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avril 2016

Le pétrole bon marché peut être une bénédiction pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord

Shanta Devarajan's picture
AlexLMX l Shutterstock

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord cumule les extrêmes. Le chômage y est plus élevé que dans n’importe quelle autre région en développement, particulièrement chez les femmes et les jeunes, avec un taux deux fois supérieur à la moyenne. Ses économies font partie des moins diversifiées, puisque l’indice Herfindahl (qui mesure la concentration des exportations autour de quelques produits de base) va de 0,6 à 1 pour la plupart des pays. La région MENA affiche aussi l’un des plus forts taux de pannes de courant par mois. Le rapport entre masse salariale publique et privée est l’un des plus élevés du monde.  Enfin, la région bénéficiait, jusqu’à récemment, d’une croissance annuelle du PIB de 4 à 5 %, même si cette moyenne masque une trajectoire de croissance très irrégulière.

Michelle Obama, Bill Gates, l’économie mondiale et le changement climatique au menu du live des Réunions de printemps 2016

Donna Barne's picture

Michelle Obama et Bill Gates figurent parmi les personnalités de tout premier plan qui prendront part cette année au grand rendez-vous des dirigeants mondiaux du développement : les Réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale.

La situation de l’économie mondiale, le changement climatique, la crise des réfugiés ou encore la fracture numérique ne sont que quelques-uns des nombreux sujets qui animeront les débats à partir du 11 avril. Afin de vous permettre de suivre ces discussions auxquelles participeront un riche éventail de ministres, experts et dirigeants du secteur privé, 19 événements seront diffusés en ligne, en direct et en plusieurs langues.

Mercredi, ne ratez pas un événement spécial avec la Première dame des États-Unis consacré à l’éducation des filles. Nous enchaînerons ensuite avec la traditionnelle table ronde des économistes en chef de la Banque mondiale, pour un bilan de la situation de la croissance mondiale. La journée s’achèvera avec un débat co-organisé avec l’Organisation mondiale de la santé et sa directrice générale, Margaret Chan, dans le but de faire sortir de l’ombre le problème de la santé mentale.

Pour mettre fin à l'extrême pauvreté, il va falloir innover et penser autrement

Korina Lopez's picture
En Inde, les mauvaises conditions d’hygiène sont à l’origine de 1 décès sur 10. La solution ? Encourager chaque foyer à s’équiper d’un cabinet de toilettes et éduquer les citoyens à l’importance de l’hygiène. Le gouvernement a ainsi pris l’initiative d’une campagne insolite baptisée « pas de toilette, pas d’épouse ». Il s’agit de tirer parti d’une tendance de plus en plus en vogue dans le pays : les toilettes font désormais partie des biens apportés par le futur marié dans sa dot. La généralisation de lieux d’aisance salubres et sûrs conduira à un environnement plus propre, tout en améliorant la qualité de l’eau et l’état de santé général de la population. Et quand on est en bonne santé, on est plus à même d’étudier, et donc de réussir sa scolarité et, pour finir, de s’en sortir économiquement. #BienPlus que des toilettes, c’est le gage d’une bonne santé.











Les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir à mettre fin à la pauvreté sont bien connus : mauvaises conditions d’hygiène et problèmes d’assainissement, inégalités entre les sexes, difficultés d’accès aux soins médicaux, à l'éducation, aux services financiers... pour n’en citer que quelques-uns. On les connaît mais impossible de trouver une solution qui fonctionne pour toutes les populations, dans toutes les régions du monde. D'où la nécessité de solutions ingénieuses, répondant à des besoins spécifiques à l'aide des ressources disponibles. Et ces solutions se trouvent parfois là où on s'y attend le moins.https://www.youtube.com/watch?v=ps1cOsfS4sM

Quand sport et développement vont de pair

Makhtar Diop's picture
Cette page en : Anglais
Jeunes jouant au football en Namibie. Photo: © John Hogg/World Bank


Les gens me demandent souvent comment je suis devenu la personne que je suis. La plupart du temps, ma réponse les surprend. Je dois en partie ma carrière à mon amour du sport. Le sport faisait partie de mon quotidien lorsque j’étais enfant au Sénégal. Beaucoup ne jurent que par le football. Je pratiquais différents sports mais l’athlétisme et le karaté étaient mes deux passions. Les arts martiaux m’ont appris l’importance de la persévérance ; courir m’a donné la faculté de me concentrer. Mes entraîneurs étaient des éducateurs hors pair. En athlétisme, notre entraîneur Mansour Dia, trois fois finalistes aux Jeux olympiques, nous obligeait à avoir de bonnes notes pour faire partie de son équipe.  Mes coéquipiers ont tous réussi leur vie professionnelle : certains ont fait fortune sur Wall Street, d’autres ont fait carrière dans la politique, l’ingénierie ou la médecine. Quant à notre prof de karaté, sensei Fernand Nunes, il nous a inculqué le principe suivant : gagnez avec respect, perdez avec dignité.

