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février 2016

Fragilités, conflits et catastrophes naturelles : une approche intégrée de la résilience ?

Francis Ghesquiere's picture
Un agent de l’Union européenne évalue les dommages subis par un immeuble d’habitation en Ukraine. Crédit photographique : Union européenne

Le constat est simple mais capital : les guerres et les catastrophes naturelles sont liées, et il est indispensable d’analyser la nature de ces liens si l’on veut améliorer le sort de millions de personnes à travers le monde.

On a assisté ces dernières décennies à une aggravation alarmante de l’impact des catastrophes naturelles, qui s’explique notamment par la croissance démographique, l’urbanisation et le changement climatique. Ces catastrophes coûtent de plus en plus cher : on estime que les pertes économiques qui en découlent atteignent aujourd’hui entre 150 et 200 milliards de dollars chaque année, contre 50 milliards dans les années 80. Mais il existe une autre donnée importante : plus de la moitié des personnes touchées par des catastrophes naturelles vivaient dans des États fragiles ou en situation de conflit.

Les dirigeants sauront-ils protéger les pauvres des menaces qui s’accumulent sur leurs pays ?

Sri Mulyani Indrawati's picture
© Ashraf Saad Allah AL-Saeed / World Bank


Les responsables publics ne doivent guère avoir le loisir de se reposer ces temps-ci. Forte instabilité des marchés boursiers chinois et mondiaux, effondrement des cours des matières premières et préoccupations croissantes sur le front de la sécurité : tous ces éléments risquent de peser gravement sur la santé de l’économie mondiale en 2016, et d’entraîner de nombreuses difficultés sur le plan de la lutte contre la pauvreté.

Les infrastructures en Afrique : les avancées depuis cinq ans

Vivien Foster's picture

Publié en 2010, le rapport inaugural de la collection « Africa Development Forum » intitulé Infrastructures africaines : une transformation impérative, est le fruit d’un concours de circonstances inhabituel : rarement les donateurs auront mobilisé autant de fonds pour assurer la collecte de données primaires et la conduite de travaux analytiques sur les infrastructures ; rarement la direction de la Banque mondiale aura affecté autant de moyens humains sur autant d’années à l’étude de ces questions ; et rarement un projet visant à réunir des informations sur les infrastructures aura réuni un tel éventail de parties prenantes, y compris les grandes instances régionales d’Afrique. Le facteur déclenchant est à rechercher dans l’engagement politique pris au plus haut niveau en faveur des infrastructures en Afrique, à l’occasion du sommet du G8 de Gleneagles, en 2005, sur la base du rapport pour l’Afrique de la commission Blair.

Quand la croissance économique ne suffit pas?

Luc Christiaensen's picture

L’économie africaine a progressé à un rythme annuel de 4,5 % entre 1995 et 2013. Cette croissance économique alerte est allée de pair avec des avancées appréciables sur le plan du bien-être des populations : les Africains qui viennent aujourd’hui au monde vivront 6,2 ans de plus que les enfants nés en 2000 ; la prévalence de la malnutrition chronique chez les moins de cinq ans a reculé de six points de pourcentage ; et le nombre de décès dus à des violences politiques a fortement baissé, de 20 (à la fin des années 1990) à quatre par événement violent. De plus, l’émancipation des individus gagne du terrain, ce qui se traduit notamment par une participation accrue des femmes aux décisions du ménage.

Dans le même temps, deux adultes sur cinq sont toujours analphabètes, le compteur de l’espérance de vie est bloqué à 57 ans (dix ans de moins qu’en Asie du Sud) et la recrudescence des événements violents est manifeste depuis 2010. Le défi du développement humain reste donc considérable. D’autant que dans les pays riches en ressources, qui sont pour beaucoup dans cette renaissance de l’Afrique, les citoyens n’ont pas bénéficié d’une amélioration proportionnée de leur niveau d’éducation ou de santé, bien au contraire : les résultats présentés dans le dernier rapport de la Banque mondiale, Poverty in a Rising Africa, montrent que ces pays sont les moins performants quand il s’agit de convertir cette manne économique en gains de développement humain.

