Syndicate content

janvier 2014

La lutte contre le sida et la pauvreté passe par l’autonomisation des femmes et des filles

Jeni Klugman's picture


« On ne mange pas un bonbon avec son papier ». C’est ainsi que de jeunes Sud-Africains justifient leur refus de porter un préservatif. Malgré les risques élevés d’infection par le VIH, que personne n’ignore ou presque. Une étude récente (a) de la Banque mondiale a ainsi constaté que le préservatif était souvent vécu par les hommes comme une atteinte à leur virilité et que les femmes n’osaient pas insister.

L’emploi des jeunes – Un défi fondamental pour les économies africaines

Deon Filmer's picture

À Addis-Abeba, la capitale tentaculaire de l’Éthiopie, Mulu Wasa a trouvé un emploi d’ouvrier dans une usine du secteur formel grâce au fait qu’il avait terminé ses études secondaires. À Niamey, la capitale du Niger, ville localisée au cœur du Sahel, Mohamed Boubacar, un jeune apprenti, suit une formation pour devenir charpentier.

Yémen : se projeter au-delà du Dialogue national

Wael Zakout's picture

 se projeter au-delà du Dialogue national
Un jeune yéménite avec le drapeau national - Source: Al Jazeera English

Alors que la Conférence du dialogue national (NDC) s’est achevée avec succès, le Yémen prouve à la région et au monde qu'il est possible de gérer autrement les griefs et les conflits. De toute évidence, la NDC est notamment parvenue à fonder la transition politique sur le dialogue plutôt que sur la confrontation. À présent, le défi va consister à transformer cette issue positive en résultats concrets pour la population yéménite.

L’inégalité n’est pas un problème insoluble, mais il nous faut un plan

Jim Yong Kim's picture

L’inégalité n’est pas un problème insoluble, mais il nous faut un plan, Jim Yong KimDAVOS, Suisse – À la Banque mondiale, quand nous discutons de problèmes particulièrement complexes, je pose toujours une question toute simple à mon équipe : quel est notre plan ?

S’il y a un plan, je leur demande alors s’il est vraiment à la hauteur du problème. Ici, au Forum économique mondial de Davos, l’un des principaux problèmes que nous avons à résoudre est extraordinairement complexe : comment faire pour lutter contre l’inégalité des revenus qui s’accroît partout dans le monde ? Ce phénomène a pris d’énormes proportions, mais la question que je pose à tout le monde ici à Davos est la même : quel est le plan pour réduire l’inégalité des revenus dans le monde ?

La Corruption est un Sujet moins Tabou Aujourd’hui qu’il y a Vingt-cinq ans. Pourquoi ?

Augusto Lopez-Claros's picture

Pour ceux d’entre nous qui nous sommes intéressés à la corruption pendant l’essentiel de notre carrière, le constat est évident : quelque chose s’est passé au tournant des années 1990 dans la manière dont la communauté du développement envisageait la corruption et son impact sur le processus de développement. L’évolution a d’abord été timide : la réticence à aborder une question dont on pensait qu’elle débordait largement dans la sphère politique a persisté tandis qu’il était toujours plus question de l’importance de la « bonne gouvernance » pour un développement réussi. Comment expliquer un tel changement ? La première raison qui vient à l’esprit, c’est la chute du mur de Berlin et l’effondrement consécutif de l’économie planifiée, longtemps considérée comme une alternative viable à l’économie de marché. Personne n’en doutait : la faillite de la planification ne devait rien à des politiques monétaires inadaptées mais tout aux manquements généralisés des institutions, parmi lesquels un cocktail délétère fait d’autoritarisme (et donc d’impunité) et de corruption.

La contrebande aggrave les difficultés budgétaires de la Tunisie

Gael Raballand's picture

L'original du billet se trouve ici. Les auteurs sont : Gael Raballand et Miles McKenna (a)
Si le commerce informel en Tunisie perturbe les milieux d’affaires, que dire de son impact pour un gouvernement de transition à court d’argent ? Selon un récent rapport de la Banque mondiale, les activités de contrebande qui fleurissent le long des frontières avec la Libye et l’Algérie privent le pays d’un volume non négligeable de rentrées fiscales, au niveau notamment des droits de douane et de la TVA.

Recouvrement des biens mal acquis tunisiens: un bilan après 3 ans de travail

Jean Pierre Brun's picture

 

Ce billet a été rédigé par Jean-Pierre Brun et publié sur le site web de StAR.

