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septembre 2015

Beaucoup de bruit pour rien ? L’impact économique des « invasions » de réfugiés

Massimiliano Calì's picture
Stranded Refugees and Migrants camp in Hungary - Spectral-Design l Shuterstock.com

Ceux qui, au sein de l’Union européenne (UE), pensent que l’« invasion de réfugiés » actuelle dans l’UE devient rapidement intenable sur le plan économique devraient songer à ce que vivent les voisins de la Syrie et y réfléchir à deux fois.

Passer des milliards aux milliers de milliards : le financement des objectifs de développement mondiaux

Gavin E.R. Wilson's picture
Le projet Penonomé au Panama sera le plus grand parc éolien  d'Amérique centrale. @Penonomé


​Demain matin, le pape François donnera le coup d’envoi de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux Objectifs de développement durable (ODD). Au terme de cette journée, les dirigeants de la planète auront adopté les 17 objectifs. C’est un grand moment, et il faut le célébrer, mais les choses sérieuses commencent lundi matin. Alors, on ne se demandera plus ce qu’il faut faire mais comment le faire.
 
Les 16 premiers objectifs couvent un large éventail de besoins de développement essentiels. Ils ont pour point de départ les objectifs du Millénaire pour le développement qui guident les efforts internationaux depuis 2000. Le dernier ODD se distingue des autres ODD. En effet, au lieu d’exposer ce à quoi nous voulons parvenir, il s’intéresse à la manière dont nous parviendrons à ces objectifs. Il se concentre sur les moyens de leur mise en œuvre.

L’aide juridique contribue-t-elle à réduire la pauvreté ?

Paul Prettitore's picture
Jeunes enfants égyptiens entrain de jouer l  Emad Abd El Hady l World Bank

La semaine dernière, j’ai assisté à une conférence rassemblant des prestataires d’aide juridique du monde entier. Ce groupe relativement informel est composé de représentants de pays majoritairement riches auxquels se joint peu à peu un nombre croissant de participants issus de pays en développement. L’aide juridique recouvre plusieurs types de services : des services d’information et de sensibilisation, des consultations juridiques dans le cadre de démarches individuelles ou collectives et, enfin, la représentation par un avocat (ce que l’on appelle plus précisément l’aide juridictionnelle). Ces prestations sont généralement fournies à titre gratuit aux populations pauvres et vulnérables, afin qu’elles puissent mieux comprendre leurs droits et les faire valoir, et accéder plus facilement aux services judiciaires officiels (tribunaux et autres instances de résolution des litiges, avocats).

Une semaine pour constituer un leadership climatique à tous les niveaux

Meerim Shakirova's picture



C’est actuellement la Semaine du climat à New York (a). Cet événement phare jette les bases d’un leadership fort en faveur d’un avenir sans carbone mais aussi d’un mouvement social mondial appelant à une intensification de l’action face au changement climatique. Pouvoirs publics, grands investisseurs, innovateurs et faiseurs d’opinion : la « Climate Week » est l’occasion pour des leaders de tous horizons de présenter leurs initiatives et de prouver que les gouvernements et les entreprises peuvent, ensemble, bâtir des économies solides en recourant à des technologies bas carbone et à des énergies propres. Elle montrera comment, en se mobilisant et en apportant des solutions profondes dans tous les secteurs, il est possible de se placer sur une trajectoire respectueuse de l’environnement et de la société, mais également bénéfique pour l’économie.

Alors que la communauté internationale s’apprête à adopter ses nouveaux Objectifs de développement durable (ODD), la vocation de ce grand forum est de susciter un puissant élan de mobilisation et d’inspirer une action climatique ambitieuse. Il s’agit de faire comprendre aux décideurs qu’une masse écrasante de personnes réclame la signature d’un accord mondial sur le climat lors de la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre. Et, à l’occasion des discussions des Nations Unies sur les ODD, de faire la preuve des forces de l’action climatique à tous les niveaux.

La bonne gouvernance : les peuples au cœur des Objectifs de développement durable

Sri Mulyani Indrawati's picture

 Simone D. McCourtie / World Bank

En 1996, lorsque Jim Wolfensohn (a) présidait le Groupe de la Banque mondiale, il a déclaré qu’il fallait combattre le « cancer de la corruption » de la même manière que nous combattons la pauvreté, la faim et la maladie. S’il existait certes de nouvelles recherches montrant que des institutions publiques faibles mais aussi des politiques économiques malavisées font le lit de la corruption, nombreux étaient ceux qui pensaient que la corruption relève non pas de l’économie mais de la politique, et qu’il vaut mieux laisser le soin de régler cette question aux pouvoirs publics qu’aux spécialistes du développement. 
 

L’action climatique n’impose pas de sacrifier l’économie

Rachel Kyte's picture

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Récolte de riz dans un village Thai à Mai Chau, province de Hoa Binh, nord du Vietnam

Il y a plus de deux décennies, les pays du monde se sont entendus sur la nécessité de faire face au changement climatique.
 
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée en 1992. Elle a donné naissance à divers forums de négociation destinés à éviter les conséquences catastrophiques du réchauffement de la planète, qui est essentiellement imputable nos sociétés et à la pollution qu’elles génèrent.
 
Certes, des progrès ont été accomplis depuis, mais il reste encore tant à faire. La sécheresse, les inondations et les cyclones qui semblent déjà faire partie du quotidien ne sont en réalité que des signaux d’alerte sur ce qui nous attend. Si l’on veut empêcher que la situation ne devienne encore plus grave, il faut réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre, ce qui exige d’agir sans délai et avec la plus grande vigueur.
 
