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juillet 2013

Le financement axé sur les résultats améliore les services de santé au Nigéria

Ayodeji Oluwole Odutolu's picture

J’ai longtemps pratiqué la médecine sur le terrain au Nigéria, mais rien ne m’avait préparé au choc que j’ai ressenti en participant à l’élaboration du projet d’investissement dans le secteur nigérian de la santé.

Après trois années dans le public en début de carrière, j’avais opté pour le privé, où j’ai travaillé plus de dix ans. Je ne pouvais pas imaginer l’état de délabrement des infrastructures publiques, des toits qui fuient aux piles d’ordures en passant par les équipements hors d’usage et les ruptures sans fin de stocks de médicaments. Sans parler du moral du personnel soignant, aux premières loges, obligé parfois de ruser pour assurer un service correct aux patients, en achetant son propre stock de médicaments.

Poursuite du ralentissement de la croissance dans cinq pays de la région MENA en 2013

Lili Mottaghi's picture

World Bank

Les manifestations de grande ampleur qui ont eu lieu cette semaine en Égypte et l’assassinat d’un leader de l’opposition en Tunisie, sans parler du conflit qui se poursuit en Syrie, mettent en évidence les troubles et les incertitudes auxquels font face de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

La science de la prestation : apprendre et réussir grâce aux données

Aleem Walji's picture

Devant la confusion qui entoure la notion de « science de la prestation », il est important de préciser que cette science n’est en rien une proposition « clef en main » qui repose sur l’idée d’une universalité des solutions. Par ailleurs, elle n’entend pas professer que, sur la foi d’analyses et d’éléments factuels, on aboutit à un résultat garanti.

Il y a quelques semaines, la Banque mondiale et l’Institut coréen de développement (a) ont organisé une conférence mondiale sur la science de la prestation et réuni plusieurs institutions de développement comme la Fondation Gates, la Fondation Grameen (a), l’UNICEF, le Dartmouth Center for Health Care Delivery Science (a) et la mHealth Alliance (a). Nous avons débattu à cette occasion des opportunités et des freins au développement lorsque s’il s’agit de lutter contre l’extrême pauvreté, en nous penchant notamment sur des expérimentations dans le domaine de la santé, sur le rôle de la technologie pour réduire les coûts et optimiser les effets des interventions, et sur la difficulté d’appliquer des programmes pilotes à grande échelle.

Progresser ensemble : une nouvelle plateforme régionale pour améliorer la prestation des services publics

Yolanda Tayler's picture

        World Bank

Qu’il s’agisse de construire un pont ou d’acheter des manuels scolaires, les pays du monde entier ne cessent d’acquérir des biens et des services très divers. Dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), ce type de contrats publics représente entre 15 % et 20 % du PIB chaque année, un montant annuel équivalent à des dizaines de milliards de dollars.

Vidéo : Aider la Jordanie et le Liban à faire face à l'afflux de réfugiés

Ferid Belhaj's picture

"Le peuple Jordanien et le peuple Libanais ont démontré une générosité exemplaire (...) en accueillant les centaines de milliers de réfugiés syriens (...) et c'est pour cela que nous devons [les ] aider à traverser cette période difficile." Ferid Belhaj, directeur-pays à la Banque mondiale.

L'enseignement supérieur à un carrefour : Perspectives vues de par le monde

Francisco Marmolejo's picture

 
Cela fait déjà sept mois que j'ai intégré l'équipe de la Banque mondiale en tant qu'expert principal en éducation, responsable de la coordination du programme de l'enseignement supérieur. Pendant ce court laps de temps, j'ai eu l'occasion de rencontrer des gens venus d'un peu partout dans le monde, de lire un tas de rapports, et de participer à des réunions techniques et à des missions aux côtés de fonctionnaires gouvernementaux et de dirigeants institutionnels. En bref, je me suis mis à me renseigner le plus rapidement possible sur le fonctionnement de cette organisation à la fois fascinante et complexe et sur sa contribution unique (et non sans controverse) au développement dans le monde.

 Au cours de ces derniers mois, j'ai fait le tour du monde en visitant l'Amérique latine, le Moyen-Orient, l'Afrique, l'Asie du sud-est et l'Europe, -- des voyages qui ont été pour moi une occasion unique et privilégiée de réflexion sur les défis et opportunités auxquels fait face l'enseignement supérieur dans le monde d'aujourd'hui. C'est précisément ce raisonnement qui nous a amené, à la Banque mondiale, à organiser sur l'année une série de conférences et de panels intitulée « L'Enseignement supérieur à un carrefour », grâce à laquelle nous espérons engager une réflexion collective sur des problématiques et tendances dans le secteur de l'enseignement supérieur et mettre cela en relation avec le programme d'action ambitieux qui consiste à éliminer l'extrême pauvreté dans le monde et à promouvoir une prospérité équitablement partagée, dans un monde durablement ménagé.

Le discours de Malala est une source d’espoir pour les filles du monde entier

Ravi Kumar's picture

« Nos livres et nos stylos sont nos armes les plus puissantes ». Tel est le message qu’a tenu à délivrer Malala Yousafzai à la tribune des Nations Unies le 12 juillet dernier, le jour de son 16e anniversaire. La jeune écolière pakistanaise, blessée par balle à la tête en octobre dernier alors qu’elle rentrait de l’école, chez elle, dans la vallée de Swat, a conquis son public.

