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février 2013

Les feuilletons télévisés peuvent-ils aider à combattre la pauvreté dans le monde arabe ?

Amina Semlali's picture

Photo Source: Nasib Albitar
L’actrice libanaise Joelle Behlok dans la série The Last Cavalier.
Crédits photo : Nasib Albitar

À l’évocation des soap operas, il y en a parmi vous qui fronceront les sourcils et d’autres qui poufferont de rire en pensant à Besos y Lagrimas (« baisers et larmes »), parodie hystérique des telenovelas latino-américaines ultra-mélodramatiques diffusée au Saturday Night Live [émission de divertissement américaine]. Mais j’en connais aussi beaucoup qui ont du mal à réfréner leur euphorie à l’approche de la diffusion d’un nouvel épisode de leur série préférée...

Les débuts d’un fonds pour la responsabilité sociale novateur

John Garrison's picture

Disponible en English

À l’issue d’un processus de consultation à grande échelle et de plus d’une année de planification, le Partenariat global pour la responsabilité sociale (GPSA) est désormais opérationnel et a annoncé son premier appel à propositions le 11 février 2013. Avec sa politique de transparence, sa structure de gouvernance inclusive et la priorité thématique stratégique donnée à la responsabilité sociale, le GPSA marque incontestablement un jalon dans les relations entre la Banque et la société civile. Après 30 ans de collaboration avec la société civile via le dialogue sur les politiques publiques, la consultation et le financement, la création du GPSA envoie un signal clair indiquant que la Banque a l’intention d’institutionnaliser et de renforcer son appui aux organisations de la société civile (OSC).

L’aide aux jeunes micro-entrepreneurs marocains

Gloria La Cava's picture

World Bank | Arne Hoel - L’aide aux jeunes micro-entrepreneurs marocains

Lorsqu’on se promène dans les souks de Fès ou dans toute autre médina marocaine, que l’on passe, dans le centre de Casablanca, devant un salon de coiffure très animé, qui ressemble à une gigantesque usine de beauté, ou que l’on voit, au coin d’une rue à Rabat, des jeunes attendant pour travailler à la journée sur un chantier de construction, on ne peut qu’être impressionné par ces manifestations de l’esprit d’entreprise.

Couverture de santé universelle : faire du neuf avec du vieux, est-ce forcément une mauvaise option ?

Adam Wagstaff's picture

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couverture médicale universelle
Il est facile de comprendre pourquoi le concept de couverture universelle des soins de santé est devenu si indéfinissable.

À l’origine, l’idée paraissait sans doute simple. De nombreux pays ne « couvraient » qu’une partie de leur population et un certain nombre d’entre eux s’efforçait d’étendre cette couverture aux populations « non couvertes ». La Chine, par exemple, s’est lancée dans cette voie en 2003 afin d’étendre la couverture médicale aux populations rurales qui en étaient dépourvues depuis l’effondrement de l’ancien système de coopératives médicales rurales provoqué par la décollectivisation de l’agriculture en 1978.

Toutefois, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que quelqu’un fasse remarquer que, d’une certaine manière, tout le monde était déjà couvert. En Chine, les centres de santés ruraux ont continué à recevoir des subventions après 1978. La Thaïlande disposait d’un réseau d’établissements de santé publics avant même la mise en place de son système de couverture universelle. Au Mexique, les familles dont aucun membre n’était couvert par la sécurité sociale avaient accès à un réseau d’établissements publics gérés par le ministère de la Santé avant même le lancement du programme Seguro Popular.

La couverture était déjà universelle : ce n’était donc pas la question. Le problème tenait plutôt au fait que tout le monde ne bénéficiait pas du même niveau de couverture médicale

Il est temps que le monde arabe investisse dans sa population plutôt que dans des subventions

Hana Brixi's picture

Il est temps que le monde arabe investisse dans sa population plutôt que dans des subventions

Dans le monde arabe, les gouvernements recourent depuis longtemps à des subventions pour réduire le coût des carburants et des denrées alimentaires, principalement pour protéger les pauvres et partager la richesse. C’est du moins ce qu’ils prétendent.

