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mai 2013

Notre engagement en faveur des États fragiles

Makhtar Diop's picture


La semaine prochaine, j’accompagnerai Jim Yong Kim, le président du groupe de la Banque mondiale, et Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations unies, lors d’une visite historique dans la région des Grands Lacs. L’objectif de ce voyage est de réfléchir avec les leaders africains à des solutions durables afin d’aider les populations de la région à prospérer. Cette visite est importante pour deux raisons : tout d’abord, elle signale une nouvelle ère pour les institutions internationales de développement qui s’engagent à promouvoir ensemble la stabilité ; enfin, elle signale aux citoyens des  pays en situation de fragilité ou de conflit notre volonté de faire en sorte que ces pays ne restent pas à la traîne.

Internet et participation citoyenne : les jeunes marocains réinventent leur démocratie

Liviane Urquiza's picture

Cette semaine, j’ai eu l’occasion de discuter de l’essor de la participation citoyenne au Maroc avec Tarik Nesh-Nash. Si ce nom ne vous dit rien, il est grand temps de découvrir qui se cache derrière !

Tarik Nesh-NashTarik a trente-quatre ans. Il est ingénieur en informatique et possède une conscience aigüe de la politique dans son pays. Jeunesse, compétences et compréhension des enjeux : mélangez tous ces ingrédients et pour finir ajoutez une bonne dose d’inventivité. Vous obtenez un jeune innovateur social prêt à révolutionner le rôle des citoyens dans son pays.

Début 2011, les bourgeons du Printemps arabes sont sur le point d’éclore. Les Marocains descendent dans la rue pour dénoncer l’injustice sociale, le chômage, la corruption, et réclamer une vraie monarchie constitutionnelle. En mars, le roi Mohamed VI annonce le lancement d’une réforme constitutionnelle. Quelques jours plus tard, Tarik lance Reforme.ma, une plateforme participative, aujourd'hui fermée, qu’il a co-fondée avec un autre jeune ingénieur en informatique, Mehdi Slaoui Andaloussi. Cette plateforme  va permettre à des milliers d’internautes marocains de contribuer à l’élaboration de la nouvelle Constitution.

La « majorité invisible » : de l’importance de l’égalité des sexes au Maroc

Ibtissam Alaoui's picture

World Bank | Arne Hoel - La « majorité invisible » : de l’importance de l’égalité des sexes au Maroc

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord se classe derrière d'autres pays comparables, en termes d’égalité et de parité des sexes. Les opportunités offertes aux femmes demeurent restreintes du fait d’obstacles socio-structurels, de mentalités rigides et de traditions séculaires. Avec le Printemps arabe, les femmes ont cru à la possibilité d’une plus grande autonomisation et d’une participation plus importante au processus de décision, mais un contre-mouvement conservateur menace d’entraver tout progrès actuel et à venir.

De l’or vert au Gabon ?

Gold panning in LTTC-Mandra forest concession © Program on Forests
  • « Les orpailleurs sont pauvres et exploités, soumis à des conditions de travail insupportables. Il faut leur redonner leur dignité. »
  • « Les orpailleurs sont des braconniers d’éléphants qui saccagent l’environnement. Expulsons-les ! »
  • « Les orpailleurs sont de petits entrepreneurs prospères. Ils méritent d’être soutenus et encouragés. »
  • « L’activité des orpailleurs est inefficace sur le plan économique. Il faut les remplacer par de grandes compagnies d’exploitation. »
  • « L’activité des orpailleurs est illégale et ne participe pas à la richesse du pays. Elle doit être déclarée et encadrée. »

De la révolution à la Constitution : les femmes du Yémen font entendre leur voix

Amina Semlali's picture

Mohammed Huwais

Les Yéménites figurent parmi les femmes les plus déterminées que j'ai jamais rencontrées. Au milieu des conflits et des famines, la survie des familles a souvent reposé sur ces femmes que la pauvreté frappe avec une virulence extrême mais qui ne baissent pourtant pas les bras. Les Yéménites tiennent bon et, imperturbables, elles arborent la fierté qu’elles ont de leur culture et l’amour qu’elles vouent à leur magnifique pays. Malgré ce que je savais d'elles, les images des manifestations qui ont fait trembler Sanaa en 2011 m’ont impressionnée.