Comment Madagascar s’emploie à lutter contre le fléau des retards de croissance et à améliorer le développement du jeune enfant

Jumana Qamruddin's picture
Des femmes et leurs enfants partagent un repas au centre de nutrition de Soanierana
(dans le nord-est de Madagascar) après un atelier de cuisine qui leur a montré comment
préparer une alimentation riche en nutriments.
Photo: Erick Rabemananoro

À Analamanga, des jeunes femmes attendent leur tour, leur bébé dans les bras, au centre du Programme national de nutrition communautaire (PNNC). Un agent de santé vérifie le poids et l’âge d’une petite fille de six mois et note minutieusement ces informations. Pour la plupart des nouvelles mères, c’est le poids de leur bébé qui détermine avant tout l’état de santé de l’enfant. Pourtant, la taille constitue le paramètre le plus important afin d’anticiper l’évolution de la croissance et de la santé des nourrissons.

La production de connaissances, un outil indispensable d’accompagnement des politiques publiques en Afrique

Françoise Rivière's picture



L’Agence Française de Développement et la Banque mondiale se sont associées afin de publier vingt ouvrages en cinq ans portant sur différentes dimensions du développement en Afrique. Mieux appréhender les défis agricoles ainsi que les enjeux démographiques, climatiques et environnementaux auxquels sont confrontés les pays africains, comprendre, afin de les améliorer, les modalités possibles de financement des infrastructures, des villes ou encore des filets sociaux destinés aux plus vulnérables, sont autant de sujets abordés dans la collection « L’Afrique en Développement ». Il s’agit de travaux de recherche approfondis, dont les résultats ont rappelé les spécificités du continent et la diversité des contextes. Au-delà, comment créer les conditions d’une recherche qui soit à la hauteur des enjeux et au service des politiques publiques ? Deux ingrédients nous semblent nécessaires : une production de données originales, et une recherche connectée au monde mais surtout ancrée dans la réalité africaine et tournée vers les politiques publiques.

Graphique : L’évolution des causes de décès dans les pays à faible revenu

Tariq Khokhar's picture


Remarque : les données sont issues des estimations de l’Organisation mondiale de la santé (a) et, comme indiqué dans la méthodologie (PDF) (a), en utilisant la classification des revenus de la Banque mondiale (a) en vigueur en 2014. 

Les principales causes de décès dans le monde évoluent et diffèrent entre pays riches et pays pauvres. Dans les pays à faible revenu, les décès liés à des maladies transmissibles comme le paludisme et le VIH/sida ont chuté, tandis que celles qui sont liées à des maladies non transmissibles comme les accidents vasculaires et le diabète sont à la hausse.

Si les explications de ce phénomène varient, mon collègue Patricio Marquez a récemment consacré un article à la hausse globale du nombre de personnes souffrant de surpoids ou de diabète (a). Il note qu’il ne s’agit pas que d’un problème de riches, ni du monde riche : près de 80 % des diabétiques sont aujourd’hui dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Des évolutions sociales expliquent ce changement : l’urbanisation transforme les régimes alimentaires et les manières de vivre, tandis que le vieillissement de la population se traduit par une détérioration naturelle de l’état de santé général qui fait augmenter les cas de diabète.

La visualisation interactive ci-dessous vous permet d’explorer ces données en profondeur :

Nouveau MOOC sur le climat : de la connaissance scientifique à l’action

James Close's picture
Disponible également en : English


La Banque mondiale a inauguré il y a deux ans une série de rapports phares consacrés au changement climatique. Cette collection, intitulée en anglais Turn Down the Heat (« Baissons la chaleur »), et le MOOC qui vient la compléter ont contribué à sensibiliser près de 39 000 décideurs ou simples citoyens de plus de 180 pays du monde entier à des questions importantes liées au climat.

Aujourd’hui, après l’adoption de l’accord de Paris lors de la COP21, nous nous apprêtons à lancer un nouveau cours en ligne ouvert à tous qui invite à passer « de la connaissance scientifique à l’action » (From Climate Science to Action – Turn Down the Heat Series [a]). Cette initiative est le fruit d’un partenariat avec l’Open Learning Campus (a), la plateforme d’apprentissage libre de la Banque mondiale qui offre un accès centralisé à tout ce qu’il faut savoir sur le développement. Ce cours interactif se concentre sur les conséquences spécifiques du changement climatique dans chaque région du monde et sur les opportunités d’action dans le contexte de l’accord de Paris, en s’attachant à mettre en évidence les difficultés mais aussi les perspectives liées à la concrétisation des contributions nationales soumises par chaque pays. 


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