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septembre 2017

Pour le Canada et la Banque mondiale, l’autonomisation des femmes est essentielle en vue de bâtir un monde meilleur pour tous

Marie-Claude Bibeau's picture
Une femme s’occupe des plantes dans une pépinière du Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale
Sri Lanka. © Lakshman Nadaraja/Banque mondiale

Changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, raréfaction de l’eau, insécurité alimentaire, déplacements de populations, conflits et violences, jamais le monde n’aura été confronté à des défis d’une telle ampleur. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes : ensemble, ils constituent en effet un terreau propice à leur renforcement. C’est pour y faire face que la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD), qui ouvrent la voie vers un monde plus inclusif, pacifique et prospère — en bref, un avenir meilleur.
 
Mais tant que nous laisserons de côté la moitié de la population mondiale, ces objectifs resteront illusoires.

Les gestionnaires de la dette peuvent-ils sauver le monde ?

M. Coskun Cangoz's picture
© Thinkstock
© Thinkstock

C’était il y a dix ans, juste avant la crise mondiale. Lehman Brothers ne s’était pas encore effondré, Fannie Mae et Freddie Mac n’avaient pas encore été mises sous tutelle. Les gestionnaires de la dette estimaient que les marchés étaient moins instables et que l’avenir était moins incertain. En Turquie, nous mettions en œuvre le programme de réforme d’après-crise.

Un jour, le professeur de mon fils de 13 ans m’a invité à parler de mon travail à ses élèves à l’occasion de la « journée des carrières professionnelles », qui vise à familiariser les enfants avec différents métiers. J’ai accepté l’invitation de l’enseignant, puis l’inquiétude a commencé à me gagner : le gestionnaire de la dette publique que je suis exerce effectivement un emploi « différent », mais pas nécessairement « passionnant ».  

Productivité de la main-d’œuvre et soft skills

Markus Goldstein's picture

On parle beaucoup des soft skills et de la façon dont ces compétences humaines et savoirs comportementaux pourraient faire augmenter la productivité et les revenus. C’est le sujet qu’ont choisi Achyuta Adhvaryu, Namrata Kala et Anant Nyshadham pour leur nouvelle étude consacrée au retour sur investissement de la formation aux soft skills pour des ouvrières d’usine en Inde. Ces auteurs présentent des arguments convaincants pour expliquer que les entreprises ont tout intérêt à proposer ce type de formations.
 
Plantons le décor : nous partons pour le sud de l’Inde, où les auteurs de l’étude se sont intéressés à la plus grande entreprise exportatrice de prêt-à-porter du pays. Les ouvrières, car ce sont exclusivement des femmes, travaillent sur des lignes de production qui comptent environ 70-100 personnes. Chaque ouvrière effectue une tâche bien définie, qui entre dans la fabrication d’un seul type de vêtement — l’article fournit une description précise de ce processus de production, qui pourrait bien changer le regard que vous portez sur votre garde-robe... En concertation avec l’entreprise, les auteurs ont choisi au hasard des lignes de production, puis des ouvrières, pour leur faire bénéficier d’une formation.
 
Les soft skills revêtent de nombreuses formes. De quoi s’agit-il ici ? Le programme, axé sur l’épanouissement personnel et professionnel, couvre divers sujets : gestion du temps, efficacité de la communication, résolution de problèmes et connaissances financières de base. Il se compose de 80 heures de cours, réparties sur 11 mois, prises à part égales sur le temps libre et sur le temps de travail de l’employée. 

L’apprentissage en crise : 9 graphiques extraits du Rapport sur le développement dans le monde 2018

Tariq Khokhar's picture

L’apprentissage traverse une crise. À l’intérieur des pays comme d’un pays à l’autre, l’éducation varie grandement en qualité et en quantité. Partout dans le monde, des centaines de millions d’enfants grandissent sans avoir acquis ne seraient-ce que les compétences nécessaires à la vie.
 
Le Rapport sur le développement dans le monde 2018 puise dans une diversité de disciplines allant de l’économie aux neurosciences pour étudier cette question et proposer des pistes d’amélioration aux pays. Vous pouvez consulter le rapport intégral ici. Entretemps, pour vous donner un aperçu de ce qu’il contient, vous trouverez ci-dessous quelques idées et graphiques qui m’ont paru les plus marquants à la lecture du rapport.

Chaque année de scolarité supplémentaire augmente le revenu de 8 à 10 %

Le rapport fournit plusieurs arguments pour établir la valeur de l’éducation. Lequel est le plus clair pour moi ? L’éducation est un moyen puissant d’accroître les revenus. Chaque année de scolarité supplémentaire augmente de 8 à 10 % le revenu des individus, particulièrement des femmes. Ce n’est pas seulement parce que des individus plus compétents et mieux connectés reçoivent plus d’éducation : des « essais réalisés en milieu naturel » dans une diversité de pays – notamment le Honduras, l’Indonésie, les Philippines, les États-Unis et le Royaume-Uni – attestent que la scolarisation favorise effectivement l’accroissement des revenus. Une éducation plus poussée est également liée à une existence plus longue et en meilleure santé, et a des effets positifs durables sur les individus et la société dans son ensemble.

