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janvier 2018

Urbanisation et réduction de la pauvreté au Rwanda : pourquoi il est important de développer les liaisons physiques et économiques

Tom Bundervoet's picture



Si l’urbanisation a déjà permis de réduire la pauvreté au Rwanda, le pays pourrait exploiter davantage le potentiel que recèle le développement urbain en améliorant les liaisons routières et de transport. Tel est le principal constat d’un tout nouveau rapport intitulé Reshaping Urbanization in Rwanda: Economic and Spatial Trends and Proposals.

La baisse de la pauvreté monétaire au Rwanda entre 2002 et 2012 s’est accompagnée d’un recul de la pauvreté « multidimensionnelle » (a), un indice qui rend compte des privations dont souffrent les ménages sur le plan de la santé, de l’éducation et du niveau de vie — un ménage est considéré en situation de pauvreté multidimensionnelle s’il n’a pas accès à l’électricité, s’il a perdu un enfant né d’une mère âgée de 15 à 35 ans ou si un enfant ne fréquente pas l’école jusqu’à la 8e année de scolarité.

Bénin : un concours pour transformer ses sites touristiques en laboratoire d’innovation

Claude Borna's picture



Le Bénin a un énorme patrimoine naturel, historique et culturel. Ce potentiel est pourtant peu valorisé. En effet, d’après une étude de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT), seuls 2 à 5 % du patrimoine touristique béninois est actuellement exploité.

Face aux nouveaux défis humains, environnementaux et technologiques du XXIe siècle, comment imaginer et créer des solutions susceptibles de bousculer les codes de ce secteur en plein essor en Afrique ?

Pourquoi, malgré une croissance mondiale qui devrait être soutenue en 2018, les inquiétudes demeurent : 10 graphiques pour comprendre

Carlos Arteta's picture

La croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2018, après l’accélération à 3 % enregistrée en 2017 du fait de la reprise conjoncturelle observée dans plus de la moitié des économies de la planète, tandis que le commerce international a connu une embellie remarquable sur fond de redressement des investissements.
 
Alors que la conjoncture s’améliore pour les pays exportateurs de produits de base, la croissance devrait repartir dans les pays émergents et en développement. Mais l’éventualité d’un ajustement désordonné des marchés financiers ou la montée des tensions géopolitiques pourraient assombrir ces perspectives.
 
L’essoufflement attendu de la croissance future dans les économies émergentes et en développement au cours des dix prochaines années suscite de profondes inquiétudes. Seules des réformes structurelles pourront endiguer ce ralentissement et contrer les effets négatifs d’une prochaine crise.

À découvrir en 10 graphiques

Plus de 1,25 million de personnes meurent sur les routes chaque année

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La route tue plus de 1,25 million de personnes dans le monde chaque année, auxquelles viennent s'ajouter les 20 à 50 millions de blessés graves. Si les taux de mortalité par accident de la circulation ont diminué dans la plupart des régions du monde, l'Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient/Afrique du Nord enregistrent encore plus de 20 décès sur les routes pour 100 000 habitants. 

Un nouveau rapport élaboré par la Banque mondiale avec le concours financier de l'organisation Bloomberg Philantrophies évalue les retombées économiques et sociales de la réduction des accidents de la route dans les pays à revenu faible ou intermédiaire​.​

Savoir enseigner des compétences

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Alors que l’éducation a connu une formidable expansion à travers le monde, le sujet des compétences acquises à l’école fait désormais partie des priorités des acteurs du secteur, voire souvent leur priorité absolue. Les décideurs ayant compris qu’allongement de la scolarité ne rime pas forcément avec progrès sur le plan des apprentissages, du développement des compétences ou de la croissance économique, la plupart des pays ont commencé, surtout depuis le tournant du siècle, à engager des réformes pour une éducation axée sur les compétences. Étonnamment, cela n’a pas induit d’amélioration systématique des acquis scolaires ou, du moins, au rythme attendu. D’où cette question évidente : comment enseigner concrètement les compétences dans chaque classe pour que les plans conçus par les autorités éducatives produisent effectivement des résultats quantifiables chez chaque élève ?
 
Malgré les innombrables études sur les politiques de développement des compétences, la plupart s’attachent à avancer des recommandations pour identifier les lacunes et déployer des stratégies au niveau global. Les éléments concrets sur les mesures à prendre pour garantir le développement des compétences dans les écoles sont malheureusement plus rares. Pour moi qui ai eu à conduire un vaste programme de développement des compétences, je sais d’expérience qu’une étape incontournable consiste, même si cela peut paraître une lapalissade, à définir aussi précisément que possible les compétences qui seront enseignées et donc à consacrer suffisamment de temps à ce processus.
 

Pour développer le capital humain il faut augmenter et mieux cibler les investissements dans la santé : le GFF s’y emploie avec une approche innovante

Jim Yong Kim's picture
© Dominic Chavez/Global Financing Facility


Chaque année, plus de 5 millions de mères et d’enfants meurent de causes évitables. Près d’un quart des enfants de moins de 5 ans dans le monde souffrent de malnutrition et 260 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Ces chiffres et la crise qu’ils révèlent devraient résonner comme un avertissement à l’heure où le rythme des progrès technologiques s’accélère et où les aptitudes cognitives complexes et la capacité à résoudre des problèmes sont des compétences de plus en plus recherchées. 

Alors que la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à des soins essentiels, il est urgent de mobiliser plus de financements en faveur de la santé et de la nutrition et d’optimiser ces fonds, en particulier dans les pays en développement où les besoins sont les plus importants. C’est cet impératif qui nous a conduit à lancer en 2015 le Mécanisme de financement mondial (GFF) en soutien à l’initiative « Chaque femme, chaque enfant », de concert avec les Nations Unies, le Canada, la Norvège et d’autres partenaires.

Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole

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Donner la parole aux jeunes pour transformer la vulgarisation agricole ​© Neil Palmer/CIAT


Lors de la Semaine de la vulgarisation agricole en Afrique qui s’est récemment tenue à Durban, on a beaucoup entendu que la demande de produits alimentaires sur ce continent allait doubler d’ici 2050. Les opportunités de croissance et d’emploi dans l’agriculture sont donc vouées à perdurer, et c’est pourquoi la vulgarisation agricole est plus importante que jamais.

Qu’est-ce que la vulgarisation agricole exactement ? Ce terme désigne l’ensemble des services qui fournissent des conseils techniques aux agriculteurs : cultivateurs, éleveurs, pisciculteurs, etc. La vulgarisation agricole fait notamment intervenir des formateurs, des conseillers, des gestionnaires de projet et des agents de développement communautaire. En outre, ces acteurs apportent un appui administratif aux autorités locales et aident les agriculteurs à prendre des décisions et à partager leur savoir. La vulgarisation agricole, qui s’adresse aux petits exploitants sur l’ensemble de la chaîne de valeur, est cruciale pour la sécurité alimentaire, nutritionnelle et des revenus.


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