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février 2014

Prix alimentaires : le pire est-il derrière nous ?

Donna Barne's picture

panier de maïs © Curt Carnemark / Banque mondiale Un simple coup d’œil aux derniers fils d’information sur Google et vous verrez que la cherté des denrées alimentaires continue de faire l’actualité. Pourtant, à l’échelle de la planète, le prix moyen des principaux produits vivriers a en fait reculé de 11 % par rapport à son niveau de janvier 2013. C’est le constat dressé par la dernière édition du rapport trimestriel Food Price Watch du Groupe de la Banque mondiale. Doit-on en conclure que nous sommes sortis de la zone de danger ? Nous avons posé la question à José Cuesta, l’auteur du rapport.

Pertes et gaspillage alimentaires : le choc des chiffres, le poids des privations

José Cuesta's picture

Beaucoup pensent que les statistiques sont une discipline sans âme et impersonnelle. Moi, j’ai toujours été convaincu du contraire. S’agissant du monde en développement, les chiffres frappent fort : ils nous parlent de tous ces millions de personnes qui vivent avec moins de 1,25 dollar par jour, d’enfants qui meurent de maladies évitables ou ne peuvent pas aller à l’école, de familles privées d’eau potable et d’électricité dans un monde technologique hypersophistiqué… Et ce ne sont là que quelques exemples.

Les statistiques concernant l’alimentation sont cependant celles qui m’ont toujours semblé le plus éloquentes : chaque soir, 842 millions de personnes se couchent la faim au ventre, alors que le monde produit en fait suffisamment de nourriture pour fournir en moyenne à chaque individu 2 700 kilocalories (kcal) par jour.

En Tunisie, des partenariats public-privé innovants pourraient permettre d’offrir le Très Haut Débit par fibre optique à au moins 20% de la population

Michel Rogy's picture

Le 18 février dernier ont été présentés à Tunis, devant l’ensemble des acteurs clefs du secteur, les résultats d’une étude de diagnostic pour le développement du très haut débit (THD) en Tunisie. Financée par la « Arab Financing Facility for Infrastructure » (AFFI), cette étude (pas encore disponible) propose comme vision pour la Tunisie d’atteindre une couverture THD de 50% de la population en 2020 et 100% en 2025, tout en se concentrant à court terme sur les cibles prioritaires pour le haut débit tels que les communautés, entreprises, lieux d’enseignement, centre de santé et bureaux de poste.

Haut débit dans la région MENA : quelles solutions pour élargir l’accès à l’internet ?

Natalija Gelvanovska's picture
 quelles solutions pour élargir l’accès à l’internet ?

Cette année, le prix World Press Photo a été décerné à une photo qui en dit long sur le coût inégal des communications dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA): des hommes se tiennent sur la plage de Djibouti la nuit et lèvent leurs téléphones portables en l’air pour tenter d’accéder au réseau sans fil en Somalie ou l’accès est plus abordable. Dans une nouvelle étude intitulée Broadband Networks in the Middle East and North Africa: Accelerating High–Speed Internet Access (et présentée à Abou Dhabi le 6 février dernier), mes collègues Carlo Maria Rossotto et Michel Rogy, et moi-même, avons analysé la structure des prix et d’autres facteurs dans 19 marchés nationaux dont Djibouti, pour mieux comprendre comment développer l’internet haut débit dans la région MENA. 

Les femmes yéménites peuvent désormais participer à la vie politique. Et après ?

Samra Shaibani's picture
Durant la marche du 7 mars 2011
Source : Flickr creative commons

Au Yémen, les meetings féminins se tiennent généralement à la maison. Des femmes de tous horizons s’y côtoient : femmes politiques, fonctionnaires, anciennes ministres ou ministres en exercice, parlementaires, mais aussi avocates et représentantes de la société civile. J’ai eu la chance de participer à l’une de ces rencontres, aux côtés d’autres femmes issues de la communauté internationale, ambassadrices ou représentantes d’organismes donateurs.

