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mars 2014

Quel est votre chiffre préféré ?

Mehreen Arshad Sheikh's picture

My Favorite NumberChacun de nous connaît l’utilité des chiffres. On s’en sert pour analyser les tendances économiques dans le monde, créer des mots de passe, gérer nos emplois du temps ou encore suivre nos dépenses… Les chiffres mettent de l’ordre dans nos vies chaotiques. Autrement dit, ils nous invitent à réfléchir, à apprendre et à nous redécouvrir.
 
« Mon chiffre préféré » est une nouvelle série de vidéos disponibles sur YouTube. Avec cette initiative, nous voulons montrer comment il est possible d’éclairer le développement à la lumière d’un chiffre emblématique et de le placer sous le signe de l’humain. Car, un simple chiffre peut avoir un impact profond sur des vies humaines.

Le paradoxe angolais : l’aide au développement dans un pays "riche"

Thomas Dickinson's picture



Alors que je préparais récemment une mission pour un projet en Angola, je suis tombé sur la dernière grande réalisation du pays : une nouvelle raffinerie gigantesque destinée à renforcer l’industrie pétrolière nationale. Devant cette structure massive, une pensée m’a soudainement traversé l’esprit : s’ils sont capables d’accomplir un chef d’œuvre d’ingénierie aussi énorme et complexe, pourquoi ont-ils besoin de moi?

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement?

Donna Barne's picture

Il y a quatre ans, le Groupe de la Banque mondiale ouvrait ses données au public dans l'espoir que les utilisateurs trouvent des manières innovantes de les exploiter. Parallèlement, de plus en plus d'États ouvraient eux aussi leurs données, à la fois dans un souci de transparence et pour susciter l'émergence d'activités économiques autour de ces données. Aujourd'hui, les entrepreneurs de l’open data sont bel et bien là : près de 500 sociétés exploitant le libre accès aux données de manière commerciale se sont développées rien qu'aux États-Unis, et des entreprises similaires foisonnent dans le monde entier, même dans des pays où les données disponibles sont limitées, sans même parler de données en libre accès.

Comment les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils agir pour le développement? Jusqu'à présent, ce secteur d'activité reste de petite taille, mais il porte la promesse d'amener la fourniture d'informations utiles à un niveau inégalé à mesure qu'il se développera. Aux États-Unis, des entreprises utilisent les données relatives à l’usage de l’électricité pour optimiser l'efficacité énergétique, celles relatives à l’éducation pour aider les usagers à trouver les meilleures écoles, et celles relatives à la santé pour les aider à identifier leurs symptômes et à prendre rendez-vous chez le médecin, pour ne citer que quelques exemples. Une étude réalisée en 2013 par le cabinet de conseil McKinsey & Company estime que l'open data pourrait permettre de générer plus de 3 000 milliards de dollars par an (a) de valeur ajoutée supplémentaire à l'échelle mondiale.

Pour autant, les entrepreneurs de l'open data peuvent-ils contribuer à résoudre les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, et faire la différence dans les pays en développement, y compris dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles ? La question a été abordée récemment au cours d'un événement organisé récemment par la Banque mondiale (a), avec la participation de l'un des pionniers de l'utilisation de l'open data dans le secteur privé, The Climate Corporation (a), ainsi que de Metabiota (a), une société dont l'activité consiste à effectuer un suivi des maladies émergentes dans les pays en développement, et de Joel Gurin, auteur du site Open Data Now (a) et chef de file du projet Open Data 500 (a) basé à l'université de New York. 

Agir pour le climat maintenant, grâce à des solutions évolutives

Rachel Kyte's picture

Au Viet Nam, Hai Huynh Van travaille avec des centres de recherche agronomique internationaux, dont des membres du consortium CGIAR, pour tester des variétés de riz résistant aux sécheresses et aux inondations. G.Smith/CIATÉlévation du niveau de la mer, amenuisement des stocks de poissons, insécurité alimentaire ou dépérissement des forêts sous l’effet du réchauffement : le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dresse un bilan des risques accrus liés au changement climatique et propose un tableau complexe de l’avenir qui nous attend. Comme le dit si bien Fred Pearce, nous devons nous « préparer au pire » (a), car personne ne sera épargné et les vulnérabilités existantes seront exacerbées.

