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décembre 2012

Ne pas perdre de vue les fondamentaux macroéconomiques

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Ne pas perdre de vue les fondamentaux macroéconomiques

En route dans un taxi pour la 8e édition des Rendez-vous de la Méditerranée, à Marseille, je tentais de me concentrer sur les principaux arguments que je voulais développer d’ici une heure. Le trajet en avion m’avait un peu fatiguée et je n’avais que peu de temps pour me ressaisir, devant prendre la parole dès mon arrivée. Nous venions d’achever la dernière édition du rapport que la Banque mondiale consacre chaque année à l’évolution et aux perspectives économiques de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), axé cette année sur le parcours des économies concernées depuis leurs différentes révolutions. Il traitait aussi, plus généralement, de l’évolution et des perspectives qui s’offraient à la région après une année de transition.

Tirer au plus vite les leçons des échecs

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Jim Yong Kim« Le véritable penseur apprend autant de ses échecs que de ses succès », écrivait le philosophe John Dewey.

Mais comment faire de l’échec une source d’apprentissage ? Pour le président que je suis d’une institution qui œuvre au quotidien « pour un monde sans pauvreté », c’est une question qu’il faut affronter. Quand un enfant ou une mère meurt d’une maladie évitable, quand un pays ne parvient pas à nourrir sa population, nous sommes rappelés à une réalité souvent tragique : nous ne tirons pas suffisamment les leçons de nos échecs.

La gestion du risque au service du développement

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Imaginez qu’un dirigeant mette en œuvre une politique qui provoque une crise économique au sens où, s’il n’avait pas opté pour cette stratégie dans ce contexte précis, la crise n’aurait pas eu lieu. Dans ce type de situation, nous avons généralement tendance à fustiger le dirigeant et sa décision. Il se pourrait cependant que nous ayons tort.

Pourquoi ? Comme souvent dans la vie, mieux vaut prendre un peu de recul pour envisager la situation sous un angle plus abstrait et avoir ainsi une meilleure appréhension des enjeux. Venons-en à mon propos : vous êtes sur le point de participer à un tirage aux dés (non pipés). Auparavant, vous devez choisir entre la lettre A et la lettre B. Si vous optez pour le A et que le dé tombe sur 1 ou 2, tout se passera bien. Idem si vous optez pour le B et que le dé tombe sur 3, 4, 5 ou 6. Dans le cas contraire, une crise alimentaire grave se déclenchera. Quel doit être votre choix ?

Le changement climatique vu depuis le monde arabe

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Dorte Verner

Au cours des recherches que nous avons effectuées pour le prochain rapport sur le changement climatique dans le monde arabe, j’ai traversé la région de long en large. J’ai rencontré plein de gens qui se battent courageusement contre la montée des températures et les pluies sporadiques, mais ce sont bien les enfants qui racontent avec le plus d’éloquence les conséquences délétères actuelles et potentielles du changement climatique.

Le niveau des prix alimentaires reste préoccupant : cinq questions à l’économiste José Cuesta

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Des prix alimentaires élevés — et extrêmement volatils — semblent installer une nouvelle normalité. Si le monde a échappé à une nouvelle crise alimentaire, après l’envolée du prix de certaines denrées essentielles comme le maïs et le soja, qui ont atteint des records en juillet 2012, les inquiétudes entourant la sécurité alimentaire sont toujours là. La dernière édition du rapport de la Banque mondiale Food Price Watch montre que si l’indice des prix alimentaires d’octobre a baissé de 5 % par rapport à son pic de juillet, les cours des denrées sur les marchés internationaux (céréales et matières grasses notamment) restent bien supérieurs à leur niveau d’il y a un an.

Pour José Cuesta, économiste à la Banque mondiale et auteur de ce rapport trimestriel, le monde doit se garder de relâcher ses efforts face à des prix alimentaires soutenus et instables. Il faut au contraire multiplier les initiatives pour aider les 870 millions d’êtres humains souffrant de la faim dans le monde et les millions d’autres qui vivent sous cette menace constante.

L’IDA dresse le bilan des progrès et évoque les étapes à venir

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IDA16 Mid-Term Review
Examen à mi-parcours d’IDA-16. De droite à gauche : Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, et Axel van Trotsenburg, vice-président pour les financements concessionnels à la Banque mondiale. Crédit photo : Abidjan.net

Il y a deux semaines, un consortium de pays donateurs et emprunteurs se sont rencontrés pour dresser le bilan des progrès réalisés par rapport aux engagements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. (Si vous ne savez pas ce qu’est l’IDA, cliquez ici). Cette réunion importante a permis un examen à mi-parcours d’« IDA-16 » : c’est ainsi que l’on nomme la Seizième reconstitution des ressources de l’IDA, qui couvre la période allant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2014 et permet à la Banque mondiale d’accorder aux 81 pays les plus pauvres de la planète des dons et des prêts sans intérêt pour qu’ils engagent des travaux destinés à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

La Journée mondiale du sida 2012

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sida 2012Même si j’ai consacré une bonne partie de ma carrière à la lutte mondiale contre le VIH et le sida, il y a deux raisons qui font de la Journée mondiale du sida 2012, précisément, une édition particulière à mes yeux. Premièrement, l’ONUSIDA a annoncé que plus de 8 millions de personnes ont désormais accès à un traitement et que 25 pays sont parvenus à réduire de plus de 50 % la prévalence du VIH. Plus que jamais, ces progrès m’incitent à croire que nous pourrons éradiquer le sida.

Comme le montre le nouveau plan directeur des États-Unis pour une génération sans sida, nous possédons désormais les connaissances scientifiques, l’expérience et les outils nécessaires pour lutter contre cette épidémie. Je suis particulièrement heureux de constater que cette feuille de route propose des stratégies qui permettront d’assurer l’appropriation des moyens de lutte par les pays et leur pérennité pour de nombreuses années à venir. Une telle initiative, de même que la prise en charge par les pays d’un plan de lutte à long terme, permettront d’assurer le succès des efforts entrepris.


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