La Taa Marbouta, le secret des Égyptiennes

Nahla Zeitoun's picture


L’année 2017 a été déclarée « année des femmes » en Égypte par le président de la République. À la suite de cette proclamation, le Conseil national des femmes a lancé une campagne de sensibilisation baptisée Taa Marbouta, afin de promouvoir l’émancipation sociale, politique et économique des femmes égyptiennes.

Optimiser la formation des petits entrepreneurs, ou comment la psychologie peut développer le sens de l’initiative

David McKenzie's picture



Gouvernements, institutions de microfinance, ONG ont dépensé des milliards de dollars pour former les petits entrepreneurs. Les programmes de formation classiques visent en général à améliorer les pratiques professionnelles des chefs d’entreprise, en privilégiant la tenue des registres, le contrôle des stocks ou la commercialisation des produits. Mais si le recours plus systématique à ces outils semble améliorer la performance des entreprises (a), la plupart des tentatives de formation des entrepreneurs n’induisent qu’une évolution marginale des pratiques (a), ce qui empêche d’apprécier leur impact véritable sur les résultats commerciaux. Lorsque nous avons été sollicités, fin 2012, pour mettre au point une évaluation de l’impact d’un programme de formation déployé au Togo dans le cadre d’un prêt de la Banque mondiale, nous avons donc suggéré de comparer l’efficacité du programme envisagé (le Business Edge (a) de la Société financière internationale [IFC]) à une approche alternative.

Climat : des mécanismes d’assurance pour atténuer les risques

Joaquim Levy's picture
A family whose home floods every year, creating hazardous living conditions in Colombia. © Scott Wallace/World Bank


Les conséquences des catastrophes naturelles, même quand elles sont relativement modérées, peuvent ruiner des années de développement et d’investissements.  

Le défi à relever est d’une ampleur sans précédent. Aujourd’hui, plus de 90 % des habitants les plus pauvres de la planète vivent dans des pays exposés à des catastrophes naturelles ou déjà politiquement fragiles, ce qui amplifie l’impact des chocs.

Selon une récente étude de la Banque mondiale, les catastrophes naturelles font basculer plus de 25 millions de personnes dans la pauvreté chaque année. Les pertes économiques qu’elles entraînent avoisinent 100 milliards de dollars par an, soit l’équivalent de plus des deux tiers des flux nets d’aide au développement (142,6 milliards de dollars en 2016), et, le plus souvent, ces dommages ne sont pas assurés. Par conséquent, même si plus d’un milliard d’individus sont sortis de l’extrême pauvreté depuis 1990, il est crucial de mieux protéger les plus vulnérables contre les catastrophes naturelles et les chocs climatiques.

#Journeedelapaix : les rêves des réfugiés syriens

Flavius Mihaies's picture


De décembre 2014 à janvier 2015, j’ai pris un congé exceptionnel pour travailler comme bénévole dans un camp de réfugiés du HCR en Iraq.

Quelques mois auparavant, en octobre, j’avais assisté à une TEDx de Reza Deghati à la Banque mondiale. Dans cette conférence intitulée « Mettre fin à la guerre pour mettre fin à la pauvreté », le célèbre photographe franco-iranien évoquait son action humanitaire, en décrivant comment il apprenait la photographie à des enfants victimes des conflits. Reza venait de monter une école sous une tente à Kawergosk, un camp de réfugiés syriens dans le nord de l’Iraq. Dès les premières minutes de son intervention, j’ai su que je marcherais sur ses pas.

La Colombie et le « prisme de la paix »

Marcelo Jorge Fabre's picture
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La Journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre. Après plus d’un demi-siècle de guerre civile, nous avons, nous aussi, en Colombie une journée nationale de la paix à célébrer.

Le 24 novembre 2016, la Colombie est arrivée à un tournant de son histoire : Juan Manuel Santos, le président colombien, et Rodrigo Londoño Echeverri, le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), ont signé un accord de paix historique au théâtre Colón de Bogotá.

Il ne s’agit pas d’un traité de paix ordinaire : c’est l’un des accords les plus complets que la Colombie, ou même le monde, ait connu depuis bien des années. Et pour cause.

La Colombie a été le théâtre de l’une des guerres civiles les plus longues de l’histoire contemporaine, qui a fait plus de 8 millions de victimes et un nombre de déplacés sans équivalent dans le monde. Ce pays abrite aussi l’un des plus anciens mouvements rebelles en activité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Où pleut-il le plus dans le monde ?

Tariq Khokhar's picture

L’Afrique possède le réseau d’observation météorologique, hydrologique et climatologique le moins sophistiqué du monde : la moitié de ses stations terrestres d’observation en surface fournissent des données inexactes. Dans le monde, les risques hydrométéorologiques sont à l’origine de 90 % des pertes causées par les catastrophes naturelles. Grâce à une plus grande compréhension des phénomènes naturels et de meilleures capacités de prévision et d’alerte en cas de catastrophe, les pouvoirs publics sont plus à même de réduire les risques économiques associés aux aléas climatiques et météorologiques et de sauver des vies.

La Banque mondiale estime qu’en investissant dans des services hydrométéorologiques, les pays pourraient économiser chaque année 13 milliards de dollars de pertes d’actifs. Cette semaine, la tenue du premier forum ministériel « Hydromet » en Afrique vient établir officiellement l’importance des services hydrométéorologiques pour le développement


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