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novembre 2013

Les « méga-fermes » parviendront-elles à résoudre l’insécurité alimentaire dans le monde ? Dix questions pour décrypter les enjeux

José Cuesta's picture

Participez au tchat sur Twitter pour discuter des prix alimentaires mondiaux, le 4 décembre à 16h00, heure de Paris, Tunis et Kinshasa (soit 10h00, heure de Washington). Suivez le compte @banquemondiale et posez vos questions à l'avance en utilisant le hashtag #prixdesaliments

Des ouvriers agricoles dans un champ de framboises en Argentine. © Nahuel Berger/Banque mondiale

Aujourd’hui, 842 millions d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde. En 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’habitants. La demande de produits vivriers est donc condamnée à augmenter et, avec elle, la productivité agricole. D’où proviendront ces gains de productivité ? Pendant des décennies, les experts ont jugé que l’agriculture familiale à petite échelle était plus productive que des exploitations de grande taille et mieux à même de réduire la pauvreté. Aujourd’hui, les tenants de l’agriculture à grande échelle mettent en avant ses avantages — possibilité de lever des investissements colossaux, mobilisation de technologies innovantes et énorme potentiel exportateur — quand ses détracteurs alertent sur ses effets néfastes pour l’environnement, la santé animale et la situation économique et sociale, surtout dans les pays aux institutions fragiles. Les conditions souvent scandaleuses de l’« accaparement des terres » et ses conséquences sociales redoutables sont parfaitement attestées, surtout dans les pays connaissant une insécurité alimentaire grave.

Pêche illégale : pourquoi ne pas s’inspirer de la lutte contre l’exploitation forestière illégale ?

Julian Lee's picture

Navires de pêche au large de la Namibie. John Hogg/Banque mondialeLe chiffre d'affaires annuel du secteur des pêches maritimes et de l'aquaculture dépasse les 190 milliards de dollars dans le monde, et on estime à 240 millions le nombre de personnes dont le travail en dépend. Il ne fait aucun doute que les océans génèrent une activité abondante et lucrative. Or qui dit profit dit profiteur : on estime que 18 % (a) des activités de pêche à l'échelle mondiale sont illégales.

Mais en quoi le problème concerne-t-il ceux qui s'intéressent au développement ? D’abord parce que la pêche illégale fragilise les moyens de subsistance des populations pauvres qui dépendent de l'océan. Ensuite parce que le non-paiement des taxes et redevances prive les pays en développement de centaines de millions de dollars de recettes annuelles dont ils ont le plus grand besoin. Enfin, dans certaines régions, la pêche illicite a pris de telles proportions qu'elle met en péril la gestion durable d'une ressource déjà mise à mal par la surpêche.

Le moment est propice pour un ambitieux plan d’action mondial pour les jeunes

Gloria La Cava's picture

Le moment est propice pour un ambitieux plan d’action mondial pour les jeunes

Aujourd’hui, la moitié de la population mondiale a moins de 25 ans. La proportion de jeunes hommes et femmes n’a pas encore atteint son point culminant, et elle continuera d’augmenter sur les deux prochaines décennies. Pour pouvoir vaincre la pauvreté, il est donc indispensable de porter la plus grande attention aux besoins de cette jeune génération. Dans les dix années à venir, il va falloir créer 47 millions d'emplois, c’est-à-dire quasiment 400 000 par mois, pour intégrer ces jeunes sur le marché du travail. Le problème est d’une ampleur telle qu’il impose de changer complètement la donne, et aucun acteur n’est à lui seul en mesure de proposer une solution globale.

Les femmes et le commerce en Afrique : mettre un visage sur des chiffres

Maura K. Leary's picture

© Banque mondialeEn mai dernier, je me suis rendue au  Kenya, en Ouganda et en Tanzanie pour produire, aux côtés d’une équipe basée à Nairobi, un documentaire consacré à la question de la relation entre commerce et égalité hommes/femmes en Afrique.

Pendant que je me rendais sur le lieu de mon premier voyage officiel, j’ai lu et relu les chapitres du nouvel ouvrage formidable que ce film devait illustrer : Women and Trade in Africa: Realizing the Potential (« les femmes et le commerce en Afrique : un potentiel à ne pas négliger »). Si j’étais très à l’aise avec les faits et les chiffres en jeu — le tourisme représente 12,5 % du PIB du Kenya, le coton est la troisième plus grande exportation de l’Ouganda, les propriétaires de petites entreprises représentent une part très importante de l’économie d’exportation en Tanzanie, etc. — ce n’est qu’après avoir rencontré Mary que j’ai pleinement compris la situation que nous tentions d’appréhender.

L’inclusion financière : un levier au service du développement économique en Égypte

L’inclusion financière : un levier au service du développement économique en Égypte - Photo: Arne Hoel

Les responsables politiques égyptiens se retrouvent face à un défi considérable : aplanir des difficultés économiques aiguës tout en assurant la transition politique et sociale du pays. Les secteurs fondamentaux de l’économie (BTP, commerce et tourisme) enregistrent en effet des niveaux de production bas et les investissements directs étrangers (IDE), une composante autrefois majeure de la croissance égyptienne, ont été négligeables au second trimestre 2013. Le taux de chômage égyptien, qui se maintenait généralement autour de 9,5 % dans les années qui ont précédé la révolution, a atteint par ailleurs les 13,2 % au premier trimestre 2013.

La construction de bâtiments écologiques a un impact positif durable sur le développement

Stephanie Miller's picture
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Un ouvrir du bâtiment termine l'installation de vitres sur un immeuble. Trinn Suwannapha / Banque mondiale

Qu'est-ce qui génère 70 % des émissions de gaz à effet de serre dans des villes comme New York, Beijing ou New Delhi ? Il y peu, j'aurais peut-être répondu « les voitures ». Mais ce sont les bâtiments les vrais coupables : nos maisons, nos bureaux, nos écoles et nos hôpitaux. Bon nombre de ces édifices font une utilisation extrêmement inefficace de l'électricité, de l'eau et des énergies fossiles du fait de leur conception initiale. En fait, environ 40 % de l'électricité mondiale sert à refroidir, éclairer et ventiler des bâtiments, alors qu'il existe des technologies bien plus efficaces.

Mettre sa santé en danger

Damien de Walque's picture


Aucun pays n’est épargné. La consommation de tabac ou de drogues, l’abus d’alcool, une mauvaise alimentation, une vie trop sédentaire ou des pratiques sexuelles à risque sont autant de comportements par lesquels on met sa santé en danger. Avoir un comportement à risque, c’est réduire sa propre espérance de vie et exposer souvent les autres à des conséquences néfastes. 


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