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novembre 2017

5 enseignements à retenir sur les dialogues public-privé sectoriels en Tunisie

Rania Ashraf Dourai's picture
Independence Square, Tunis - By Valery Bareta| Shutterstock.com

Entre 2014 et 2017, le délai de traitement des autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments a considérablement été réduit, passant de 2-3 ans à moins de 9 mois.  Une performance extraordinaire, malgré le contexte sectoriel et politique difficile en Tunisie. Cette réforme administrative, et bien d’autres encore, sont le fruit du dialogue public-privé (DPP) sectoriel entamé depuis janvier 2014, un processus qui a su résister aux cinq derniers remaniements gouvernementaux en Tunisie.

Smartphones, drones et déchets recyclés : la technologie au secours des réfugiés et déplacés

Omer Karasapan's picture
 Paul Prescott | Shutterstock.com

Notre planète compte aujourd’hui 66 millions de personnes déplacées de force, dont 26 millions de réfugiés qui ont fui leur pays et 40 millions d’individus déplacés à l’intérieur de leur pays. Cette crise inédite depuis la Seconde Guerre mondiale touche particulièrement la région du Moyen-Orient.

Une compétition de plans d’affaires encourage la diaspora malienne à entreprendre dans son pays d’origine

Alexandre Laure's picture

La diaspora malienne représente entre quatre et six millions de ressortissants. Beaucoup d'entre eux ont bénéficié d’une éducation et d’expériences riches, des atouts qui pourraient leur permettre de développer des entreprises à fort potentiel.

Cependant, entreprendre au Mali n’est pas chose aisée. C’est pourquoi Pape Wane, un producteur de télé-réalité malien, a décidé de s’associer aux incubateurs d’entreprises locaux pour lancer la compétition d’entrepreneuriat « Diaspora Entrepreneurship », afin d’identifier, promouvoir et accompagner celles et ceux, parmi les ressortissants de la diaspora, qui sont capables de saisir les opportunités entrepreneuriales offertes par le Mali, mais aussi de relever les défis uniques imposés par son contexte.

S'inspirant des codes de la télé-réalité, l’importante communication déployée tout au long de la compétition participe à la sensibilisation et la promotion auprès des jeunes maliens de l’entrepreneuriat comme une possibilité d’insertion socio-économique.

Pape Wane, fondateur de la compétition Diaspora Entrepreneurship. Crédit : Diaspora Sud Vision

Réduire le lourd impact de la pollution sur la santé

Olusoji O. Adeyi's picture
Une rue passante de Bombay. © Simone D. McCourtie/Banque mondiale

La semaine dernière, un brouillard épais a contraint New Delhi à intervenir d’urgence pour lutter contre la pollution (a). Alors que la qualité de l’air atteignait des seuils dangereux et que le port de masques se répandait, la capitale indienne a pris une série de mesures de crise, comme l’interdiction aux véhicules utilitaires de circuler en centre-ville et la fermeture de tous les établissements scolaires. Beaucoup se sont plaints de maux de tête, d’accès de toux et d’autres affections. Par ailleurs, la mauvaise visibilité a provoqué de graves accidents de la circulation.

Le rôle des infrastructures vertes dans la lutte contre le changement climatique

Michael Wilkins's picture
Disponible également en : English | 中文



Image: chombosan / Shutterstock

Depuis 2001, la Terre a connu selon la NASA (a) 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. La lutte contre le changement climatique est une priorité mondiale : presque tous les pays ont signé l’accord de Paris de 2015, dont l’objectif premier est d’éviter que la température du globe n’augmente de plus de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Cependant, les effets les plus graves du réchauffement climatique se font déjà sentir, et la résilience doit être renforcée.
 
Comment atteindre à la fois les objectifs d’atténuation et d’adaptation ? En développant, notamment, des infrastructures « vertes ».

Comment les sciences du comportement m’ont aidée dans les projets de développement et les relations avec mes enfants

Anna Fruttero's picture
 
Children in kindergarten in rural Uzbekistan. © Matluba Mukhamedova/World Bank
Dans une crèche de l’Ouzbékistan rural © Matluba Mukhamedova/Banque mondiale

Invitée à m’exprimer devant une classe d’étudiants, je leur avais notamment raconté à quel point mon travail pour préparer l’édition 2015 du Rapport sur le développement dans le monde : Pensée, société et comportement et, par la suite, pour intégrer cette approche dans les projets de la Banque mondiale (a), m’avait aidée dans mes relations avec mes enfants. C’est cette remarque qui a fait l’objet de la première question qui m’a été posée à la suite de mon intervention. La salle était curieuse d’en savoir plus et j’ai été frappée que ce soit cet aspect-là qui ait retenu l’attention après une bonne heure passée à relater mon expérience sur les sciences du comportement.

