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juillet 2017

La Malaisie lance la première obligation verte islamique

Faris Hadad-Zervos's picture
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Les obligations vertes islamiques constituent un grand pas en avant pour le financement de projets
d’infrastructure respectueux de l’environnement, par exemple des centrales solaires en Malaisie.

Photo : Aisyaqilumar/bigsto

Ce sont les pays en développement qui devraient souffrir le plus des effets du changement climatique. La hausse des températures, l’évolution des régimes pluviométriques, l’élévation du niveau des mers et l’augmentation de la fréquence des catastrophes liées à des événements climatiques font peser des menaces sur l’agriculture, l’alimentation et l’approvisionnement en eau. Les récents progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté, la faim et les maladies, ainsi que dans l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance, risquent d’être réduits à néant dans ces pays.
 
Les obligations vertes émises par la Banque mondiale aident à sensibiliser les investisseurs et la communauté financière aux mesures que peuvent prendre les pays en développement pour faire face au changement climatique. Forts de notre expérience et de notre position de leader en la matière, nous conseillons les pays qui cherchent à mettre en place un marché pour ces titres.
 
L’année dernière, le Groupe de la Banque mondiale, par le biais de son Centre pour le partage des connaissances et la recherche (a) à Kuala Lumpur, a rejoint un groupe de travail technique constitué avec la Bank Negara Malaysia et la Commission des valeurs mobilières de la Malaisie pour soutenir le Programme de financement vert du pays. Nous apportons notre expérience et notre expertise à ce programme qui est destiné à encourager les investissements dans des projets écologiques ou durables en créant un marché pour la finance verte islamique, dans un premier temps en Malaisie, puis dans l’ensemble des pays formant l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).

Un nouvel outil open source pour faciliter les plans d’électrification

Dimitris Mentis's picture
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Il est difficile de trouver la solution optimale pour accroître le taux d’électrification, en particulier dans les pays où les données sur l’énergie sont rares et non centralisées. Il faut entre 18 et 24 mois, au moins, pour élaborer la planification géographique nécessaire à la définition des stratégies et des investissements pour l’accès universel à l’électricité.

Un délai dont ne disposait pas l’équipe qui a travaillé, en décembre 2016, sur un plan d’électrification pour la Zambie. Il fallait y parvenir en six mois ou renoncer à une possibilité de financement, explique Jenny Hasselsten, une spécialiste de l’énergie à la Banque mondiale, sollicitée afin de contribuer à ce projet en collaboration avec les pouvoirs publics zambiens.

Les femmes et la finance : libérer de nouvelles sources de croissance économique

Ceyla Pazarbasioglu's picture


De l’accès aux services financiers de base aux salles de conseil, le renforcement du rôle des femmes dans la finance fait partie des leviers pour stimuler la croissance économique.

Partout dans le monde, les femmes et les hommes ont besoin de services financiers pour investir dans leur famille et leurs entreprises. Actuellement pourtant, 42 % des femmes, soit environ 1,1 milliard d’individus, sont exclues du système financier formel, puisqu’elles ne possèdent pas de compte en banque ou d’outils de base pour gérer leur argent.
 
Cet accès limité aux ressources financières pénalise les femmes qui veulent aller de l’avant mais freine aussi le développement de nombreux pays. Car les femmes tendent à investir davantage dans l’éducation, la santé et le bien-être de leurs enfants — des priorités qui rendent leurs familles plus solides mais consolident aussi durablement une société.

Cinq secteurs essentiels pour innover et accroître les investissements climato-intelligents

Alzbeta Klein's picture
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Les investisseurs le savent bien : si elles veulent être performantes, les entreprises des pays émergents ne peuvent plus faire fi des risques liés au changement climatique. Augmentation de la fréquence et de la gravité des événements climatiques, nouveaux cadres de réglementation, évolution des préférences des consommateurs : le changement climatique modifie en profondeur (a) l’activité économique. Les entreprises et les investisseurs sont de plus en plus à la recherche d’opportunités pour se constituer des portefeuilles climato-résilients.

Nous participons à la révolution alimentaire. Venez nous rejoindre !

Nataliey Bitature's picture
Musana Carts, un fabricant de chariots fonctionnant à l’énergie solaire, cherche à améliorer les conditions de vie des vendeurs ambulants dans les pays en développement.


En Afrique, les villes sont en plein essor : le taux de croissance urbaine est de 3,5 % par an depuis une vingtaine d’années, et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2050. Avec une telle expansion, la restauration de rue, ou plus communément la street food, va devenir l’un des éléments incontournables de l’alimentation en Afrique. Et le secteur formel ne pourra tout simplement pas à répondre à lui seul à la demande.
 
