fonds pour l’innovation, pôles, etc.), mais il s’agit là d’initiatives de longue haleine.
 

Plaidoyer pour l’énergie solaire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Amin Mohseni-Cheraghlou's picture

On dit souvent de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) qu’elle est le poumon du marché international de l’énergie puisqu’elle abrite plus de 52 et 42 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz respectivement. Elle assure aussi plus de 36 et 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz.

Mais la région MENA est également championne du monde de la consommation d’énergie et de l’intensité énergétique (énergie consommée pour produire 1 000 dollars). Entre 1981 et 2009, consommation et intensité d’énergie y ont augmenté plus vite que partout ailleurs. L’écart avec les autres régions est profond (figure ci-après), notamment pour l’intensité énergétique, qui a affiché partout un taux de croissance négatif entre 1981 et 2009.

Sauf dans la région MENA.
 

Tout est une question de timing : doit-on se préparer à une nouvelle crise mondiale des prix alimentaires?

José Cuesta's picture

Disponible en : English crise alimentaire

Le monde semble à nouveau retenir son souffle face à la brusque flambée des prix alimentaires, attisés par une sécheresse exceptionnelle aux États-Unis et l'absence de précipitations en Europe de l'Est[1]. Comment savoir si les toutes dernières augmentations se transformeront en une crise d'une ampleur comparable à celles que le monde a connues en 2007-2008 puis en 2010-2011 ? L'art de la prévision est délicat. La différence observée, entre hier et aujourd'hui, au niveau des prix de l'énergie — facteur qui a une influence capitale sur les cours alimentaires — incite à l'optimisme. D'autant que les gouvernements (c'est à espérer) auront appris à se méfier de toute réaction de panique, aux conséquences si douloureuses. Il n'en demeure pas moins que la volatilité des prix alimentaires mondiaux enregistrée depuis plusieurs mois, conjuguée à la faiblesse des stocks et aux alertes sur la sécurité alimentaire dans certaines régions d'Afrique de l'Est et de l'Ouest, laissent présager d'un avenir assez sombre.


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