La Zone C : un vaste potentiel inexploité qui pourrait transformer l’économie palestinienne

Orhan Niksic's picture
 Arne Hoel

L’économie palestinienne est à l’arrêt. Sa croissance a chuté en 2013, le chômage a augmenté, et les recettes fiscales, en nette baisse, ne permettent même pas de financer les dépenses récurrentes. Nombreux sont ceux qui déplorent cette situation. Il existe toutefois un potentiel qui, s’il était exploité, pourrait à la fois dynamiser la croissance et transformer l’économie palestinienne.

L’accès à l’information au service de la qualité scolaire et de choix éclairés

Simon Thacker's picture
Des élèves dans la cour de récréation

L’Indian High School, qui est la plus grande école de Dubaï avec ses quelque 10 000 élèves, n’avait jamais été confrontée au problème de l’absentéisme jusqu’à l’ouverture en 2009 d’une nouvelle station de métro devant ses portes. Tout à coup, les élèves ont été tentés de sécher les cours pour se rendre dans le plus grand centre commercial au monde, à une station de là.

Grâce à l’éducation, les jeunes Afghans peuvent reconstruire leur pays déchiré par les guerres

Bassam Sebti's picture
Grâce à l’éducation, les jeunes Afghans peuvent reconstruire leur pays déchiré par les guerres

À Kaboul, on la surnommait « l'école brûlée » et les élèves avaient dû la déserter. Comme pour tant d’autres destructions infligées par des années de guerre, l’école Nahid Shahid a souffert des violences qui ont dévasté l’Afghanistan sur de nombreux plans.

Et puis, finalement, la situation s’est améliorée. Aujourd'hui, l'école est non seulement reconstruite et opérationnelle, mais elle s'efforce de satisfaire l’essor de la demande : l’établissement accueille chaque jour 6 200 élèves, répartis en quatre plages horaires.

Qualité de l’éducation : des progrès dans la région MENA

Farrukh Iqbal's picture
 des progrès dans la région MENA

À certains égards, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord enregistre de très bons résultats dans le secteur de l’éducation. Si l’on opère, à titre d’exemple, un classement des pays selon l’augmentation du nombre moyen d’années de scolarisation entre 1980 et 2010, neuf des vingt pays les mieux classés appartiennent à la région MENA. Ces bonnes performances quantitatives tranchent avec les difficultés de la région à assurer une croissance économique forte et durable ces trente dernières années. Une divergence qui pourrait s’expliquer en partie par les faiblesses des systèmes éducatifs sur le plan de la qualité.

La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitée

Otaviano Canuto's picture

La Chine et les marchés émergents : une chevauchée agitéeIl y a un mois, j’évoquais certains des grands défis pesant sur la reprise attendue, mais encore modeste, de l’économie mondiale, et notamment celui découlant du ralentissement de la croissance en Chine et de son système bancaire fantôme. Ces deux menaces ont d’ailleurs fait parler d’elles alors que l’on fêtait, vendredi dernier, le nouvel An chinois et l’entrée dans l’année du Cheval (a).

Cette aggravation de la perception des risques entourant la Chine vient ajouter une fragilité supplémentaire, comme en témoigne la nouvelle valse des capitaux qui, comme l’été dernier (a), fuient depuis quelques semaines les marchés émergents. Si les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont légèrement fléchi depuis décembre, malgré le début du resserrement effectif de la politique monétaire de la Fed, les dernières informations sur le recul de la production industrielle chinoise ont accéléré un mouvement régulier déjà bien engagé de réduction de l’exposition des portefeuilles internationaux aux marchés émergents, qui profite aux économies avancées. Dans certains cas, comme en Afrique du Sud, en Turquie ou en Ukraine, des événements politiques et/ou économiques singuliers ont également joué un rôle mais le fait qu’il y ait également eu des cessions d’actifs dans des pays comme la Malaisie, le Mexique ou la Pologne, où les marchés sont liquides et la fluidité moindre, traduit une dynamique à l’œuvre d’une ampleur bien plus conséquente.


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