Le 14 janvier 2011, M. Zine El Abbedine Ben Ali, président de la Tunisie depuis plus de 24 ans, fuyait le soulèvement populaire contre son régime et trouvait refuge en Arabie saoudite. M. Ben Ali devenait ainsi le premier chef d'Etat déchu lors du Printemps arabe – symbole de l'explosion de mécontentement contre les dictatures installées de longue date dans la région.

Après son départ forcé, le gouvernement provisoire tunisien, accusant l'ancien président de blanchiment d'argent et de trafic de drogue, a rapidement demandé son arrestation et le gel de ses avoirs à l’étranger. M. Ben Ali et son épouse ont également été condamnés en 2011 par contumace à une peine de prison à vie pour incitation à la violence et au meurtre ainsi que pour vol à grande échelle.

Il faut un leadership pragmatique pour abandonner les combustibles fossiles au profit d’énergies sobres en carbone

Rachel Kyte's picture

Beijing Smog. Ilya Haykinson/Flickr Creative CommonsÀ l’heure où vous lisez cet article, où que vous soyez, c’est l’incertitude qui règne. La population mondiale compte aujourd’hui 7,1 milliards d’habitants, et elle dépassera les 9 milliards en 2050. Cette expansion démographique et les aspirations à une prospérité partagée s’accompagnent d’une demande énergétique croissante au niveau des ménages, des entreprises, de l’industrie et des transports.

Or, pour satisfaire nos besoins énergétiques, nous continuons de dépendre des combustibles fossiles, ce qui entraîne une pollution et l’émission d’une quantité excessive, et délétère, de gaz à effet de serre. L’été dernier, la concentration de CO2 dans l'atmosphère n’avait jamais été aussi élevée en trois millions d'années.

Si vous étiez à Pékin la semaine dernière, vos poumons en ont directement senti les effets : 16 jours à peine après le début de la nouvelle année, la capitale chinoise a connu sa première « airpocalypse » de 2014, après une série d’alertes à la pollution. Le jour même, le maire a annoncé des mesures visant à réduire la consommation de charbon de 2,6 millions de tonnes, à interdire les véhicules les plus polluants et à faire diminuer la combustion de charbon à Pékin et dans sa région.

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête

Jim Yong Kim's picture

Longtemps engluée dans la crise, l’économie mondiale redresse la tête, Jim Yong Kim
L’économie mondiale commence enfin à émerger de la crise financière. Le taux de croissance du PIB mondial est estimé à 2,4 % pour 2013 et il devrait s’élever à 3,2 % cette année. Cette amélioration est largement à mettre au compte du redressement des pays à revenu élevé, dont la croissance passera de 1,3 % en 2013 à 2,2 % en 2014. Dans les pays en développement, le PIB devrait progresser de 5,3 % cette année, contre une croissance de 4,8 % en 2013.

L’économie mondiale peut être comparée à un avion bimoteur qui, depuis près de six ans, ne volait que grâce un seul moteur : les pays en développement. Mais le second – les pays à revenu élevé – a finalement redémarré. Ce tournant, décrit en détail dans les Perspectives économiques mondiales 2014 publiées mardi dernier par la Banque mondiale, indique que les pays en développement ne sont plus le moteur principal de l’économie mondiale. Néanmoins, même si l’euphorie du milieu des années 2000 est un peu retombée, la croissance des pays émergents reste très supérieure aux moyennes historiques.

Les pays à revenu élevé sont toujours confrontés à de sérieuses difficultés, mais leur horizon s’éclaircit. Bien que plusieurs pays avancés souffrent encore de déficits importants, plusieurs d’entre eux ont adopté des stratégies à long terme pour les maîtriser sans pour cela étouffer la croissance.

Un optimisme mesuré est de mise pour la zone euro, où la croissance est de retour depuis mi 2013 et devrait atteindre 1,1 % en 2014 après deux ans de récession. Au regard des difficultés traversées par l’Europe ces six dernières années, toute croissance même modeste est un signe d’espoir. Aux États-Unis, malgré les chiffres de l’emploi décevants de décembre dernier, la grande majorité des indicateurs économiques est au vert et le taux de croissance devrait passer de 1,8 % en 2013 à 2,8 % cette année.

Libre accès aux données et impact sur le développement : le rôle clé du secteur privé

Prasanna Lal Das's picture

L’open data peut-il contribuer aux économies d’énergie (et, partant, ralentir le changement climatique) ? Améliorer les services de santé maternelle (et donc les services publics en général) ? Aider les agriculteurs et ceux qui assurent leurs récoltes à mieux prévoir le résultat des campagnes (et, ce faisant, à induire des décisions d’investissement plus judicieuses dans l’agriculture) ? Donner aux citoyens les moyens de contrer la corruption policière (et contribuer ainsi à la promotion d’un État de droit) ?


Pages