Notre blog en 2012 : qu’a lu la région en arabe, anglais et français ?

Caroline Freund's picture

Notre blog en 2012 : qu’a lu la région MENA en arabe, anglais et français ?

Notre blog est publié dans trois langues : arabe, anglais et français. Il compte 37 754 lecteurs en arabe, 143 648 en anglais et 25 599 en français.

Nos lecteurs s’intéressent-ils tous aux mêmes thèmes dans ces trois langues ? Oui et non.

Qu’est-ce qui coûte 260 milliards de dollars par an à la planète ?

Guy Hutton's picture

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De nos jours, l’accès à un téléphone portable est plus répandu que l’accès à des sanitaires. Au rythme actuel, on manquera à près d’un demi-milliard de personnes près la cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relative à l’assainissement. Quant à la cible relative à l’eau potable, même si elle a été atteinte dès l’année dernière, on compte encore près d’un milliard de personnes dans le monde qui sont privées d’accès à une source d’eau potable améliorée.

Les experts de l’eau et de l’assainissement n’ignorent rien de ces statistiques, pas plus que la communauté du développement en général. Mais ce que l’on appréhende sans doute moins bien, c’est le coût économique de cette crise de l’eau et de l’assainissement.

Pour les pays en développement, le manque d’assainissement et d’approvisionnement en eau entraîne des pertes annuelles avoisinant 260 milliards de dollars (a), soit 1,5 % de leur PIB. La réalisation simultanée des OMD en matière d’eau et d’assainissement représenterait un gain supérieur à 60 milliards de dollars par an sachant que, pour un dollar investi, des interventions conjointes sur ces deux plans rapportent 4,3 dollars.

L’essentiel des gains réalisés (plus de 70 %) tient au temps économisé dans les déplacements pour atteindre les installations sanitaires et les équipements d'alimentation en eau, ainsi que dans l’attente une fois arrivé à destination.

Objectifs et indicateurs, pauvreté et partage

Kaushik Basu's picture

Dans sa Lettre annuelle, Bill Gates fait valoir l’importance de l’évaluation. Le changement, nous rappelle-t-il, est souvent un processus graduel ; sans bon instrument de mesure, il est donc difficile de savoir si nous allons dans la bonne direction. Il n’est guère surprenant que, dans le monde de la technologie, de nouvelles méthodes d’évaluation de la production énergétique et un micromètre capable de mesurer de minuscules distances aient contribué de manière cruciale au progrès. Bill Gates a raison d’insister sur ce point. C’est pourquoi il est important d’établir des indicateurs qui nous permettent d’évaluer nos interventions même si elles relèvent des domaines sociaux et économiques.

Il est intéressant de noter que la lettre de Bill Gates a été publiée alors même que le Groupe de la Banque a entrepris de définir des objectifs et des indicateurs du bien-être qu’il s’emploiera à appuyer et à appliquer en sa qualité d'organisme multilatéral. Nous espérons être prochainement en mesure de rendre publics nos cibles et indicateurs. Ce blog a pour objet de donner aux lecteurs une idée des questions qui se posent et de les inviter à nous faire part de leurs suggestions.

La hausse du prix des ailes de poulet passe mal en ces temps de Super Bowl mais elle est surtout riche d’enseignement

Jim Yong Kim's picture

Mauvaise nouvelle pour les millions d’Américains adeptes du Super Bowl : le prix des incontournables chicken wings a flambé ! En cause (entre autres), la hausse des cours du maïs, attisés par la sécheresse de l’été dernier, la pire que les États-Unis aient connu depuis 50 ans. D’ailleurs, 2012 aura été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans les archives américaines.

Mauvaise nouvelle pour les 850 millions de personnes sous-alimentées dans le monde : les caprices de la météo perturbent la production de produits vivriers à l’échelle planétaire. Des prix alimentaires élevés et instables sont devenus la nouvelle norme. En cause (entre autres), des événements climatiques toujours plus extrêmes.


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