Mon pays n'est pas une cause perdue

Ravi Kumar's picture

Le président Jim Yong Kim lors du Forum 2013 sur les États fragiles
Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, aux côtés de Lara Logan, correspondante en chef pour la politique internationale de CBS News et pour le magazine d’information « 60 Minutes », lors du Forum 2013 sur les États fragiles, à Washington.

À la fin des années 90, j’entendais souvent mes parents et leurs voisins parler de la situation de notre pays, le Népal : il était question de concitoyens qui s’entretuaient, d’instabilité gouvernementale ou encore de paralysie nationale. À l’époque, je ne comprenais pas exactement tout ce que cela signifiait : j’étais adolescent et j’avais un accès très limité aux médias. Pour moi, la situation se résumait finalement au fait que, souvent, je ne pouvais pas aller à l’école en raison des grèves imposées par les partis politiques. Le pays était en fait en guerre civile, comme mon père me l’expliquerait plus tard.

En 2006, alors que je m’apprêtais à aller faire mes études supérieures dans une université américaine, la guerre civile qui avait frappé le Népal pendant dix longues années s’achevait finalement. Grâce à un cours de sciences politiques, j’allais apprendre par la suite que mon pays faisait partie des « États fragiles ou touchés par un conflit ». J’ai alors réalisé qu’à travers le monde, il y avait beaucoup d’autres pays dans la même situation.

Vous devez faire preuve d’une ambition immodérée à partir du moment où vous prenez en charge un pôle de croissance


L’autre jour, la direction nous a demandé de faire preuve d’une « ambition immodérée » dans le domaine des pôles de croissance. J’ai réfléchi aux implications que cela pourrait avoir dans notre travail en Afrique, au vu notamment des conclusions du dernier Rapport sur la compétitivité. À mon sens, cette ambition doit s’exprimer dans trois grandes directions : i) développer la capacité d’action qui débouche sur des résultats ; ii) faire en sorte que tous les acteurs bénéficient des retombées de la croissance ; et iii) mobiliser un maximum de ressources financières, qu’elles soient privées, publiques ou d’origine caritative.

Donnons une chance aux enfants pour un meilleur départ dans la vie

Safaa El-Kogali's picture

Arne Hoel l World Bank - Donnons une chance aux enfants pour un meilleur départ dans la vie

La stratégie 2020 de la Banque mondiale pour l’éducation a opéré un changement de cible en ce qu’elle se consacre moins aux adultes pour se concentrer davantage sur les jeunes enfants. Il s’agit précisément de soutenir des investissements qui visent à assurer l’égal accès de tous les enfants à un enseignement de qualité.

La crise de l’emploi menace de précariser les jeunes d’aujourd’hui sur plusieurs décennies

Liviane Urquiza's picture

Rapport 2013 de l'OIT sur l'emploi des jeunes

Selon un rapport publié aujourd’hui par l’Organisation internationale du travail (OIT), l’impact à long terme de la crise de l’emploi des jeunes pourrait se faire sentir pendant des décennies.

L’OIT prévoit que 12,6 % de la population mondiale âgée de 15 à 24 ans devrait se retrouver sans travail en 2013, soit une hausse de 3,5 millions entre 2007 et 2013.

Une forte proportion de jeunes (60 %) des régions en développement sont sans travail, non scolarisés ou encore dans l’emploi irrégulier. Tandis que dans les pays à revenu élevé le chômage des jeunes a augmenté de 25 % entre 2008 et 2012.

Le Kenya: champion de la lutte contre la mortalité infantile grâce à l'usage répandu des moustiquaires

Kavita Watsa's picture


Ma vie, en Inde, a été marquée par les moustiquaires. Quand j'étais enfant à Bangalore, je ne dormais jamais sans : on les fixait aux pieds des lits, aux portes, aux placards, aux grilles des fenêtres et à tout support qui offrait une hauteur satisfaisante. Chaque nuit, c’était comme si je plantais ma tente ; et si le voile venait à se décrocher, j’étais prise de fous rires incontrôlables.Plus tard, dans ma résidence universitaire de Madras (devenue Chennai), sur les rives nonchalantes du Cooum, j’évitais à la tombée du jour les assauts des moustiques du fleuve en me réfugiant sous une moustiquaire dès six heures sonnées. Victime, petite fille, d’un grave accès de paludisme, j’ai passé le plus clair de mon temps sous ces voiles… Jusqu’à ce que les appareils électriques anti-moustiques n’apparaissent sur le marché, et que les moustiquaires ne perdent de leur attrait.


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