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avril 2014

Le développement du secteur privé, un levier de croissance pour le Maroc

Joumana Cobein's picture
Vendeur dans son magasin -  Arne Hoel

Comme pour la majorité des pays de la région Moyen-Orient  et Afrique du Nord (MENA), la bonne santé de l’économie marocaine repose encore bien souvent sur l’activité du secteur public. Les prévisions actuelles s’accordant autour d’un taux proche de 3% pour 2014 (après avoir atteint 5% de croissance annuelle en 2011), le secteur public marocain a bel et bien besoin de soutien.

Acteurs publics, acteurs privés et organisations internationales, tous appellent à une révolution des données

Derek Fromson's picture

Comment faire pour que, par défaut, toutes les données publiques soient libres d’accès ? Pour que, dans les pays en développement, les autorités se rapprochent des acteurs privés afin de trouver de nouvelles sources de données à exploiter ? Pour que, au niveau des organisations publiques et privées, l’effort porte sur une amélioration de la collecte des données, en particulier dans les pays en développement ?

Lorsque les chiffres parlent

Gael Raballand's picture

Les mythes du commerce informel dans les pays en développement

Commuters at the Wynberg Taxi rank in Cape Town on their way home. Par définition, le commerce informel est difficile à mesurer car même si tout le monde l’a vu, il n’apparaît pas dans les statistiques officielles.  Ainsi,  les estimations sont souvent difficiles à mener et souvent assez coûteuses car demandent de recouper de nombreuses informations (données douanières, données d’enquêtes aux frontières, statistiques économiques et sociales locales, interviews des acteurs et parties prenantes dans les secteurs concernés).

Mais ceci semble porter ses fruits : à mesure que la production d’informations et de données avancent, certaines affirmations fondées sur des rumeurs voire des croyances sont contredites par la réalité des chiffres. C’est d’autant plus intéressant que les mêmes phénomènes et caractéristiques du commerce informel se retrouvent, que ce soit en Asie centrale, Afrique sub-saharienne et Afrique du nord.

Apprendre à gérer l'imprévu : je me fixe un objectif, si je le manque, je persévère.

Jim Yong Kim's picture



Je crois fondamentalement aux vertus de cibles ambitieuses pour inciter la société civile et les pouvoirs publics à se mobiliser face à des enjeux essentiels. En 2003 — je travaillais alors à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) — nous avons lancé l’initiative « 3 millions d’ici 2005 » qui visait à fournir un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes dans les pays en développement à l’horizon 2005

Lorsque nous avons dévoilé cet objectif, la communauté mondiale de la santé en était encore à s’interroger sur la faisabilité d’un traitement contre le sida pour les pays pauvres. Certains y voyaient un rêve irréalisable et refusaient de donner aux gens de faux espoirs. 

À ceux-là, je rétorquais que nous ne sous-estimions pas la difficulté de la tâche mais que nous devions avoir un objectif quantifiable et défini dans le temps pour modifier radicalement la manière d’appréhender l’épidémie de sida dans les pays en développement. De fait, cette cible des 3 millions a contribué à nous faire évoluer : au lieu de ruminer sur son bien-fondé, nous avons concentré nos efforts sur les moyens d’action.

Les économistes, des machines à chiffres mais aussi des producteurs de sens

Michelle Pabalan's picture

Je m’adresse ici à tous ceux qui, comme moi, sont fâchés avec les chiffres.
 
Quand, avant d’entrer à l’université, mes parents m’ont demandé ce que je comptais étudier, j’ai répondu « tout sauf des maths ». Et même après mon premier cycle, j’ai bien pris soin d’éviter cette matière le plus possible. Or, comble de l’ironie, je travaille aujourd’hui pour le Groupe de la Banque mondiale, où les chiffres sont la langue reine. Mais j’ai une bonne nouvelle, qui ne réjouira pas seulement les débutants dont je fais partie : les chiffres peuvent être passionnants, éclairants voire amusants… 

« Mon chiffre préféré » est une série de vidéos sur YouTube qui montre comment les chiffres ouvrent des portes sur le développement et sur l’humain. Des économistes du Groupe de la Banque mondiale y livrent des témoignages brillants (et non dénués d’humour) sur le chiffre qu’ils chérissent, réaffirmant ainsi de manière originale la fonction indispensable des chiffres dans la vie quotidienne. Ce que nous disent ces vidéos, c’est que les économistes ne s’intéressent pas seulement aux chiffres en soi et qu’ils peuvent éclairer les questions qui agitent le monde en y apportant toute leur passion et leur point de vue personnel. 

