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juin 2013

L’exemple du Bénin montre que la construction d’infrastructures confiée aux communautés peut être plus rapide, plus efficace et plus rentable

Kaori Oshima's picture

Students gather outside a PNDCC school in Benin. World Bank Photo.Dans les projets de développement pilotés par les communautés, on observe que la population locale, à laquelle est confiée la responsabilité des choix de planification et des ressources d’investissement, opte souvent pour des projets d’infrastructures à petite échelle, comme la construction de routes rurales, de petits ponts ou d’écoles. On constate aussi, comme le montre un projet mené au Bénin, que les délais et coûts de construction d’une école peuvent se révéler inférieurs lorsque c’est la communauté qui en a la charge et non un entrepreneur extérieur.

Le postulat de base du développement communautaire est le suivant : la population locale, par définition, connaît bien l’environnement qui l’entoure et ses ressources, et est donc mieux placée pour savoir comment entreprendre au mieux et dans son intérêt des projets d’infrastructures publiques qui lui sont destinées. De fait, certaines études indiquent que les travaux d’infrastructure conduits par les communautés peuvent se révéler moins coûteux que ceux placés sous la responsabilité publique ou d’entrepreneurs externes — à ce titre, Wong (2012) avance plusieurs exemples de « réalisations pilotées par les communautés plus efficaces et moins onéreuses que des travaux équivalents effectués par le biais d’autres mécanismes de prestation de service gérés par les pouvoirs publics ».

Cependant, la plupart des données disponibles se fondent sur des comparaisons entre des infrastructures réalisées par les communautés et des infrastructures similaires réalisées par d’autres entités à des époques différentes. La difficulté est de trouver ou de concevoir une expérimentation où un ensemble de projets d’infrastructures identiques serait entrepris, simultanément et en nombre suffisant, par des communautés et des tiers, afin de pouvoir juger sur pièce.

Quand l'éducation porte ses fruits...

Liviane Urquiza's picture

Vous qui souhaitez agir contre la pauvreté, connaissez-vous le Partenariat mondial pour l'éducation ? Voici une source d'informations qui pourrait s'avérer essentielle pour celles et ceux d'entre vous qui souhaitent se lancer dans l'action en faveur de l'accès à l'éducation pour tous.

Créé en 2002, ce partenariat rassemble près de 60 pays en développement et plus de 30 organismes bilatéraux, régionaux et internationaux, ainsi que des banques de développement (dont la Banque mondiale), des entreprises du secteur privé, des enseignants et des groupes locaux et mondiaux de la société civile.

Ensemble, ils se sont fixé un objectif commun : assurer l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants et les jeunes, filles ou garçons, quelle que soit le pays et l’environnement dans lequel ils grandissent.

Arbre de l'éducation - partenariat mondial pour l'éducationComme l’explique ce schéma, investir dans l'éducation est le moyen le plus efficace de réduire la pauvreté. Toutes les autres possibilités de progrès en découlent, aussi bien dans les domaines de la santé, de la paix et des droits des citoyens, qu’en termes de création d’emplois et de croissance économique.

Au cours des dix dernières années, le Partenariat a aidé plus de 19 millions d’enfants à aller à l’école pour la première fois, il a appuyé la construction de plus de 37 000 salles de classe, et a formé plus de 413 000 enseignants.

Pour en savoir plus sur l’action du Partenariat mondial pour l'éducation, visiter le site officiel. Le site met à disposition des données pour chaque pays bénédiciaire du partenariat, découvrez quels sont les progrès accomplis par votre pays.

Un jeu peut-il nous apprendre à mieux cibler les investissements sur les plus démunis en Jordanie ?

Guest Blogger's picture

Un jeu peut-il nous apprendre à mieux cibler les investissements sur les plus démunis en Jordanie ?

Les États de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont généralement recours à des dispositifs de subventions sur les carburants et les denrées alimentaires. Le hic, c’est que de tels dispositifs profitent beaucoup plus aux riches qu’aux pauvres. Or, pour diverses raisons, les citoyens de ces États freinent généralement le remplacement de ces subventions par des filets de protection sociale et il n’est pas facile de les convaincre de l’existence d’alternatives de qualité. Voilà pourquoi j’étais particulièrement surpris qu’un jeu, simple et pratique, ait pu les éclairer sur le concept de ces amortisseurs sociaux.

Aider l’Algérie à relever ses défis

Emmanuel Noubissie Ngankam's picture

Aider l’Algérie à relever ses défis

Lors de ma première semaine en Algérie, je me suis retrouvé dans un cortège de voitures qui filaient à toute allure dans la capitale. Je ne choisis pas habituellement ce mode de transport, je ne faisais alors que bénéficier d’un heureux concours de circonstances. Les préparatifs de ma prise de fonction en Algérie comme représentant résident de la Banque mondiale coïncidaient avec la visite officielle de notre vice-présidente pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Inger Andersen.