Quand la peinture crée de l’espoir

Jacques Morisset's picture
Apprendre un métier porteur


« Le projet est bon, il me permet d’être une femme indépendante », confie Edwige Domi à propos de la formation de peintre en bâtiment qu’elle vient de suivre. Cette habitante de la commune de Koumassi, à Abidjan en Côte d’Ivoire, applique avec soin des couches de peinture sur un bâtiment privé de la cité 80 logements. À ses côtés, Jean-Claude N’dri confirme, « c’est un métier plein de débouchés ».

La Banque mondiale inaugure son Centre d’accueil des visiteurs et numérise les archives de son premier prêt à la France en 1947

Elisa Liberatori Prati's picture
Steel mill at Montataire. © World Bank
Usine sidérurgique à Montataire. © Banque mondiale

Le 15 novembre 2017, le Groupe de la Banque mondiale a ouvert les portes de son nouveau Centre d’accueil des visiteurs à Washington. Cet espace propose un vaste tour d’horizon de l’histoire de l’institution, mais aussi une expérience didactique interactive sur ses activités et sa mission.

Il y a tout juste 70 ans, la Banque mondiale accordait le premier prêt de son histoire à la France pour financer ses besoins de reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pour marquer cet anniversaire, et à l’occasion de l’ouverture du Centre d’accueil des visiteurs, le service des Archives du Groupe de la Banque mondiale a numérisé et publié les documents accompagnant ce premier financement . Les correspondances et les notes sur les négociations, la gestion et le remboursement du « prêt 0001 » sont désormais disponibles sur le site Projets & opérations de la Banque, aux côtés de toutes les autres ressources et informations pertinentes.

L’Internet des objets :  du mythe à la réalité

Prasanna Lal Das's picture
Discours de John Magufuli, le président de la Tanzanie, lors de la cérémonie marquant la pose de la première pierre du viaduc d’Ubungo à Dar-es-Salaam. © Banque mondiale

Des capteurs dans des ascenseurs qui avertissent les organismes publics des risques pour la sécurité du public, des cartables qui émettent des données pour protéger les enfants, des camions-poubelle intelligents qui font économiser de l’argent à la municipalité… L’Internet des Objets (IdO) va tout changer (a). Du moins, c’est ce qu’on pense. Nous avons cherché des preuves de ce changement au sein de l’administration publique. À quelle vitesse les choses évoluent-elles ? Le changement est-il réel ? Nos constats sont mitigés, à la fois décevants et encourageants.

Côté positif, on note, chez les organismes publics, un désir d’utiliser l’IdO pour améliorer leur environnement ou pour alléger le fardeau qui pèse sur les entreprises tout en renforçant le respect de la réglementation. Côté négatif, rares sont les projets d’IdO à avoir dépassé la phase pilote, les modèles économiques destinés à soutenir l’infrastructure IdO sont sous-développés et le cadre de politique est totalement inadapté. Le potentiel existant est significatif, mais il doit être appuyé par des travaux systématiques et bien documentés émanant des pouvoirs publics, du secteur privé et de la société civile.

Voir le rapport complet ici (en anglais)

Pourquoi ce rapport
Depuis quelque temps, entreprises et décideurs politiques s’intéressent de près à l’Internet des Objets. Des rapports vantent l’existence d’innombrables dispositifs interconnectés et le pouvoir qu’ils ont de transformer toutes les activités économiques. Les pouvoirs publics comme les entreprises privées sont prêts soit à saisir cette opportunité soit à préserver l’avantage dont ils jouissent déjà.
Le secteur privé a fait des progrès, mais les conversations que nous avons pu avoir avec des représentants de l’État révèlent quelques lacunes, y compris dans les pays avancés :

Croire en l’avenir : un voyage édifiant dans les villages guinéens

Mamadou Bah's picture
Lancinet Keita. Photo : Mamadou Bah

J’ai récemment eu la possibilité de me rendre dans le Fouta-Djalon, une région du Nord de la Guinée, aux côtés de l’équipe chargée de mettre en œuvre un projet axé sur le développement de filets sociaux productifs visant à autonomiser économiquement les personnes vulnérables. Il s’agissait de lancer les activités de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO) prévues dans le cadre du projet. C’était ma première visite de terrain depuis mes débuts à la Banque mondiale. Ce voyage à travers le pays m’a permis de voir de mes propres yeux l’extrême pauvreté. On en entend parler et on lit beaucoup de choses dessus, mais, là, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui y sont confrontées tous les jours. Je parle de chance, car cette expérience a été pour moi une leçon d’humilité, elle a renforcé ma détermination et rendu d’autant plus nécessaire le récit du quotidien de ces populations, de leurs luttes permanentes et de leurs accomplissements.

En 2012, la pauvreté touchait plus de la moitié (55 %) des habitants de la Guinée, mais ce pourcentage a probablement augmenté sous l’effet de la crise Ebola et de la stagnation de l’économie en 2014 et 2015. Cette pauvreté se concentre fortement dans les zones rurales, où son incidence reste bien plus élevée (65 % en 2012) que dans les centres urbains (35 %). Le manque d’infrastructures, de perspectives économiques et d’accès à l’éducation fait largement obstacle au développement de ces zones.


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