Des jeunes du monde entier étaient venus l’écouter en cette journée particulière, décrétée « Journée de Malala » et qui sera désormais célébrée dans le monde entier pour défendre l’éducation et l’émancipation des filles.

« Un enseignant, un livre, un stylo, peuvent changer le monde. L’éducation est la seule solution, l’éducation avant tout ».

Malala est revenue sur les attaques perpétrées dans son pays contre les enseignants et ses camarades, soulignant l’importance du droit des femmes et des filles à l’éducation.

Parce que « ce sont elles qui souffrent le plus ».

En voyage à Lahore, en février dernier, j’ai été frappée par le nombre de jeunes filles scolarisées. Pas un jour n’est passé sans que je puisse voir des gamines en uniforme sur le chemin de l’école. Aujourd’hui, les femmes sont toujours plus nombreuses à travailler et, au lieu de consacrer leur temps libre au ménage, mes cousines peuvent étudier. L’une d’elles a 23 ans. Avant, à cet âge, elle aurait déjà été mariée et mère de famille. C’est sa maman qui l’a poussée à s’inscrire à l’université locale pour aller au bout de son rêve. L’an prochain, son diplôme de finance en poche, elle pourra postuler dans la fonction publique. N’est-ce pas extraordinaire ?

De toute évidence, les choses ont évolué en faveur de l’éducation et de l’égalité des chances – indépendamment de la caste, de la religion et du sexe.

Pour de nombreuses jeunes filles et jeunes femmes, au Pakistan notamment, Malala est devenue une véritable icône. Son plaidoyer est synonyme d’espoir – de recevoir une éducation et de ne pas être pénalisée par son sexe ou son milieu familial.

« Nous ne pourrons pas réussir si la moitié de l’humanité est tenue à l’écart », a affirmé Malala, appelant les gouvernements, les pays en développement et les communautés à soutenir l’éducation, défendre l’égalité des femmes et militer pour la paix.

Aujourd’hui, 57 millions d’enfants dans le monde sont privés d’école et 31 millions sont des filles. À l’inverse de ma cousine, de nombreuses filles au Pakistan et ailleurs sont toujours obligées de se marier jeunes et d’avoir des enfants et perdent ainsi toute chance de faire des études.

Nous devons investir dans l’éducation des filles et défendre celles qui se battent pour faire valoir ce droit.

Malala Yousafzai s'exprime devant les représentants des Nations Unies


Au cœur des bidonvilles, des talents qui ne demandent qu'à éclore

Liviane Urquiza's picture

Transformer les bidonvilles de l’intérieur
Des enfants du centre Mukuru Talent Development laissent s’exprimer leur créativité dans le bidonville de Lunga Lunga au Kenya.

De Bombay à Manille en passant par les favelas de Rio, plus d’un milliard de personnes vivraient actuellement dans les bidonvilles. D’après ONU Habitat, ce nombre devrait s’élever à plus de 2 milliards d’ici 2030.

Sans toit et sans murs solides, sans accès à de l’eau propre ni à des toilettes, les conditions de vie dans les bidonvilles sont insalubres et dangereuses. Sachant qu’environ 70 % des habitants des bidonvilles ont moins de 30 ans, l’avenir des bidonvilles est entre les mains des jeunes générations. De quoi ont-elles besoin pour inverser la tendance et améliorer le quotidien des habitants ?

Avis de recherche : vous avez une appli mobile pour l'agriculture africaine ? Participez au défi mAgri!

Maja Andjelkovic's picture

L'Afrique compte aujourd'hui près de 900 millions d'abonnés à la téléphonie mobile. Soixante-cinq pour cent de la population active du continent travaillent dans l'agriculture ou dans des secteurs connexes qui représentent 32 % du produit intérieur brut. L'innovation mobile a déjà généré des gains d'efficience le long de la chaîne de valeur agricole ; la recherche montre que les négociants en céréales qui utilisent des applications mobiles ont vu leur revenu augmenter de 29 %, tandis que les cultivateurs de bananes de l'Ouganda ont enregistré une hausse de 36 % de leurs revenus. Le mAgri Challenge est une compétition qui vise à identifier et à aider les entrepreneurs qui développent des applis mobiles pour le secteur agricole africain
 

Une voix contre la corruption

Leonard McCarthy's picture

La semaine dernière, Transparency International a publié son baromètre de la corruption 2013. L’organisation a interrogé 114 000 personnes dans 107 pays sur leurs rapports avec la corruption, les institutions et les secteurs qu’elles jugent les plus corrompus et la perception de leur rôle dans la lutte contre ce phénomène. Ce baromètre met en exergue plusieurs tendances, dont le sentiment d’une aggravation de la corruption dans de nombreux secteurs. Il appelle également les pouvoirs publics à renforcer leurs plateformes de redevabilité et à durcir les normes en matière de passation de marchés publics et de gestion des ressources de l’État.

L’enquête 2013 révèle que 27 % des sondés ont versé un pot-de-vin au cours des 12 derniers mois, signe que la situation n’évolue guère (26 % étaient dans ce cas en 2010/2011). Plus d’un quart des personnes interrogées sont donc concernées par ce phénomène.


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