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janvier 2018

Depuis 25 ans, les plus grandes villes du monde ne cessent de croître

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D’ici 2030, deux tiers de la population mondiale vivront en ville. Les douze plus grandes agglomérations urbaines du monde comptent plus de 15 millions d’habitants sachant que, depuis 25 ans, la taille de villes comme Delhi, Shanghai et Beijing a triplé.

Offres spontanées dans l’infrastructure : parvenir à un juste équilibre entre incitations et concurrence

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Photo: kupicoo/ iStock

Promouvoir l’initiative et l’innovation du secteur privé tout en assurant une mise en concurrence : c’est le dilemme que doivent résoudre les pouvoirs publics qui souhaitent encadrer les offres spontanées dans l’infrastructure. Dans un précédent billet, nous avons souligné qu’il fallait considérer avec prudence les offres non sollicitées, à savoir comme une procédure exceptionnelle pour la passation des marchés publics. Une bonne politique de gestion des offres spontanées doit permettre de répondre aux principes de transparence et de prévisibilité, et de préserver l’intérêt public.
 
Un pays qui accepte la possibilité d’offres non sollicitées et qui adopte des mesures pour les traiter s’attend à être saisi de ce type de projet par les entreprises. En même temps, il doit s’assurer du juste prix et de la rentabilité du projet proposé. Mais qu’est-ce qui incitera le secteur privé à présenter des offres non sollicitées si l’État organise ensuite une mise en concurrence ? Comment une administration publique peut-elle encourager les offres spontanées, tout en attirant suffisamment de candidatures concurrentes?

La richesse mondiale a augmenté de 66 % entre 1995 et 2014

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La richesse mondiale a progressé de 66 % (passant de 690 000 milliards de dollars à 1 143 000 milliards de dollars en dollars constants de 2014 aux prix du marché). La part de la richesse mondiale détenue par les pays à revenu intermédiaire augmente : elle est passée de 19% à 28% entre 1995 et 2014, tandis que la part des pays à revenu élevé de l'OCDE est tombée de 75% à 65%. Lire la suite »

 

Innover pour irriguer : 19 projets pour accroître la production alimentaire sans assécher la planète

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Quand vous consommez un aliment, vous demandez-vous d’où il provient ? Comment il est passé du sol à votre assiette ? Qui sont les agriculteurs et les entrepreneurs qui l’ont cultivé et produit ? Curieusement, on se pose rarement ces questions.
 
Il faudrait pourtant y réfléchir davantage, et plus souvent. La population mondiale continuant d’augmenter, des innovations sont nécessaires pour accroître la production durable de denrées alimentaires sans assécher la planète. À l’heure où des phénomènes comme le changement climatique menacent les ressources en eau et leur sécurité, il est impératif d’agir.
 
C’est la raison pour laquelle s’est tenu le Forum international sur l’eau et l’alimentation (a) le 29 janvier 2018, dont l’une des sessions était consacrée aux nouvelles techniques d’irrigation. Cette « foire à l’innovation » a rassemblé 19 organisations qui innovent dans ce domaine pour soutenir des modes d’irrigation pilotés par les agriculteurs eux-mêmes.
 
Le 29 janvier 2018, la Banque mondiale a accueilli une Foire à l’innovation sur le thème « innover pour irriguer » dans le cadre du Forum international sur l’eau et l’alimentation (a)

En ouverture, Laura Tuck, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable, a salué « l’attention portée aux technologies qui favorisent le développement et l’intensification de l’irrigation choisie par les agriculteurs, tout en permettant de maîtriser le risque qui en découle pour la pérennité des ressources ».
 
Voici quelques-unes des innovations que l’on doit à des organisations parmi les plus créatives en matière d’irrigation :

Perspectives économiques de la région MENA en 5 graphiques : la reprise au rendez-vous en 2018

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Après le fort ralentissement observé en 2017, la croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) devrait se redresser pour atteindre 3 % cette année. Les projections à moyen terme tablent sur une reprise progressive de l’activité économique dans la région, sous l’effet des réformes et de l’allégement des mesures d’ajustement budgétaire. Ces prévisions pourraient toutefois être revues à la baisse en raison d’un certain nombre de risques de détérioration : tensions géopolitiques et conflits, faiblesse des prix pétroliers et obstacles à l’avancée des réformes. Autant de risques qui ne sont qu’en partie compensés par la possibilité d’une croissance plus forte que prévu dans la zone euro.

Une chute de la croissance régionale en 2017, plombée par les pays pétroliers

La croissance dans la région MENA, qui avait atteint 5 % en 2016, est tombée à 1,8 % l’année dernière en raison du ralentissement observé dans l’ensemble des pays exportateurs de pétrole (qu’ils soient membres ou non du Conseil de coopération du Golfe). Un fléchissement qui s’explique notamment par la réduction de la production de pétrole et la persistance des tensions géopolitiques.

Graphique : Développement économique et composition de la richesse

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La composition de la richesse d’un pays évolue en fonction de son développement économique. Le capital naturel (énergie, minerais, terres, forêts…) constitue la principale composante de la richesse dans les pays à faible revenu. Plus une économie grandit, plus la valeur du capital naturel s’accroît, tandis que sa part dans la richesse totale diminue. En revanche, la part du capital humain, défini comme la valeur actuelle des revenus futurs de la main-d’œuvre, augmente avec le développement économique. Le capital humain représente globalement les deux tiers de la richesse mondiale. Pour en savoir plus, consultez le rapport The Changing Wealth of Nations.