L’exode des réfugiés syriens vers l’Europe : la survie au bout du smartphone

Bassam Sebti's picture
© B. Sokol/UNHCR
Son smartphone est, pour Youssouf, son « bien le plus précieux ». Grâce à son portable, ce jeune réfugié peut appeler son père resté en Syrie. © B. Sokol/UNHCR


Si on étudie le contenu des sacs des réfugiés (a) qui prennent des bateaux au péril de leur vie pour rallier l’Europe, on trouvera des effets divers et variés, à l’exception d’un objet commun : un smartphone.

On a reproché à ces réfugiés de posséder un smartphone (a), mais ce que leurs détracteurs ne comprennent pas, c’est que ces appareils onéreux permettent aux réfugiés de fuir les guerres et les persécutions et qu’ils sont indispensables à leur survie en terre étrangère. Grâce à ces outils, ils peuvent également raconter leur épopée à la planète entière et relater ce qui constitue la plus grande crise de ce type depuis la Seconde Guerre mondiale (a).

Cet exode est le premier de l’ère du tout numérique et cet élément bouleverse les conditions mêmes de la fuite des réfugiés vers le continent européen. Les technologies employées par les réfugiés leur évitent bien des écueils et contribuent aussi à remettre en cause les stéréotypes à leur égard. Beaucoup de réfugiés syriens, iraquiens, afghans et d’ailleurs cheminant vers l’Europe ont montré, grâce à leur smartphone, que tous les réfugiés ne sont pas désargentés et qu’ils fuient parce qu’ils craignent pour leur vie.

Une émission de débat pour entretenir la flamme du dialogue entre Libyens

Christine Petré's picture


On ne sait jamais à quoi s’attendre avec l’émission Hiwar Mushtarak (débat croisé, en arabe). Ce programme vise à promouvoir des échanges ouverts sur les défis de la Libye et ses perspectives d’avenir, mêlant sur le plateau des Libyens de toutes sensibilités, comme des hommes politiques et des militants de la société civile. Le public est par ailleurs invité à prendre part aux débats, afin que la voix de citoyens ordinaires soit entendue.

Les problèmes juridiques des réfugiés

Paul Prettitore's picture
Refugees - Lukasz Z l Shutterstock

Comme d’autres groupes vulnérables, les réfugiés courent le risque de se heurter à des problèmes juridiques. Ces problèmes sont souvent directement liés au statut de déplacé, mais ils reflètent aussi des difficultés plus générales auxquelles les populations pauvres sont confrontées au plan de la famille et du droit civil et pénal. Plus le déplacement d’une personne se prolonge, plus les problèmes juridiques tendent à se multiplier, surtout ceux qui sont les moins directement liés aux déplacements de population. Or, ces problèmes commencent à mettre les institutions locales à rude épreuve. Selon le ministère de la Justice, le nombre de dossiers a augmenté de 84 % à Mafraq, de 77 % à Irbid et de 50 % à Amman, trois zones ayant accueilli un nombre considérable de réfugiés. 

Burkina Faso : le rôle clé de l’Open Data dans les premières élections depuis l’insurrection

Liz Carolan's picture
Cette page en : Anglais

La publication, en temps réel, des résultats du scrutin présidentiel au Burkina Faso a favorisé la confiance des électeurs dans le processus électoral.
 

Un vendeur de journaux à Ouagadougou, après l’élection de Roch Marc Kaboré à la tête du pays, le 3 décembre 2015. Crédit : Issouf Sanogo/AFP/Getty Images

La tenue d’élections démocratiques dans les États en transition n’est jamais simple. Faute d’expérience sur laquelle s’appuyer mais aussi par manque de moyens et de transparence, il arrive souvent que des rumeurs, des tensions et des troubles éclipsent le processus et jettent un doute sur la fiabilité des résultats.

Graphique : les populations autochtones sont davantage touchées par la pauvreté

Tariq Khokhar's picture


Les populations autochtones en Amérique latine représentent moins de 8% de la population, et pourtant elles représentent plus de 17% de la population vivant dans l'extrême pauvreté à l'échelle de la région. Ce chiffre s'explique en grande partie du fait d'une tendance persistante à l'exclusion sociale des minorités autochtones. En savoir plus (a) et télécharger le rapport "Indigenous Latin America in the twenty-first century" (a).


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