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octobre 2012

Le free-lance en ligne comme remède temporaire au chômage de la main-d’œuvre qualifiée dans la région MENA ?

Sebastian Trenner's picture

Les arguments en faveur d’une approche pilote en Tunisie

World Bank | Arne Hoel

Dans de nombreux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), la lutte contre le chômage endémique constitue l’une des plus grandes priorités. Les jeunes, les femmes et les diplômés de l’enseignement supérieur semblent être les plus touchés. Les causes du chômage chez cette dernière catégorie, en particulier, tiendraient selon certaines analyses à une conjugaison de facteurs concomitants : l’explosion du nombre de jeunes dans la population, à laquelle vient s’ajouter un meilleur accès à l’enseignement supérieur, avec pour conséquence l’arrivée d’un nombre accru de diplômés sur le marché du travail, dans des pays connaissant une relative stagnation économique et caractérisés par une réglementation du travail rigide. En outre, les compétences de ces diplômés sont souvent axées sur l’emploi dans le secteur public (c’est le fameux « biais en faveur du secteur public ») et peu adaptées au secteur des entreprises (comparativement sous-développé) en raison d’un manque de communication et d’échanges entre l’université et le secteur privé.

Comme faire reculer la pauvreté dans le monde arabe : le rôle de l’éducation et de l’accès aux services financiers

Amin Mohseni-Cheraghlou's picture

Photo: Arne Hoel/World Bank

Selon les estimations de la base de données Global Findex de la Banque mondiale, plus de 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès aux institutions financières formelles. C’est tout particulièrement le cas sur les marchés émergents et dans les économies en développement. En conséquence, les plus démunis sont nettement désavantagés et n’ont guère la possibilité de lisser leurs dépenses ou de participer à l’activité économique productive, et encore moins à un niveau et avec des capacités suffisantes pour sortir de la pauvreté. Cette exclusion financière pourrait donc en partie expliquer le manque d’efficacité des programmes de lutte contre la pauvreté au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

La fin des inégalités pour les femmes entrepreneurs

Caroline Anstey's picture

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femme entrepreneur

Que faut-il faire pour que le monde se réveille et réalise les avantages qu’il y a à soutenir l’entrepreneuriat féminin dans les pays en développement ?

Légende photo : Une femme travaille dans un petit magasin au Ghana, par Arne Hoel

S’il vous semble bizarre de poser cette question au XXIe siècle, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nous savons que les femmes représentent près de la moitié de la population active mondiale. De plus, nous savons que, dans les économies en développement, les petites et moyennes entreprises sont dirigées, pour 30-40 % d’entre elles, par des femmes.

Or au moins 9 entreprises sur 10 détenues par une femme n’ont pas accès à des prêts. Imaginez ce que peut ressentir une femme qui a monté une petite affaire dans un pays en développement : elle compte un bon nombre de clients et a élaboré une stratégie pour développer son activité, mais elle ne peut pas obtenir de prêt. Ce n’est pas un cas isolé, mais une réalité pour beaucoup de femmes dans le monde en développement. Et le sentiment de frustration qu’éprouvent ces femmes rappelle fortement celui que l’on décèle encore chez leurs sœurs plus âgées des pays riches quand elles racontent qu’il y a trente ans, elles se voyaient refuser les prêts immobiliers bien qu’elles disposaient d’un revenu garanti. 

5 conseils pour lancer un mouvement social

Jim Yong Kim's picture

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La Banque mondiale souhaite contribuer au lancement d’un mouvement social pour mettre fin à la pauvreté et permettre à chacun de profiter des fruits de la prospérité. Comment procéder, concrètement ? Que faut-il faire, plus généralement, pour initier un mouvement social ?

Vaste problème. Le monde regorge d’exemples malheureux et les obstacles sont légion, sans parler des Cassandre qui vous en dissuadent en affirmant que c’est mission impossible et que tous ceux qui ont essayé avant se sont cassé les dents. Pourquoi perdre du temps dans une vaine entreprise ? Quand bien même Albert Camus le tenait pour un homme heureux, Sisyphe n’est jamais parvenu à hisser son rocher au sommet de la montagne.