Des jeunes passionnés par les questions politiques ? Ils sont plus nombreux que vous ne le croyez...

Liviane Urquiza's picture

« Faire de la politique », ça n'est pas seulement s'asseoir derrière un bureau, écrire des rapports et discuter avec des bureaucrates. Il s'agit avant tout d'essayer de faire progresser les choses, de générer des changements positifs et concrets pour l’ensemble de la société.

Le mois dernier, la Banque mondiale a invité sept jeunes professionnels d'Afrique et d'Amérique latine (des leaders dans leurs secteurs d'activité respectifs) à participer à l'édition 2014 du Sommet des jeunes professionnels (YPS) à Bruxelles. Cet événement, organisé par le German Marshall Fund of the United States (GMF), a pour objectif de donner une opportunité à la « nouvelle génération de leaders » de rencontrer des personnalités influentes et des décideurs de premier plan afin d'apprendre de leur expérience.

Sommet des jeunes professionnels 2014 - Organisé à Bruxelles par le German Marshall Fund of the United States
Les 7 invités de la Banque mondiale en compagnie des membres de l'équipe de Bruxelles.

Les pauvres, la Banque mondiale et les objectifs de développement pour l’après-2015

José Cuesta's picture


Comme un air de changement

 
Voici 15 ans, la communauté internationale se fixait pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté – adoptant à cet effet les objectifs du Millénaire pour le développement pratiquement à huis clos et pendant les fêtes de fin d’année.... Quelques années plus tard, la Banque mondiale publiait ses lignes directrices pour les stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays pauvres très endettés. Là aussi, les décisions étaient prises à Washington en comité restreint.
 
Heureusement, les choses ont changé depuis.

Protéger les éléphants contre le braconnage, un impératif plus vital qu’il n’y paraît

Julian Lee's picture

Protéger les éléphants contre le braconnage. Blog de la Banque mondialeParce que l’ivoire de leurs défenses représente une véritable fortune, les éléphants ont toujours été victimes du braconnage. Mais ce phénomène prend depuis peu une ampleur sans précédent – surtout dans les forêts d’Afrique centrale. On estime à 200 000 – et il s'agit de la fourchette basse – le nombre d’éléphants de forêt abattus depuis 2002 – soit 65 % de l’espèce. Le Gabon et la République démocratique du Congo (RDC) constituent le terrain de chasse favori des braconniers.

Pourquoi s’intéresser au sort de ces pachydermes ? En cette Journée de la Terre, la question paraît particulièrement bienvenue. L’être humain peut certes éprouver une sorte de fascination pour ces animaux charismatiques mais est-il directement impacté par son extinction ? Et bien, oui. La complexité des dynamiques à l’œuvre au sein des écosystèmes signifie que la disparition d’une espèce, quelle qu’elle soit, a des répercussions bien au-delà des individus qui la composent. Les effets peuvent en être divers et profonds et toucher d’autres espèces animales et végétales. Ils peuvent également modifier les systèmes d’alimentation en eau, les moyens de subsistance de populations entières et même, plus marginalement, le climat.

Sortir les loups de la bergerie – Lutter contre le capitalisme clientéliste

Jean Pierre Brun's picture


Qu'est-ce qui se passe lorsque le loup prend contrôle de la bergerie? Ou pour le dire plus clairement, qu’est-il possible de faire quand ceux qui sont censés diriger l'économie d'un pays font d’elle leur propre entreprise personnelle, en particulier lorsque ce type d’appropriation est effectué par le biais de normes juridiques et de règlements légaux dans la forme - mais de facto illégitimes? 

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