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août 2014

Inclusion financière : des chiffres chocs révèlent le potentiel des paiements électroniques

Leora Klapper's picture
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J’ai eu le privilège d’effectuer cette année un certain nombre de déplacements avec la société Gallup Inc. pour mettre à jour la base de données Findex sur l’inclusion financière. L’idée était de tester la version élargie de notre questionnaire. Nous sommes allés à la rencontre des habitants de divers pays, pour recueillir des informations sur leurs modes d’épargne, d’emprunt, de paiement et de gestion des risques.
 
Comme cette famille d’un bidonville de Calcutta, dont l’abri de fortune accueille trois générations. La paie que touche le père, chauffeur, lui est directement versée sur un compte en banque ouvert par son employeur. Très fier, il nous a expliqué comment, chaque mois, il laisse un peu d’argent sur ce compte, car il est convaincu que c’est un moyen sûr d’épargner pour l’éducation de ses enfants.

Montée des déficits budgétaires et faiblesse de l’environnement des affaires : un défi brûlant dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Lili Mottaghi's picture


Sept pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — Égypte, Iran, Jordanie, Liban, Libye, Tunisie et Yémen — sont confrontés à des difficultés économiques similaires : i) une croissance instable qui reste bien en-deçà de son potentiel ; ii) des marges de manœuvre budgétaire étroites du fait de la hausse des déficits et de la dette publique ainsi que du recul des réserves de change, ces facteurs contribuant à réduire l’épargne disponible pour l’investissement public et privé ; et iii) un secteur privé peu développé et loin de pouvoir devenir un moteur de croissance et de création d’emplois. 

L’histoire d’une école publique dans les Territoires palestiniens : travailler ensemble envers et contre tout

Jumana Alaref's picture

Quel est donc le secret de Mme Abla ? Comment une chef d’établissement a-t-elle réussi à mobiliser enseignants et parents pour les amener à former ensemble un noyau harmonieux voué à un objectif commun : offrir aux élèves la meilleure éducation possible ? 

Des solutions efficaces pour permettre aux adolescentes de prendre leur destin en main

Bassam Sebti's picture
 Dana Smillie / World Bank

La scène se déroule au Yémen. Lorsqu’elle est rentrée de l’école ce jour-là, Laila était loin d’imaginer la surprise que lui réservait son père : un mari, de surcroît bien plus âgé qu’elle.

Les défis liés au chômage dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord expliqués en trois graphiques

Lili Mottaghi's picture

En Égypte, en Iran, en Jordanie, au Liban, en Libye, en Tunisie et au Yémen (sept pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord), le chômage reste obstinément élevé chez les jeunes (15-24 ans) : il représente en moyenne 22 % chez les hommes et 39 % chez les femmes des sept pays de la MENA (graphique 1). À titre d’illustration, certaines estimations montrent que le chômage des jeunes peut atteindre 40 % en Tunisie et bien plus dans les gouvernorats de l’arrière-pays.

Réforme de l’éducation : ce que l’expérience de dix écoles de Jordanie peut apporter à la communauté internationale

Manal Quota's picture


Le village jordanien de Yarqa, dans le gouvernorat d’Al-Salt, abrite l’école de Zeid Bin Haritha. Comme des dizaines d’autres, celle-ci se caractérise par ses salles de classe petites, surchargées et équipées de mobilier vétuste et branlant et ses enseignants passablement surmenés. Attention, ces remarques ne visent en aucun cas à tracer un tableau, hélas assez banal, d’écoles sous-équipées et d’élèves peu performants. Bien au contraire.

Rompre le cycle de politiques inadéquates et de croissance médiocre : un impératif pour sept pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

Lili Mottaghi's picture


L’Égypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Tunisie et le Yémen vont-ils pouvoir accélérer le rythme des réformes structurelles indispensables à la reprise économique ? Oui et non… Dans son nouveau rapport, intitulé Predictions, Perceptions and Economic Reality - Challenges of Seven Middle East and North Africa Countries Described in 14 Charts, la Banque mondiale constate que la croissance reste faible et ne produit pas suffisamment d’emplois, même si certains signes récents laissent entrevoir une amélioration de la conjoncture en Égypte et en Tunisie.

Progression des Objectifs du Millénaire pour le développement

Mahmoud Moheildin's picture
Progress in the Millennium
La campagne « #QuellesSolutions » a permis aux citoyens du monde entier
​de partager leurs idées en vue de mettre fin à la pauvreté.
​© Simone D. McCourtie/Banque mondiale

En septembre 2000, les dirigeants mondiaux se sont engagés en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Jusqu’alors, nous étions peu à oser imaginer que la réalisation de tels objectifs (ex: éliminer l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous ou réduire la mortalité maternelle...) serait possible. Aujourd’hui, à 500 jours de l’échéance (fin 2015), les OMD sont moins une vue de l’esprit qu’un défi à portée de main pour de nombreux pays.

La technologie – un outil contre la corruption

Jim Yong Kim's picture

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et le président des Philippines, Benigno S. Aquino III, le 15 juillet 2014. © Dominic Chavez/Banque mondiale

On ne saurait trop insister sur l’importance de la bonne gouvernance à l’échelle de la planète. Sans elle, de nombreux gouvernements sont incapables d’assurer des services publics de qualité, l’offre d’éducation et de santé laisse souvent à désirer et la corruption fait des ravages, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, en bridant la croissance et en réduisant les perspectives. Nous ne parviendrons pas à réduire l’extrême pauvreté – sans parler de l’éradiquer définitivement – sans résoudre ce problème.

Le chômage des jeunes, région par région

Leila Rafei's picture

La célébration de la Journée internationale de la jeunesse, dans quelques jours, me plonge dans un certain nombre de réflexions, liées notamment aux difficultés que rencontrent les jeunes dans le monde. S’il est un problème quasi universel, c’est bien celui du chômage des jeunes – qui reste plus de deux fois supérieur à celui de la population générale.
 
Or, chacun sait que la pression démographique, en particulier dans les pays en développement, rajeunit la pyramide des âges. Comment cela se traduit-il, concrètement, pour les millions de jeunes qui accèdent chaque année au marché du travail ?

Quand on parle du « chômage des jeunes », on vise les individus âgés de 15 à 24 ans qui n’exercent aucune activité alors qu’ils sont disponibles et qui ont été en recherche d’emploi dans un passé récent. Je m’appuie, plus bas, sur des données tirées des Indicateurs du développement dans le monde. Ces chiffres sont produits à l’origine par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui établit ses propres estimations et effectue un travail d’harmonisation pour débusquer les incohérences au niveau des sources de données, des définitions et des méthodologies. Ils peuvent donc différer des publications officielles des bureaux nationaux de la statistique.
 
L’Asie, championne du monde de l’emploi des jeunes

En 20 ans, le taux régional de chômage des jeunes n’a guère évolué. L’Asie du Sud comme l’Asie de l’Est et le Pacifique affichent les meilleures performances, avec un taux proche des 10 % sur toute la période. L’inverse prévaut dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), qui détiennent le record du chômage des jeunes depuis les années 1990 : en 2012, la région affichait un taux de 27 %. Mais c’est en Europe et en Asie centrale que la progression du chômage des jeunes a été la plus forte, après des années de recul, puisqu’il a franchi la barre des 20 % depuis la crise financière de 2008.

Chart 1

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