Même si les vendeurs de nourriture ambulants opèrent en toute illégalité et sont régulièrement chassés des marchés, la vente de rue est loin d’être un phénomène nouveau. Les ménages pauvres consacrent jusqu’à 40 % de leurs revenus à l’achat de ce type de nourriture.

Commerce illégal des espèces sauvages : faire appliquer la loi pour y mettre fin

Simon Robertson's picture
Partout dans le monde, les animaux sauvages vivent sous la menace d’être abattus ou capturés vivants. Les « marchandises » faunistiques — qu’il s’agisse d’une défense d’éléphant, d’une corne de rhinocéros ou d’oiseaux et de reptiles vivants — sont acheminées illégalement par des réseaux internationaux bien organisés qui les écoulent partout où des consommateurs sont prêts à débourser des sommes élevées pour les acquérir.

Au fil des ans, les experts ont chiffré ce commerce illicite, devenu une véritable industrie, à plusieurs milliards de dollars (PNUE INTERPOL 2016). Face à des perspectives de gains colossaux pour un risque de sanctions relativement faible, les groupes criminels organisés se sont engouffrés dans les brèches de la législation et profitent de la faiblesse des systèmes judiciaires et des capacités de répression. S’appuyant sur des stratagèmes sophistiqués, ils parviennent à s’adapter rapidement à l’évolution du contexte pour préserver leurs chaînes d’approvisionnement — et grâce à un réseau complexe de braconniers, d’exploitants forestiers illégaux, d’intermédiaires, de trafiquants, de transporteurs et de négociants, ils conservent une longueur d’avance sur les agents chargés de faire appliquer la loi. Mais ce trafic illicite ne se limite pas aux groupes organisés. Il résulte souvent d’une activité à petite échelle pour satisfaire des demandes locales ou des besoins personnels.

Ces activités criminelles entraînent des dommages irréparables pour les écosystèmes et menacent certaines espèces sauvages d’extinction.

Comment renforcer l’application de la loi sur le terrain face à ce commerce illégal des espèces sauvages ?​
 
Source : Secrétariat de la CITES

Améliorer les transports malgré le manque de données sur les risques climatiques et les risques de catastrophes

Frederico Pedroso's picture
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                      Photo: Beccacantpark/Flickr

Les acteurs du développement déplorent souvent l’absence de données de bonne qualité dans les régions exposées à des catastrophes naturelles, ce qui rend difficiles l’élaboration de modèles quantitatifs et les analyses détaillées permettant d’évaluer la faisabilité d’un projet.
 
Mais la situation est en train de changer : aujourd’hui, grâce au progrès technologique, les pouvoirs publics et les organisations de développement disposent de nouveaux moyens pour remédier à la pénurie de données. Au Belize, par exemple, la Banque mondiale et les autorités nationales ont conçu ensemble une approche innovante qui, en combinant créativité, expérience pratique et collecte de données stratégiques, permet d’investir dans une infrastructure routière climato-résiliente.
 
Au Belize, le sous-développement de l’infrastructure, surtout dans le secteur des transports, est l’un des principaux obstacles à l’atténuation des risques de catastrophes et à la croissance économique. Le réseau routier est particulièrement vulnérable car il est exposé à des aléas naturels (principalement à des risques d’inondation) et il n’existe pas de voies de circulation alternatives : si des routes sont coupées à la suite d’intempéries, la population ne peut plus se déplacer et toute l’économie du pays est gravement perturbée.

La téléphonie mobile peut favoriser la croissance des entreprises des pays en développement

David McKenzie's picture
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Depuis une dizaine d’années, je tente, dans la plupart de mes travaux de recherche, de répondre à la question suivante : pourquoi les petites entreprises des pays en développement, qui sont très nombreuses, ne parviennent pas à accroître leur activité et à embaucher ? Elles ont bénéficié d’aides, de prêts, de formations, d’incitations pour rejoindre le secteur formel et de subventions sur les salaires, mais ces interventions, qui peuvent faire progresser leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices, n’ont généralement pas permis leur expansion.

Le plus souvent, ces interventions partent du principe qu’il existe une demande suffisante et que, si les entreprises produisent davantage, ou mieux, elles pourront vendre. Ce raisonnement est probablement pertinent dans nombre de zones urbaines, mais pas dans les régions plus isolées, où le principal obstacle au développement des entreprises est sans doute l’étroitesse du marché. C’est l’explication avancée par Rob Jensen et Nolan Miller dans une nouvelle étude (a) très intéressante du secteur de la construction navale dans l’État du Kerala, en Inde. Ces deux auteurs montrent que l’introduction du téléphone portable a permis aux clients, les pêcheurs, d’obtenir davantage d’informations sur les constructeurs non locaux. Seules les entreprises produisant de la qualité ont pu développer leur activité et accroître leur part de marché. Les autres n’ont pas survécu.


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