Par-delà les manifestations de rue : renforcer la responsabilisation sociale dans le monde arabe

Line Zouhour's picture
Jeune homme libyen

Dans le maelström qui s’est emparé du Moyen-Orient, lors du Printemps arabe, figurait l’exigence d’un État plus transparent, équitable et responsable. Depuis ces soulèvements, les experts qui réfléchissent à la transition démocratique se heurtent aux questions suivantes : comment systématiser la culture de responsabilisation et de gouvernance démocratique ? Comment « institutionnaliser » le dynamisme de ces mobilisations populaires et en faire un pouvoir capable de contrôler les gouvernants ?

Nouvelles technologies, nouveaux temps de travail : vers une stratégie de création d’emplois dans le monde arabe

Kara Schoeffling's picture
 Arne Hoel

Ce n’est un secret pour personne : le taux de chômage des jeunes dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) est le plus élevé du monde, soit près de 30 % selon l’Organisation internationale du travail. Plus d’un jeune sur quatre est privé des moyens qui lui permettraient de prospérer sur le plan économique, les diplômes n’offrant malheureusement aucune garantie d’emploi. En dépit de ces sombres perspectives, une récente étude commandée par le géant des télécommunications qatari, Orredoo, laisse entendre que les jeunes gardent l’espoir d’un avenir radieux, espoir largement nourri par les innovations du XXIe siècle. L’enjeu est d’innover sur le plan technologique et de modifier notre façon de penser le travail afin de motiver les jeunes de la région MENA.

Éthiopie : la technologie au service du climat

Michael Ehst's picture



Le nouveau Centre éthiopien d’innovation pour le climat (CIC) est inauguré cette semaine, avec l’appui de la Banque mondiale. Ce centre, qui fait partie d’un réseau mondial placé sous l’égide du programme technologie et climat d’InfoDev, est destiné à soutenir les initiatives locales pour répondre aux enjeux climatiques, en leur fournissant un encadrement, des financements, un accès au marché et des orientations stratégiques.

Jeunesse : un « agenda » mondial au-delà de l’emploi

Gloria La Cava's picture
 Arne Hoel

Alors que la communauté internationale définit le programme de développement pour l’après-2015, l’exclusion de la jeunesse s’impose comme un problème de taille. Les jeunes n’ont jamais été si nombreux et, depuis 2011, leur désillusion nourrit des mouvements de protestation contre le statu quo au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), mais aussi en Europe et en Amérique latine. La contestation populaire ne porte pas que sur l’emploi : elle remet en cause l’ordre établi, exige que l’avis des principaux intéressés soit pris en compte s’agissant de politiques qui concernent l’avenir de la jeunesse, et appelle à la justice, la liberté et la dignité.

Le capitalisme de « copinage » est aujourd’hui l’enjeu principal du développement de la Tunisie

Bob Rijkers's picture
 Arne Hoel

L’édition du magazine The Economist de la semaine dernière était consacrée au capitalisme de copinage. Des puissants magnats du pétrole aux États-Unis dans les années 1920 aux oligarques russes et ukrainiens d’aujourd’hui, l’histoire montre que les intérêts particuliers ont toujours été un sujet de préoccupation majeure, partout dans le monde. L’Afrique du Nord n’y échappe pas. Les fortunes amassées par les amis et les proches de l’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et de l’ancien raïs égyptien Hosni Moubarak étaient si obscènes qu’elles ont contribué au déclenchement des révoltes du Printemps arabe, les manifestants exigeant la fin de la corruption des élites.

Améliorer la surveillance épidémiologique dans la région des Grands Lacs et propager la paix

Kavita Watsa's picture



À l’ombre d’un imposant volcan, sur la rive nord du lac Kivu, Gisenyi et Goma se font face, de part et d’autre de la frontière qui sépare le Rwanda de la RDC. Chaque matin, les deux villes s’animent au rythme des marchands qui franchissent, en un flux ininterrompu, le poste frontière, matérialisé par de hauts panneaux. Les uns charrient d’énormes régimes de bananes vertes, les autres des piles de chaises en plastique, car tout se vend. Certains traversent aussi la frontière pour aller travailler de l’autre côté. Toutes ces allées-venues accroissent le risque de propagation des maladies.


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