Pourquoi les investisseurs doivent s’intéresser aux pays les plus fragiles

Stephanie von Friedeburg's picture
Microfinance in DRC. © Anna Koblanck/IFC
Microfinance en RDC. © Anna Koblanck/IFC


La fragilité, les conflits et la violence touchent plus de 2 milliards de personnes dans le monde. Alors que la pauvreté recule à l’échelle de la planète, les pays en conflit ne profitent pas de cette évolution (a).

Or, ce sont justement ces pays, minés par une instabilité politique et économique quasi permanente, qui ont en général le plus besoin d’investissements privés. Mais les opérateurs privés rechignent en général à s’y aventurer, convaincus que les avantages potentiels ne compenseront pas les risques.

Les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies veulent extraire des millions de personnes de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030  — une entreprise doublement extraordinaire, par son ambition et par son coût.

Les gouvernements nationaux et l’aide publique au développement ne peuvent pas assumer seuls la facture des ODD, estimée à plus de 4 000 milliards de dollars par an.  Avec ses milliers de milliards de dollars de réserve en quête de rendements lucratifs, le secteur privé s’impose comme une solution évidente pour combler ce déficit de financement.

La Banque mondiale investit dans 12 projets centrés sur l’innovation et les données collaboratives au service du développement

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Nous avons le plaisir de dévoiler les 12 projets retenus pour soutenir l’amélioration de la production, la gestion et l’utilisation des données sur le développement. Portés par des équipes internationales aux profils variés, ces projets ont été conçus pour aider des pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique subsaharienne, en Asie de l’Est, en Amérique latine et en Asie du Sud.

Après le succès du premier cycle d’appel à projets lancé en 2016 (a), nous avons annoncé en août 2017 la création d’un nouveau fonds, doté de 2,5 millions de dollars, pour investir dans « l’innovation et les données collaboratives au service du développement durable ». Avec le Partenariat mondial pour des données sur le développement durable (GPSDD), le Groupe de gestion des données sur le développement de la Banque mondiale a sollicité des propositions pour améliorer la production, la gestion et l’utilisation des données, en se concentrant sur deux thèmes : « ne laisser personne sur le côté » et l’environnement. Pour s’assurer que les investissements soutiennent bien des solutions concrètes aux problèmes des populations et adaptées au contexte et aux attentes des bénéficiaires, chaque équipe devait intégrer un représentant des usagers (issu en général d’un organisme public). La sélection des projets reposait aussi sur leur capacité à produire des enseignements et des connaissances pouvant être partagés, adaptés et réutilisés.
 
De la prévision des mouvements des personnes déplacées en Somalie à une évaluation plus rapide des dégâts consécutifs aux catastrophes au Népal en passant par la lutte contre une espèce de chenille invasive au Malawi ou encore l’optimisation des services publics pour les aînés au Kenya et en Inde grâce à la cartographie, les 12 projets sélectionnés ont tous un point commun : ils illustrent la manière dont des partenariats, des méthodes et des sources d’information d’un genre nouveau peuvent être intégrés afin d’exploiter pleinement les données au service du développement.

Cette initiative est soutenue par le Fonds fiduciaire pour le renforcement des capacités statistiques (TFSCB) de la Banque mondiale et financée par le département du Développement international du Royaume-Uni (DfID), ainsi que par la République de Corée et le ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce.
 

Palmarès 2018 du Fonds pour l’innovation

Les débuts prometteurs de la finance islamique au service du développement

Amadou Thierno Diallo's picture
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La semaine dernière, après deux ans d’élaboration, le Groupe de la Banque islamique de développement et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement lancé le rapport phare intitulé Mobilizing Islamic Finance for Infrastructure Public-Private Partnerships (a) lors d’une discussion en ligne (a) depuis Washington. Nous avons montré que, grâce à des partenariats, la finance islamique peut contribuer à mobiliser les ressources financières nécessaires pour satisfaire les besoins immenses en infrastructures essentielles.
 
De fait, les partenariats public-privé (PPP) qui font appel à la finance islamique se multiplient au Moyen-Orient, et montent en puissance dans différents pays d’Afrique et d’Asie. Nos deux institutions s’efforcent d’exploiter leurs propres avantages compétitifs, de mettre en œuvre des interventions efficaces et de produire des résultats mesurables, pour recourir davantage à la finance islamique et élargir ses champs d’application.

Les Rencontres de l’Innovation : donner aux incubateurs africains les clefs pour accélérer le développement d’entreprises porteuses pour la croissance économique du continent

Alexandre Laure's picture
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Les incubateurs et membres de la communauté Afric’Innov lors des Rencontres de l’Innovation en octobre 2017 à Paris. Crédit : Organisation Internationale de la Francophonie / Bond’Innov


Aujourd’hui, l’importance des structures telles que les incubateurs, pépinières, accélérateurs et les hubs technologiques – en plein boom en Afrique depuis 5 ans – dans l’accompagnement des premiers pas des entrepreneurs africains n’est plus questionnée. Mais il s’avère que ces structures d’accompagnement sont pour la plupart encore très jeunes, isolées, avec des niveaux de professionnalisation très hétérogènes d'un bout à l'autre de l'Afrique, et un manque de moyens ou d’outils adaptés.


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