Mais après pratiquement trente ans de lutte contre la pauvreté, j’en suis venu à la conclusion que l’optimisme reste une option viable, même devant ce qui paraît insurmontable. Si votre cause est juste et que vous travaillez dans une institution qui a les moyens de faire vraiment la différence dans le quotidien des pauvres, alors l’optimisme devient une responsabilité morale.

2,3 millions de morts en 30 ans : face aux catastrophes, il faut installer une culture de la résilience

Rachel Kyte's picture

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Pour qui examine la situation des habitants du monde, le constat est clair : nos sociétés modernes manquent cruellement de résilience face aux chocs naturels. Les villes se sont étendues en toute anarchie dans des zones exposées aux inondations et aux tempêtes, détruisant des barrières naturelles et rejetant souvent les pauvres à la lisière, aux endroits les plus vulnérables. Les sécheresses, dont la récurrence s’accélère avec le changement climatique, prélèvent leur dîme sur l’agriculture et provoquent des pénuries alimentaires.

Au cours des trente dernières années, les catastrophes naturelles ont fait plus de 2,3 millions de victimes. C’est l’équivalent de la population de Houston ou de la Namibie.

Assemblées annuelles 2012 de la Banque mondiale : Programme des webcasts en direct

Maureen Hoch's picture

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Quelles solutions pour éradiquer la pauvreté ?

Les Assemblées annuelles 2012 du FMI et de la Banque mondiale et les manifestations parallèles débutent à Tokyo le 9 octobre. Nous avons rassemblé pour vous la liste des principaux webcasts qui seront proposés en direct des Assemblées. Toute la semaine, ces événements seront également relayés sur Twitter, avec le hashtag #wblive.

Intermédiation sur le marché du travail : le point de rencontre des travailleurs et des emplois

Simon Thacker's picture

Photo: Arne Hoel/World Bank

Au fil de nos recherches, nous avons décelé un certain nombre d’explications aux difficultés que les chômeurs ont à trouver un emploi dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Certains soutiennent qu’il n’y a tout simplement pas d’emplois, quand d’autres affirment qu’ils n’ont pas les qualifications requises pour les emplois disponibles, et d’autres encore qu’ils n’ont pas accès aux moyens ou aux outils qui leur permettraient de trouver les emplois éventuels, cette situation relevant, dans le jargon des économistes, d’une « mauvaise intermédiation sur le marché du travail ».

Comme provoquer le changement ? Comment mettre fin à la pauvreté ?

Jim Yong Kim's picture

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Quelles impulsions apportent le changement ? Quelle action influe sur les politiques en place ? Quelle motivation profonde nous pousse à faire le bien dans notre société ?

Il y a une expérience, dans ma vie, que je n’oublierai jamais.

En 1987, le docteur Paul Farmer, quelques autres et moi-même avons participé à la fondation d’une organisation — Partners in Health — dont le but était de fournir un accès à des soins de qualité aux pauvres. Les premiers temps, notre travail s’est principalement concentré sur Haïti. Sept ans plus tard, nous avons mis en place un programme à Carabayllo, un quartier situé à la périphérie de Lima, au Pérou.

Système de santé en Haïti : mettre le patient au premier plan

Maryanne Sharp's picture

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Un arbre lui procure un peu d’ombre mais ne la protège guère de la chaleur. Chantal vient de faire la lessive familiale à la rivière. Elle est enceinte de quatre mois.

Nous sommes à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Le hameau où vit Chantal compte à peine vingt maisons, n’est relié que par un seul chemin de terre et ne dispose d’aucune structure médicale.

Qui doit payer pour les plus pauvres au Liban ?

Victoria Levin's picture

Photo: Arne Hoel/World Bank 2012

En faisant ma valise pour Beyrouth, je pensais à ces gens si chaleureux et accueillants avec lesquels j’allais travailler pendant les deux semaines à venir. Il s’agit de ma quatrième visite au Liban cette année, et chacune m’a permis de voir sous un angle différent la politique et la société libanaise. J’ai ainsi pu comprendre les aspirations de certains citoyens de ce pays et les obstacles auxquels se heurtent les autorités.


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