Les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD), qui sont le fruit d’un incroyable processus de consultation au niveau planétaire, montrent le chemin à suivre pour promouvoir une croissance stable qui mettra fin à la pauvreté et dont chacun bénéficiera, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, dans un monde transformé par le changement climatique.

Océans : il est temps d’inverser le courant

Paula Caballero's picture
Zanizbar, Tanzania. Photo by Sonu Jani / World Bank

Cette semaine, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, les océans recevront l’attention qu’ils méritent depuis longtemps mais qu’ils n’ont pas toujours reçue. En effet, le 14e Objectif de développement durable spécifie qu’il faut « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».
 
C’est la première fois que la communauté internationale inclut les océans dans son programme de développement, et cette évolution témoigne de la vision ambitieuse et holistique que les pays sont en train d’adopter pour remédier aux problèmes et trouver des solutions. Avec les Objectifs de développement durable (ODD), ils expriment leur volonté d’un avenir dans lequel la gouvernance de la nature permettra de dynamiser l’économie, accroître le bien-être et préserver les moyens de subsistance, à Washington comme à Nairobi, sur terre comme dans les mers.  
 
Il y a quinze ans, les pays se sont rassemblés à l’ONU pour définir un ensemble sans précédent d’objectifs, les objectifs du Millénaire pour le développement. Depuis, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été réduit de plus de moitié. Mais les océans ne faisaient pas partie de ces objectifs. À présent, nous avons cette chance de pouvoir traiter cet enjeu au niveau mondial et d’œuvrer à la restauration de la santé des océans, tout en favorisant ainsi la solidité des économies et la prospérité des communautés.
 
Il est grand temps. 
 

Comment éviter la déscolarisation des adolescentes ? Une série en trois parties

Berk Ozler's picture
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Dans le cadre de travaux que nous menons en Zambie et au Malawi, on m’a demandé de compiler un résumé des interventions qui permettent d’améliorer la scolarisation des adolescentes. J’ai pensé qu’il pourrait être utile de le publier ici et comme cette note de synthèse fera in fine plus de 2 500 mots, j’ai décidé de la publier en trois parties. Voici la première, qui s’intéresse à l’amélioration de la rentabilité de l’éducation pour les femmes.

Les disparités entre garçons et filles dans le primaire ont disparu dans presque tous les pays. Dans le secondaire, les écarts se comblent rapidement et la situation s’est même inversée dans de nombreux pays, en particulier en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie de l’Est, et ce sont maintenant les garçons et les jeunes hommes qui affichent des taux de scolarisation moins élevés. Cependant, malgré les progrès accomplis de manière générale, les taux de scolarisation primaire et secondaire des filles restent bien inférieurs à ceux des garçons dans les populations défavorisées de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie du Sud (Banque mondiale, 2012). L’une des idées-forces du Rapport sur le développement dans le monde : Égalité des genres et développement est que l’essentiel de ces progrès ont été possibles lorsque la levée d’un seul obstacle a suffi à réaliser de grandes avancées. On y est parvenu dans trois domaines : premièrement, l’amélioration de la rentabilité de l’éducation pour les femmes, deuxièmement, la levée des obstacles institutionnels et, troisièmement, l’accroissement du revenu des ménages. Dans cette note de synthèse, nous résumons les données existantes dans ces trois domaines et en tirons des conclusions pour la politique publique.

Mesurer la pauvreté dans un monde en mutation rapide

Kaushik Basu's picture

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Le Groupe de la Banque mondiale s’est fixé pour objectif de ramener la proportion des personnes vivant dans l’extrême pauvreté à moins de 3 % de la population du globe à l’horizon 2030. Dans les jours qui viennent, la communauté internationale se mobilisera, elle aussi, autour cet objectif, à l’heure où nous nous apprêtons tous à adopter les nouveaux Objectifs de développement durable à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Dans quelques semaines, la Banque mondiale rendra public un nouveau seuil de pauvreté international, actualisé, qui permettra de suivre les avancées en direction de cet objectif. Grâce à cet indicateur, qui tient compte de l’évolution du coût de la vie, nous pourrons cartographier plus précisément la répartition des personnes vivant dans l’extrême pauvreté sur la planète. L’enjeu est d’étendre à ces personnes l’accès aux services essentiels (éducation, santé, eau, assainissement, etc.) et d’améliorer ainsi considérablement leurs conditions de vie.

Comment avons-nous procédé ?

Envois de fonds des migrants : une aide aux familles mais aussi un grand coup de pouce aux petites entreprises

Marek Hanusch's picture
L'année dernière, les fonds envoyés par les migrants dans leur pays d'origine ont détrôné les investissements directs étrangers au premier rang des sources de capitaux extérieurs à destination des pays en développement. Ils se sont élevés à plus de 435 milliards de dollars en 2014, et ils devraient dépasser les 460 milliards d'ici la fin 2015. 
 
Nous savons que ces transferts d’argent servent à couvrir les besoins des familles restées au pays : nourriture, vêtements, frais de scolarité, honoraires de médecin, travaux de construction et de réparation, achat d'un véhicule ou d'un autre bien durable, sans oublier le remboursement des sommes avancées au moment du départ du migrant. 
Toutefois, dans certaines circonstances, les envois de fonds des migrants ne servent pas tant à financer la consommation des ménages qu'à soutenir des petites entreprises...

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