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février 2013

Objectifs et indicateurs, pauvreté et partage

Kaushik Basu's picture

Dans sa Lettre annuelle, Bill Gates fait valoir l’importance de l’évaluation. Le changement, nous rappelle-t-il, est souvent un processus graduel ; sans bon instrument de mesure, il est donc difficile de savoir si nous allons dans la bonne direction. Il n’est guère surprenant que, dans le monde de la technologie, de nouvelles méthodes d’évaluation de la production énergétique et un micromètre capable de mesurer de minuscules distances aient contribué de manière cruciale au progrès. Bill Gates a raison d’insister sur ce point. C’est pourquoi il est important d’établir des indicateurs qui nous permettent d’évaluer nos interventions même si elles relèvent des domaines sociaux et économiques.

Il est intéressant de noter que la lettre de Bill Gates a été publiée alors même que le Groupe de la Banque a entrepris de définir des objectifs et des indicateurs du bien-être qu’il s’emploiera à appuyer et à appliquer en sa qualité d'organisme multilatéral. Nous espérons être prochainement en mesure de rendre publics nos cibles et indicateurs. Ce blog a pour objet de donner aux lecteurs une idée des questions qui se posent et de les inviter à nous faire part de leurs suggestions.

La hausse du prix des ailes de poulet passe mal en ces temps de Super Bowl mais elle est surtout riche d’enseignement

Jim Yong Kim's picture

Mauvaise nouvelle pour les millions d’Américains adeptes du Super Bowl : le prix des incontournables chicken wings a flambé ! En cause (entre autres), la hausse des cours du maïs, attisés par la sécheresse de l’été dernier, la pire que les États-Unis aient connu depuis 50 ans. D’ailleurs, 2012 aura été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans les archives américaines.

Mauvaise nouvelle pour les 850 millions de personnes sous-alimentées dans le monde : les caprices de la météo perturbent la production de produits vivriers à l’échelle planétaire. Des prix alimentaires élevés et instables sont devenus la nouvelle norme. En cause (entre autres), des événements climatiques toujours plus extrêmes.

La Banque mondiale reste fidèle à son engagement aux côtés des communautés forestières

Rachel Kyte's picture

Disponible en anglais

 

À la Banque mondiale, nous sommes convaincus que la réalisation d'évaluations internes indépendantes est un outil essentiel du renforcement de notre action. Les résultats de ces évaluations, lorsqu'elles sont réalisées avec rigueur et fondées sur des bases probantes, ont pour utilité d’éclairer la conception des programmes mondiaux et d’accroître l'impact des interventions des pays et de leurs partenaires sur le processus de développement.

Le Groupe de la Banque mondiale est doté d’un Groupe indépendant d'évaluation (IEG), chargé précisément de ces évaluations internes. L’IEG a notamment examiné la mise en œuvre de la stratégie de la Banque mondiale pour le secteur forestier. Cette stratégie, adoptée en 2002, met l'accent sur les avantages que présentent la préservation et la gestion des forêts du point de vue du développement ainsi que sur le renforcement des mesures de sauvegarde environnementale et sociale.

Un orchestre de jeunes Afghans fait souffler un vent d’harmonie sur la Banque mondiale !

Ravi Kumar's picture

Disponible en English, Español

Afghanistan National Institute of Music Concert
Des étudiants de l'Institut national de musique d’Afghanistan jouent à l'Atrium Wolfensohn (Banque mondiale).

Il y a des jours où la vie nous rappelle que l'on a raison d'avoir confiance en l’humanité. Ce fut le cas aujourd’hui.

Cet après-midi, dans la lumière d'un beau soleil d'hiver, de jeunes musiciens venus d’Afghanistan ont montré l’étendue de leur talent à l’occasion d’un concert donné au siège de la Banque mondiale, à Washington.

Quelle joie de pouvoir les voir et les entendre jouer, et quel exemple ! Filles et garçons, âgés de 9 à 21 ans, ils sont venus de loin, d’un pays déchiré par la guerre. Leur détermination et leur travail, en dépit de tous les obstacles, m'ont touché tout particulièrement, moi qui ai connu dans mon enfance une décennie de guerre civile au Népal.

Comment le soutien de bénévoles peut aider à repartir du bon pied

Angela Elzir's picture

Photos by Tarek Mazboudi

Erma Bombeck, la célèbre journaliste américaine, a déclaré un jour que « les bénévoles sont les seuls à incarner dans la nation les valeurs de compassion, de désintéressement, de patience et de pur amour pour autrui. » Je peux en témoigner, je l’ai vécu. C’était à Beyrouth, dans le quartier résidentiel très animé d’Ashrafieh, après l’attentat à la voiture piégée du 19 octobre 2012.

25 jeunes artistes d’Asie du Sud présentent leurs visions de l’avenir

Ravi Kumar's picture

Disponible en English, Español

L’art peut-il modifier notre vision de l’avenir ?

C’est tout l’enjeu de l’exposition « Imaginons notre avenir ensemble » montée par la Banque mondiale. En ce froid mardi soir de janvier, dans l’atrium Wolfensohn, au siège de l’institution, on inaugure l’événement en présence des artistes. Ils sont jeunes, tous venus d’Asie du Sud. L’idée de cette exposition était de faire connaître le travail de 25 jeunes créateurs et de montrer leur vision d’une Asie du Sud plus unie et intégrée.

Pourquoi la région n’a-t-elle pas réussi à créer les conditions d’une croissance inclusive ?

Elena Ianchovichina's picture

Pourquoi la région n’a-t-elle pas réussi à créer les conditions d’une croissance inclusive ? - World Bank | Arne Hoel

Le thème de la croissance inclusive est un sujet qui passionne depuis un certain temps les économistes et la classe politique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA). Cet intérêt existait avant le Printemps arabe et n’a fait que s’intensifier avec les révolutions de 2011. Or on constate que, contrairement à d’autres nations, les pays de la région MENA ne sont pas parvenus à instaurer cette croissance qui profiterait à tous. Pourquoi ?

Des services bancaires pour tous en Afrique de l’Ouest

Il y a quelques semaines, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé une bonne nouvelle : au cours des cinq dernières années, la proportion de la population bancarisée dans la région a progressé de plus de 5 points, passant de 9 % en 2006 à 14,3 % à la fin 2011.

Les banques postales et les institutions de microfinance, qui ont un statut juridique particulier dans la région, desservent près de 9 % de la population, tandis que les 5 % restants sont servis par les banques commerciales.

Cette évolution témoigne du rôle important que continue de jouer le secteur de la microfinance pour l'accès aux services financiers des personnes à bas revenus. Elle indique aussi qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, d’autant plus qu’il existe toujours d’importantes disparités entre les pays — par exemple, 28,3 % de la population est bancarisée au Bénin, contre 2,6 % seulement au Niger.


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