Le point sur la transition au Yémen

Wael Zakout's picture

Yemen

La communauté internationale et le gouvernement du Yémen se sont de nouveau réunis, cette fois-ci à Sana’a , pour faire le point sur la transition du pays et les accords conclus avec ses bailleurs de fonds. L’initiative de paix lancée en 2012 prévoit une transition qui inclut un dialogue national rassemblant des délégués d’horizons politiques et géographiques représentatifs de tout le pays (ce dialogue est déjà en cours), la rédaction d’une nouvelle Constitution et la tenue de nouvelles élections. L’échéance de ces mesures a été fixée à février 2014.

Le Rwanda, le nouvel exemple à suivre en Afrique ?

Mohammad Amin's picture


 (Credit: CIAT, Flickr Creative Commons)

Ces quelques dernières années, un élan d’optimisme a porté le Rwanda au rang d’exemple à suivre en Afrique. Ce phénomène découle, il me semble, des nombreuses réformes lancées par le gouvernement rwandais pour stimuler le secteur privé, ainsi que du taux de croissance impressionnant qu’a connu le pays. Entre 2006 et 2011, le revenu par tête du Rwanda a augmenté de 5,1 pourcent en moyenne par an, soit la cinquième meilleure performance en Afrique sub-saharienne, et bien au-delà de la moyenne régionale de 2,4 pourcent. De plus, le Rwanda se place aujourd’hui au troisième rang des pays d’Afrique sub-saharienne en matière de qualité du climat des affaires telle que mesurée par l’index Ease of Doing Business du groupe Banque mondiale. Dès lors, la question se pose: le Rwanda est-il bien le nouvel exemple à suivre en Afrique ?
 

Pourquoi une hausse globale de 4 °C ne provoquera pas qu’une seule crise de l’eau

Julia Bucknall's picture
On parle beaucoup de « crise de l’eau », au singulier. Mais pour nous qui travaillons sur ces questions, les crises de l’eau sont  multiples, et elles s’aggravent à mesure que le mercure monte pour dépasser le niveau des températures préindustrielles de 2, voire 4° C.

Résoudre l’équation du G8 sur la transparence des entreprises : bénéfices + résultats du développement = initiative pour un secteur privé ouvert et collaboratif

Benjamin Herzberg's picture

Les entreprises créent de l’emploi et stimulent la croissance, mais elles peuvent faire mieux encore. Alors que la pression concurrentielle augmente et que les ressources mondiales sont de plus en plus difficiles à préserver, certaines entreprises du secteur privé ont eu la bonne idée d’adopter de nouvelles pratiques ouvertes et collaboratives qui permettent à la fois d’améliorer leurs bénéfices et de renforcer l’impact du développement.

Quel est leur intérêt à procéder de la sorte ? La démarche ne relève guère du principe de la bonne action, non. Ce dont il est question ici c’est de la place capitale que prend progressivement dans le monde des affaires la résolution des problématiques du développement tout au long de la chaîne de valeur, à travers le crowdsourcing, la réduction des coûts et la gestion des risques.

Le paradoxe palestinien, une opportunité

Shanta Devarajan's picture

World Bank | Arne Hoel - Le paradoxe palestinien, une opportunité

Le paradoxe palestinien n’est pas un paradoxe : c’est une opportunité. Les jeunes Palestiniens en général, et surtout les jeunes femmes, ont les aptitudes et la motivation nécessaires pour réussir. En dépit des difficultés, la société les soutient, que cela soit par la prestation de services de base ou par l’évolution des mentalités. En outre, les dirigeants ont mis en place des mesures visant à créer des emplois compte tenu des lourdes entraves de la situation palestinienne, par exemple en encourageant le télétravail et l’emploi dans le secteur des technologies de l’information et de la communication.

SMART Rwanda : plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Hon. Jean Philbert Nsengimana's picture

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Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC du Rwanda

SMART Rwanda : ensemble, plaçons le pays, l’Afrique et le monde entier sous le signe des TIC

Le Rwanda poursuit avec détermination l’objectif de devenir une économie et une société de l’information et du savoir, ainsi qu’un pôle régional pour les TIC. Cette ambition, qui figure au cœur de notre « Vision 2020 », est également inscrite dans notre Stratégie à moyen terme de développement économique et de réduction de la pauvreté (EDPRS II) de même que dans notre Plan stratégique 2013-2018 pour le secteur des TIC.


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